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Association France-Burkina : Guy Penne pour des relations d’amitié renforcées

Accueil > ONG, Coopération décentralisée • • mardi 15 novembre 2005 à 09h06min

Le sénateur Guy Penne

Le sénat français a accueilli le 8 novembre en l’un de ses salons le lancement d’une association d’amitié entre la France et le Burkina Faso. Dénommée « France Burkina Faso », elle est présidée par le sénateur honoraire Guy Penne et est ouverte principalement aux décideurs politiques et économiques de tous les bords politiques et à tous ceux qui militent pour le renforcement des relations entre les deux pays.

En France, quels que soient les bords politiques, l’on s’intéresse de moins en moins à l’Afrique qui souffre, sur la scène internationale, de la chute du mur de Berlin qui a entraîné une redistribution des cartes. Voici l’un des constats, faits par le sénateur Guy Penne, qui l’ont convaincu de militer pour la consolidation des liens d’amitié entre la France et le Burkina Faso.

Ancien conseiller pour les affaires africaines du président François Mitterrand, Guy Penne fréquente depuis 1981notre pays, quand il était encore Haute-Volta et était dirigé par le colonel Saye Zerbo. Il a donc suivi de très près l’évolution politique depuis cette époque et pour de nombreux burkinabè, son nom reste associé à l’un des épisodes annonciateurs de la révolution d’août, celui du 17 mai 1983 qui a vu l’arrestation de Thomas Sankara . Mais pour le sénateur Guy Penne, le rôle que l’on lui attribue dans cette affaire relève plus de la cabale médiatique. (Cf. Encadré).

Aujourd’hui, c’est en passionné de l’Afrique et du Burkina que l’ancien conseiller de François Mitterrand parle. Il regrette ainsi l’absence d’une vraie politique africaine de la France qui, loin de toute velléité néocoloniale, devrait s’afficher plus fortement comme le porte-parole de l’Afrique sur la scène internationale.

« Il faut de plus en plus de passionnés de l’Afrique en France » a lancé le président de la nouvelle association à la centaine de personnes présentes et parmi lesquelles on comptait de nombreux élus de gauche et de droite, des décideurs économiques, d’anciens ambassadeurs ou simples diplomates français au Burkina, des diplomates africains accrédités en France, etc.

Il les a invitées à s’investir dans l’association « France Burkina Faso » pour compléter ce que font déjà les ONG, associations et autres structures de coopération décentralisée.

MM Lamine Sow, Filippe Savadogo et Guy Penne

« Le Burkina Faso n’est pas une destination touristique de prédilection » a déploré M. Guy Penne qui a salué la stabilité politique dont jouit le pays malgré une soixantaine d’ethnies cohabitant harmonieusement dans un climat social conforté par une expérience démocratique exemplaire. Ce qui, soulignera-t-il, est à mettre au crédit des Burkinabè qui se battent pour donner une bonne image de l’Afrique qui n’en a pas toujours.

« On en heureux quand on va au Burkina et je suis heureux d’être président de cette association » a conclu M. Penne qui a invité les autorités burkinabè, représentées par l’ambassadeur Filippe Savadogo et M. Lamine Sow, conseiller du président du Faso, à accompagner la nouvelle association.

S.E.M. Savadogo a renouvelé ses remerciements à tous les amis du Burkina et affirmé son soutien à la nouvelle association et son engagement à travailler pour que tout se passe bien et que l’on continue de croire à l’Afrique.

Cyriaque Paré


Guy Penne et le 17 mai 1983

Je connais le Burkina Faso, d’abord Haute-Volta depuis 1981, quand j’étais conseiller du président Mitterrand pour les affaires africaines ; c’était d’abord le président Saye Zerbo qui était là. Et j’ai continué à suivre et à vivre toutes les étapes traversées par le pays et en 1983 je me suis trouvé au Burkina Faso dans une situation qui était un peu difficile : c’était la succession du président Ouédraogo avec qui j’avais de très bons rapports, comme du reste avec tout le monde.

Mais avec l’arrivée du capitaine Sankara, cela paraissait un peu plus rude, surtout avec beaucoup de sortes de complots journalistiques qui pensaient que je pouvais avoir, moi, quelque chose dans cette affaire alors que si j’avais eu personnellement à intervenir, je ne me serai pas trouvé bêtement à Ouagadougou ; j’aurais pu faire agir des gens moins bruyants que moi. Par la suite, nous nous sommes expliqués avec Thomas Sankara que j’ai rencontré à Paris dans diverses situations lorsqu’il venait pour des différentes conférences.

Tout naturellement, j’ai continué à avoir d’excellentes relations avec le président Blaise Compaoré pour qui j’ai une estime considérable. C’est pour cela que lorsqu’il m’a proposé de devenir président de cette association que nous venons de créer, j’ai accepté tout de suite. Si je n’avais pas eu beaucoup d’estime pour le président Blaise Compaoré, je n’aurais jamais accepté.

Propos recueillis C.P.

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