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Issaka Compaoré, producteur de « Tama djan » : « Nous devons nous mobiliser pour sauver notre environnement, à commencer même par notre environnement familial »

Accueil > Actualités > Culture • LEFASO.NET • mercredi 6 octobre 2021 à 23h05min
Issaka Compaoré, producteur de « Tama djan » : « Nous devons nous mobiliser pour sauver notre environnement, à commencer même par notre environnement familial »

Le FESPACO 2021, qui s’ouvre dans quelques jours, aura un défenseur de l’environnement à travers le film « Tama djan » ou l’Odyssée du cinéaste burkinabé Issa Traoré de Brahima. Ce film, qui a mobilisé de nombreuses compétences cinématographiques, se veut à la fois un plaidoyer et une interpellation des consciences individuelles et collectives sur l’impératif d’inscrire le souci de préservation de l’environnement dans les gestes au quotidien, pour limiter les méfaits des changements climatiques qui menacent les sociétés, la planète. Nous avons rencontré son producteur pour en savoir davantage sur le message qu’il véhicule et pour avoir son analyse sur le cinéma burkinabé et cette édition du FESPACO. Issaka Compaoré, puisque c’est de lui qu’il s’agit, fondateur de Sahel films production, convie par la même occasion, l’ensemble des populations à l’avant-première de ce film, ce jeudi 7 octobre 2021 au ciné Burkina à 15h30 avec une entrée gratuite.

Lefaso.net : Quel lien Issaka Compaoré a avec la culture, notamment le cinéma ?
Issaka Compaoré :
J’ai fait mes études de cinéma en France, dans une école qu’on appelle le Conservatoire libre du cinéma français, qui ont été sanctionnées par une maîtrise en réalisation et en montage. Après cela, et au plan professionnel, j’ai réalisé de courts métrages sur la poliomyélite, le noma. J’ai également été assistant de production de Saint Pierre Yaméogo pendant longtemps. A un moment donné, je me suis dit qu’il faut que je puisse aussi voler de mes propres ailes. J’ai donc créé une société qui s’appelle Sahel films production. C’était dans les années 2003 et je travaillais dans l’institutionnel, dans la communication avec des organisations non-gouvernementales, le système des nations-unies, etc. Il fallait que je développe des projets de longs métrages. J’ai collaboré avec Saint Pierre Yaméogo pour ces projets, en l’occurrence « Bayiri », « Wendémi », etc.

De mon propre parcours, je dois dire que je suis documentaliste. J’ai donc fait beaucoup de portraits ; c’est vraiment mon projet-phare. Ce projet m’a fait connaître à travers le monde. J’ai réalisé 70 portraits sur de cinéastes africains, dont ceux sur Idrissa Ouédraogo, Saint Pierre Yaméogo, Abderrahmane Sissoko, Timité Bassori, Gaston Kaboré, Roger Gnoan M’Bala, Fanta Nacro, Valérie Kaboré, Kady jolie, etc. J’ai fait ces portraits en collaboration avec TV5, Canal +, l’Organisation internationale de la Francophonie, le ministère de la Culture, des arts et du tourisme. Ils ont bien aimé, ils m’ont soutenu et aujourd’hui, c’est devenu des portraits qui comptent pour la mémoire du cinéma africain. Ce qui peut aider à travers le monde, parce que mes portraits ont concerné des cinéastes de toutes les zones de l’Afrique (Afrique du nord, Afrique australe, Afrique occidentale, Afrique centrale, Afrique orientale). Ce sont des portraits qui sont aujourd’hui utilisés dans des écoles de cinéma pour enseigner. Ils constituent aussi un pan important de la culture africaine.

… Jusqu’à ce que vous rencontriez le réalisateur Issa Traoré de Brahima, on imagine !

Effectivement, jusqu’à ce que je rencontre Issa Traoré de Brahima, qui m’a contacté pendant un FESPACO et qui souhaitait qu’on puisse s’entendre pour la production de son film. Il m’a donc présenté un scénario et nous avons travaillé là-dessus. Il y a eu des apports de scénaristes. Avec l’aide de Dieu, nous avons cherché des fonds, et c’est essentiellement le ministère en charge de la culture qui a été le premier à nous soutenir, pour une aide au développement. Ensuite, une aide à la production avec un budget de départ qui tournait autour de 500 millions de francs CFA. Après, il y a eu des partenaires internationaux (TV5 Monde, OIF, le Fonds de développement culturel et touristique pour la post-production). Le film s’est fait en co-production avec une société qui s’appelle Sahélis productions qui a apporté dans la balance, une société belge qui s’appelle Viavolta (qui s’est chargée de la post-production). C’est avec ces trois entités, cette mayonnaise, que nous avons pu finaliser ce film : « Tama djan », c’est-à-dire l’Odyssée.

C’est un film qui établit un parallèle entre le voyage d’un sachet plastique, qui va connaître des difficultés jusqu’à être recyclé et un couple qui se déchire, qui va connaître des difficultés, des problèmes de jalousie jusqu’à ce que ce couple-là aussi se réconcilie.

C’est quoi le but ici ?

On s’est dit qu’avec le changement climatique, même les plus sceptiques savent que la planète/l’environnement a aujourd’hui besoin d’être protégé (e). Nous devons donc protéger la planète, notre environnement. Cette protection doit venir de nous individuellement. Chacun de nous doit changer de comportements pour que nous puissions léguer aux générations futures, un environnement de vie meilleur. Donc, chaque acte que nous posons doit être réfléchi, pour que nous puissions protéger la nature. Donc, ce film qui parle de pollution doit alerter les consciences du monde entier. Ce n’est pas seulement africain, c’est à tout le monde entier que ça parle, il est universel. Ce film sur l’environnement peut donc être un plaidoyer pour notre continent, afin que les regards puissent se fixer sur les changements climatiques avec leurs effets de baisse de pluviométrie, la récurrence des catastrophes naturelles qui endeuillent des familles. Le film « Tama djan » est achevé et la sélection officielle au niveau de FESPACO est faite. Nous comptons faire l’avant-première ce jeudi 7 octobre à partir de 15h 30 au ciné Burkina.

A quoi répond une avant-première pour un film ?

C’est très important pour le parcours d’un film, parce que vous montrez aux partenaires, aux associés, que votre film est prêt et que vous communiquez pour son exploitation. C’est aussi pour un engouement autour du film pendant le FESPACO. L’objectif de tout cela, c’est aussi d’attitrer d’autres partenaires, des personnes qui travaillent dans la distribution. C’est une projection qui est donc destinée aux partenaires et potentiels partenaires, à la presse, aux autorités, aux amis, proches, collaborateurs ainsi qu’aux acteurs du film (techniciens, comédiens…).

Pour une telle thématique, on imagine que vous avez dû faire appel à des comédiens aguerris ?

Effectivement, et parmi ces acteurs majeurs, on a Gérard Ouédraogo, Abdoulaye Komboudri (dit fils de l’homme), Monique Ilboudo, pour ne citer que ces noms. Il fallait du temps de préparation pour qu’ils s’imprègnent du scénario. On a pris deux à trois semaines de préparation. C’est-à-dire qu’on s’est isolé dans un endroit, ils ont répété et on a fait des tests. Surtout qu’il y avait des partenaires étrangers qui sont venus avec tout le matériel image et son, nous n’avions donc pas droit à l’erreur. Nous avons essayé de mettre les moyens sur le plan technique, artistique, pour que le film soit vraiment de belle facture. Il est vrai que le film a pris du temps, car on a commencé le tournage en 2015, on pensait être prêt au FESPACO 2017, mais pour des questions de moyens, on n’a pas pu. En 2021, c’est chose faite et il est dans la sélection officielle.

Au lancement, il était prévu que le tournage dure dix mois. C’était quoi le principal souci pour que vous ayez tiré sur le temps ?

C’était vraiment les finances. Il y aussi le fait que les guichets sont devenus rarissimes, même en Europe. Au plan national, on n’a pas une véritable politique nationale de soutien au cinéma, à la culture de façon générale. Le long métrage, la culture de façon générale, a un prix. Ça nécessite beaucoup de moyens. On peut citer des pays qui viennent (il y a un peu longtemps pour certains) de se doter de fonds en la matière, comme le Sénégal, le Maroc, la Tunisie, l’Algérie. Ce sont des systèmes nationaux, dotés de fonds pérennes, qui permettent d’injecter dans un film, dès le départ, des centaines de millions.

Avec ce fonds de départ, ça te permet de retravailler le film. Et la meilleure façon de s’afficher à quelqu’un, c’est de lui dire comment les choses sont (nous disposons de tels moyens). C’est la meilleure façon de s’attirer des partenaires et là, vous partez la tête haute. Malheureusement, au Burkina, des efforts sont faits, mais jusqu’à présent, il n’y a pas de fonds pérenne qui soutient le cinéma. Ce qui fait qu’on ne peut pas toujours défendre notre culture en comptant sur des fonds extérieurs. La meilleure manière de défendre sa culture, c’est de vraiment compter sur ses propres moyens.

Le Burkina, c’est quand même le siège du FESPACO, le plus grand festival du cinéma africain ! Cette situation d’inconséquence n’est-elle pas incompréhensible ?

On ne peut pas comprendre cette situation, c’est difficile. Quand tu voyages à travers le monde, on vous dit chez vous, il y a un grand festival, etc.

Malheureusement, la volonté politique réelle pour mettre un fonds en place fait défaut. Il y a eu des tentatives, des études, des rapports, mais jusqu’à présent, au niveau du ministère en charge de la culture, chaque année, c’est peut-être 50…, 100 millions de francs CFA. Ce qui ne vaut même pas le budget d’un court métrage (a fortiori un long métrage). Il y a eu le soutien ponctuel du président du Faso d’un montant d’un milliard (dans le cadre du covid-19, ndlr). Là aussi, on a vu comment les choses se sont terminées, ça nous a tous desservis. Malheureusement ! C’est à nous donc de voir comment réfléchir, dans la mesure où le FESPACO est une vitrine importante. Il faut parler d’une seule voix pour que l’Etat puisse mettre en place un fonds qui va soutenir vraiment la culture de façon générale.

Quand je prends le cas du Sénégal, invité d’honneur de cette édition du FESPACO, son fonds tend vers trois milliards de francs CFA. Et c’est un soutien qui s’est avéré pertinent, vues les productions de belles factures faites. Je pourrai citer par exemple Alain Gomis, qui a bénéficié de ce fonds et qui a remporté deux Etalons d’or (2013 et 2017, ndlr). Nous sommes un pays de cinéma, qui a connu de grands réalisateurs, mais il faut une volonté politique pour accompagner cet ensemble. Sans cela, je pense qu’on fonce directement dans le mur.

Le fait d’avoir tiré sur le temps n’a-t-il pas joué sur la qualité du film (les acteurs n’ont-ils pas été démotivés) ?

Les moyens qu’on a eus nous ont permis de tourner et de finir le tournage. Un long métrage, même une série, quand vous démarrez, il faut terminer. Sinon, les acteurs vieillissent, des changements de techniciens interviennent, etc., et après, le film va devenir du n’importe quoi. Donc, par rapport à « Tama djan », nous avons tout tourné jusqu’à la fin. Maintenant, c’est l’autre son de cloche, la post-production pour laquelle il fallait chercher des financements. Donc, le film n’a pas pris un coup.
Pour un film dont la thématique intéresse tant les populations que les dirigeants, quelle va être votre stratégie après le FESPACO, pour que la mayonnaise de la sensibilisation prenne ?

Effectivement, après le FESPACO qui est vraiment une vitrine pour faire connaître le film sur le plan national et international, nous allons faire une sortie du film en France, en Belgique, etc. Pendant le FESPACO, il y aura des projections dans les salles de ciné, dans certains autres lieux publics, et même à la place de la nation. Le FESPACO est une bonne vitrine pour pouvoir dénicher aussi de potentiels distributeurs qui vont faire voyager le film.

Nous comptons également aller dans des festivals, notamment à Cannes qui avait même réclamé le film. Mais en ce moment, on était en discussions avec Orange, qui s’était même engagée, mais on s’est rendu compte que pour une exploitation, ça ne nous arrangeait pas. « Tama djan » est un film dont la thématique est originale, parle au monde entier ; parce que tout ce qui est pollution concerne même les pays développés. Il y a aussi les chaînes de Canal Olympia qui sont intéressées pour l’exploitation. Les chaînes de télé (TV5 est partenaire) et bien d’autres sont intéressées. Il y a aussi des télés africaines avec lesquelles nous aurons des partenariats pour diffuser le film. A côté de ces canaux, nous avons des fondations et des universités qui sont prêtes pour diffuser le film et qui en font la demande.

Quelle est la principale leçon que donne ce film, quand on sait que populations et dirigeants ne sont parfois pas sur la même longueur d’ondes. En Côte d’Ivoire par exemple, le sachet plastique est interdit et cette interdiction se vit sur le terrain…

Aussi au Rwanda, c’est interdit et les choses sont respectées. C’est le fort du Burkina de prendre des textes et de ne pas les respecter. Entre les décisions et la pratique, il y a un écart. Dans les normes, les sachets plastiques devraient être interdits. Mais jusqu’à présent, il n’y a rien. Il faut une volonté politique. Il ne s’agit pas seulement de légiférer, il faut aussi sensibiliser sur ces questions, à travers ce genre de films pour que les populations puissent comprendre qu’elles ont un grand rôle à jouer. Ce qui devra nous arranger tous. Dans le film, vous verrez qu’il y a des animaux qui consomment des sachets et qui en meurent. Ces sachets bouchent aussi les tuyaux de l’ONEA (Office national de l’eau et de l’assainissement), les caniveaux et ils sont nocifs pour l’homme.

Il faut travailler à ce que le système de sachets bio soit accessible aux populations. C’est vrai que le sachet plastique est un business et beaucoup y trouvent leurs comptes, mais il faut choisir entre préserver l’environnement, la santé des populations, et servir des hommes d’affaires. Il faut éduquer les gens à cette citoyenneté, apprendre aux gens à ne pas jeter des plastiques de façon désordonnée. Chacun doit avoir des poubelles chez lui, bien classer ses sachets pour préserver l’environnement qui est notre cadre de vie commun. Il faut une volonté politique, car avec la sensibilisation, les gens finiront par comprendre.

Qu’est-ce qui vous a particulièrement motivé à accepter la production de ce film ?

On est tous liés par le réchauffement climatique. Aucune nation n’y échappe. Je me dis que c’est aussi ma contribution que de produire ce film pour participer à la sensibilisation. La question principale, c’est quelle planète allons-nous laisser à nos enfants ? Faut-il aller toujours dans la surproduction, le business…, sans se soucier de l’environnement ? Ça n’a pas été facile, mais l’essentiel, c’est de parvenir à la sensibilisation pour le bonheur de tout le monde.

Au Burkina, l’enjeu de la question est aussi marqué par l’existence d’un ministère en charge de l’environnement. Quelle appropriation souhaiteriez-vous que les autorités aient de ce film ?

Dieu merci, j’ai noué des contacts avec le ministère de l’Environnement. Ils (responsables du ministère, ndlr) sont ouverts aux discussions. Nous comptons même les mettre en avant pour voir dans quelle mesure ce film-là peut être un plaidoyer auprès d’institutions internationales. Je me dis que le ministère peut donc s’en approprier pour faire des plaidoyers auprès de partenaires nationaux et internationaux. Il peut même être diffusé des dans écoles, universités, des centres pour jeunes, etc.

A quelques jours de l’ouverture du FESPACO 2021, êtes-vous confiant qu’on n’aura pas une édition au rabais (quand on sait que le monde est contraint au covid-19 et que le Burkina connaît en plus des préoccupations sécuritaires) ?

Il n’y a pas d’édition au rabais. Je suis au sein du FESPACO, je peux vous rassurer que nous travaillons vraiment depuis longtemps pour que cette édition soit une édition pleine, qui va répondre aux attentes. Le FESPACO est un évènement majeur du pays des hommes intègres. Il fallait d’abord travailler pour qu’il puisse avoir lieu et ait un impact mondial. Il y a vraiment beaucoup d’innovations qui sont en train d’être opérées.

Le FESPACO 2021 ne sera donc pas une édition au rabais. Il y a de nombreux partenaires nouveaux qui seront-là, l’engouement sera réel. Je remercie vraiment les autorités burkinabé qui ont, malgré les difficultés, maintenu le cap du FESPACO. De nombreuses personnes pensaient vraiment qu’on n’aura pas de FESPACO cette année, mais Dieu merci, les autorités ont compris l’enjeu et ont mis les moyens pour que cette édition-là ne soit pas une édition au rabais. Je vais vous épargnez de beaucoup de détails, mais vous verrez qu’il y a beaucoup d’innovations liées par exemple aux enfants, aux jeunes, aux professionnels et tout va se focaliser au siège du FESPACO. Il y aura aussi un colloque sur le rapport de l’UNESCO pour relancer le cinéma africain. Il y aura donc de nombreuses innovations qui vont faire de ce FESPACO, un FESPACO pas comme les autres.

Pour terminer… ?

J’invite vraiment les cinéphiles à prendre d’assaut les salles de ciné et les lieux de projections pour voir ce film, « Tama djan ». Nous avons tous besoin du message pour prendre soins de notre milieu de vie. J’invite les parents à même venir avec les enfants pour voir le film, car il est éducatif, il permettra aux enfants de comprendre l’importance des gestes et la dangerosité des sachets plastiques et comment ils doivent se tenir face à la préoccupation.

Je souhaite un bon festival aux festivaliers, qui vont venir de tout le monde entier. Je suis sûr que chacun sera content d’être à cette édition également du FESPACO, parce que chacun va y tirer son compte. Bienvenus et très bon séjour à tous ceux-là qui vont venir au Burkina. Je lance un appel aux Burkinabè à toujours se mobiliser pour préserver ce bien commun qui nous a été légué par les devanciers, le FESPACO, afin de le transmettre, rayonnant également, aux générations futures.

Nous n’avons pas droit à l’erreur, c’est pourquoi les gens travaillent d’arrache-pied pour que cet évènement soit, une fois de plus, un succès. Que les gens se mobilisent autour du film « Tama djan ». On n’a pas le choix, il faut se mobiliser pour sauver notre environnement, à commencer même par notre environnement familial.

Entretien réalisé par O.H.L
Lefaso.net

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