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Initiative produire un million de tonnes de riz au Burkina : « Tout porte à croire que les objectifs seront atteints, sinon même dépassés » (Gaoussou Sanou)

Accueil > Actualités > Société • LEFASO.NET • mardi 28 septembre 2021 à 22h30min
Initiative produire un million de tonnes de riz au Burkina : « Tout porte à croire que les objectifs seront atteints, sinon même dépassés » (Gaoussou Sanou)

L’initiative présidentielle : « Produire un million de tonnes de riz » est à sa deuxième année de mise en œuvre. Pour atteindre les prévisions, un secrétariat technique national a été mis en place afin de coordonner les actions sur le terrain avec le ministère en charge de l’Agriculture, à travers les différentes directions régionales. LeFaso.net a tendu le micro au Secrétaire technique national, Gaoussou Sanou, qui donne son appréciation globale sur la mise en œuvre de cette initiative. A l’entendre, les objectifs seront atteints et pourront même être dépassés.

LeFaso.net : Pourquoi avoir initié cette caravane de presse et quels sont les objectifs visés ?

Goussou Sanou : L’objectif majeur de cette caravane de presse vise à donner une plus grande visibilité aux actions menées par le gouvernement à travers les projets et programmes mis en œuvre par les partenaires techniques et financiers pour accompagner la mise en œuvre de l’initiative auprès des producteurs.

Des actions s’inscrivent dans l’accompagnement des producteurs par le labour et de l’aménagement des bas-fonds rizicoles, la mise à disposition des semences certifiées. Il s’agit aussi de les guider dans le cadre de la mécanisation agricole et montrer aussi aux journalistes qu’au niveau de la transformation et de l’écoulement du riz, des actions sont également menées par le ministère en charge de l’Agriculture à travers les directions régionales mais aussi l’ensemble des acteurs non étatique.

L’initiative vise à produire un million de tonnes de riz, mais dans les calculs, nous sommes entre 700 000 à 750 000 tonnes de riz. Cela équivaut à la quantité qui doit suffire pour couvrir les besoins de consommation annuelle pour tous les Burkinabè. C’est donc pour rendre visible les actions qui ont été entreprises dans le cadre de cette initiative que cette caravane a été pensée. Il s’agit aussi de donner un message aux uns et aux autres afin qu’ils comprennent que le potentiel existe, que la détermination est là. Il ne reste plus qu’a accompagner les producteurs pour relever le défi. Un autre aspect non moins moins important, c’est d’avoir l’adhésion de l’ensemble des parties prenante pour que, main dans la main, nous puissions atteindre les objectifs prévus.

Quelles appréciations de façon globale, pouvez-vous faire de la mise en œuvre de l’initiative, après la visite des bas-fonds rizicoles dans le Centre-ouest, la Boucle du Mouhoun et les Hauts-Bassins ?

Pour moi, l’appréciation que je peux faire est très bonne. Vous avez pu constater l’état physiologique et le niveau de mise en œuvre de l’ensemble des bas-fonds rizicoles. Tout porte à croire que les objectifs seront atteints, sinon même dépassés. Au Centre-ouest, les objectifs de production vous ont été transmis par le directeur régional de l’agriculture. La production attendue est estimée à 36 214 tonnes. Dans la région de la Boucle du Mouhoun, l’objectif de production est de 144 303 tonnes. Le directeur régional de cette région a expliqué que pratiquement 70% à 80% de la prévision de production est atteinte. La région des Hauts-Bassins est la plus grande région en termes de bas-fonds rizicoles. Plus de 200 000 tonnes de production y sont attendus. Les bas-fonds de Sana et celui de Konkolikoro à eux deux occupent plus de 1 000 ha.

Aux bas-fonds rizicoles, il y a les unités de production co-gérées par le ministère en charge l’Agriculture et les promoteurs privés. C’est le cas à Dédougou où nous avons pu visiter l’usine de décorticage du riz gérée par le ministère de l’Agriculture et l’Union régionale des producteurs du riz de la Boucle du Mouhoun (URPR). Même constat à Matourkou et à l’entrée de Bama dans les Hauts-Bassins. En termes de transformation, ces régions sont vraiment engagées. Globalement, nous nous trouvons dans une dynamique de très bon niveau de mise en œuvre de l’initiative présidentielle. L’espoir est vraiment permis et l’objectif sera atteint.

Des débouchés, les producteurs en demandent toujours. Quelles sont les actions menées ou qui seront menées dans le cadre de cette initiative présidentielle pour faciliter cet aspect aux producteurs ?

En réalité pour cette campagne particulièrement, dans le cadre de l’initiative présidentielle et avec l’accompagnement des partenaires, des actions majeures ont été faites. Il y a la contractualisation entre les producteurs et les usines de transformation du riz produit. Cet esprit permettra véritablement de réduire les questions de méventes et de débouchés. Nous pouvons aussi noter le renforcement des actions institutionnelles et leurs recadrage pour les conformer aux réalités du terrain. Avec ces actions, nous devrions normalement résoudre définitivement les questions de débouchés qui, du reste, sont très souvent liés aux types de variété produites. Cette année, nous avons vu que le riz orylux est beaucoup prisé et les producteurs ont également misé là-dessus. Nous avons bon espoir qu’à travers des actions qui sont menées par le ministère en charge de l’Agriculture et les différents partenaires, il y aura plus de problèmes de débouchés.

Quelles sont les actions entreprises par le secrétariat technique pour éviter que de grands importateurs délaissent le riz burkinabè pour faire entrer du riz étranger au pays ?

C’est une action qui est pratiquement prise en compte dans le cadre de la mise en œuvre de cette initiative. Au-delà des questions d’importation, nous avons travaillé à faire en sorte que nous puissions intéresser les investisseurs par les aménagements. Je pense qu’au niveau du ministère, ce travail est en cours avec l’accompagnement des partenaires. Normalement, cette volonté à terme permettra de résorber définitivement ce problème.

L’initiative présidentielle : « Produire un million de tonnes de riz » a-t-elle une durée de vie ?

L’initiative présidentielle : « Produire un million de tonnes de riz » est un projet qui est conduit sur le quinquennat du président du Faso. L’objectif c’est d’atteindre les prévisions de production d’ici la fin du dernier trimestre 2025. Normalement, après cette mise en œuvre, une évaluation devrait être faite. Une autre structure pérenne devrait naitre pour résoudre l’ensemble des problèmes de la filière riz au niveau du Burkina. La stratégie nationale du développement de la riziculture, elle sera en vigueur jusqu’en 2030. Elle est la feuille de route majeure de la mise en œuvre des actions de développement de la riziculture. Nous avons autour de trois millions de tonnes de riz en prévision. Cela veut dire que nous devons atteindre les un million de tonnes de riz et continuer à augmenter la production jusqu’à trois millions de tonnes car les besoins iront grandissants.

Avez-vous un dernier mot ou un appel à lancer ?

Je voudrais dire merci au ministre en charge de l’Agriculture pour avoir fait prendre cette initiative au président du Faso. C’est une idée qui permettra au pays d’être auto-suffisant en riz. Je voudrais aussi remercier l’ensemble des acteurs terrain, les différentes directions régionales et l’ensemble des projets et programmes qui accompagnent les producteurs pour leur inculquer les bonnes pratiques.

J’invite l’ensemble des acteurs de la chaine de valeur riz à soutenir au maximum ces actions afin que nous puissions atteindre nos objectifs. Pour terminer, je dis merci à l’ensemble des organes de presse qui ont participé à cette caravane. Toute chose qui permettra de rendre visibles les actions menées sur le terrain.

Propos recueillis par Obissa Juste MIEN
Lefaso.net

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