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Burkina Faso : « La sécurité avant la réconciliation nationale », prône l’opposition à la reprise du dialogue politique

Accueil > Actualités > Politique • LEFASO.NET • lundi 27 septembre 2021 à 23h21min
Burkina Faso : « La sécurité avant la réconciliation nationale », prône l’opposition à la reprise du dialogue politique

La majorité et l’opposition politique se retrouvent à nouveau sur la table de discussions, ce lundi 27 septembre 2021. Pour l’opposition, il s’agit de l’intérêt supérieur de la nation mais la sécurité doit être la priorité.

Après une suspension, l’opposition politique renoue avec le cadre du dialogue politique, ce lundi 27 septembre au Burkina Faso. « Nous sommes venus pour discuter dans l’intérêt supérieur de la nation, et vous aurez les résultats d’ici la fin », tels sont les premiers mots du chef de file de l’opposition, Eddie Komboïgo, président du Congrès pour la démocratie et le progrès (CDP).

La délégation de l’opposition est venue à bord d’un bus

Au dernier rendez-vous, l’opposition avait claqué la porte du dialogue politique pour réclamer la démission du Premier ministre et certains membres de son gouvernement (ministres de la défense et de la sécurité). Cette reprise montre une avancée. « Après suspension, les conditions que nous avons demandées ont été respectées. Les ministres de la défense et de la sécurité seront tous là ce matin pour qu’on discute d’abord de la sécurité, ensuite nous reviendrons sur la réconciliation nationale avant d’avancer sur les autres dossiers », a indiqué Eddie Komboïgo.

Eddie Komboïgo, chef de file de l’opposition politique

Les élections municipales et régionales de mai 2022

Le retour de l’opposition permet au cadre de dialogue politique de reprendre sous de « très bons auspices », estime Clément Sawadogo de la majorité présidentielle. Devant les micros des journalistes, il a déjà donné quelques axes du menu des échanges. « Les deux parties vont reprendre là où les discussions s’étaient arrêtées la dernière fois. Il y aura naturellement un point sur la situation nationale (sécurité et réconciliation nationale). Il y aura également des discussions sur la relecture à minima du code électoral qui permettra d’adopter, de manière consensuelle, un certain nombre de dispositions qui vont entrer dans le cadre du déroulement des élections municipales et régionales de mai 2022 ».

Clément Sawadogo, porte-parole de la majorité présidentielle

A ce stade, l’organisation affiche un motif de satisfaction, le fait de voir les deux parties à nouveau réunies pour ce cadre de dialogue politique. Selon Vincent Dabilgou, co-président du dialogue, il faut se réjouir de la capacité de travailler ensemble du pays. Pour lui, c’est une nécessité. « Je pense que nous allons aboutir à de bons résultats pour l’intérêt supérieur de la nation », a-t-il formulé.

Vincent Dabilgou a pris la parole au nom du président du Faso, initiateur du cadre de dialogue politique

La fin des travaux est prévue pour le mardi 28 septembre 2021 où un bilan sera présenté à la presse.

Cryspin Laoundiki
Lefaso.net

Vos commentaires

  • Le 27 septembre à 13:13, par Lom-Lom En réponse à : Burkina Faso : « La sécurité avant la réconciliation nationale », prône l’opposition à la reprise du dialogue politique

    De plus en plus ridicule ce chef de Parti politique ! C’est dans quel pays au monde où il y a la sécurité pour en faire une condition pour aller à la réconciliation. De toute façon, le peuple Burkinabè sait qui actionne quoi dans l’affaire du terrorisme et rien ne pourra l’empêcher de se défendre contre cette horde de barbares arabisants qui pensent qu’il suffit de crier "Allah ahkbar" pour soumettre tous les peuples du monde. Si Mr Eddie Komboigo est un homme digne, qu’il fasse d’abord son mea culpa pour avoir traité nos martyrs de " cadavres qui s’empilent’ ! C’est lamentable !

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    • Le 27 septembre à 16:45, par Dedegueba Sanon En réponse à : Burkina Faso : « La sécurité avant la réconciliation nationale », prône l’opposition à la reprise du dialogue politique

      Je n’ai pas la même lecture que toi mon frère. Je note juste qu’Eddie à changé de discours, lui qui avait comme cheval de bataille le retour sans conditions de l’exilé forcé. J’en conclus que soit il est devenu plus lucide, et à compris que ce son de trompette n’est pas écouté, soit aussi il rétropédale parce que Roch plus malin ou en v veteran politique, lui a "percé" son tam tam en mettant en exergue un Zeph plus politiquement visible. Parce que actuellement lorsqu’on parle de réconciliation, c’est plutôt Zeph que les gens voient, pas le chef du CDP.
      L’autre hypothèse serait, que toute cette agitation autour du retour ou non de l’exilé, n’était qu’un enfumage du peuple par une bande de copains aux affaires depuis trois décennies. Et ça, c’est irrespectueux pour nous.
      Tel que nous sommes partis, nous ne risquons pas d’en finir avec les terroristes sous Roch, qui partira de Kossyam sans avoir fait venir son ami, parce que ce dernier a quand un lourd passif, et il dira aussi que la sécurité est l’affaire de nous tous. Roch prendra sa retraite politique tranquille...

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  • Le 27 septembre à 13:46, par AMADOU En réponse à : Burkina Faso : « La sécurité avant la réconciliation nationale », prône l’opposition à la reprise du dialogue politique

    Une occasion pour EDDIE de redorer son blason. C’est vrai que l’opposition doit relever les insuffisances mais au point de verser sa figure par terre. Au moins reconnaître que c’est Rock et compagnie qui ont servi son président d’honneur pour faire 27 ans au pouvoir.

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  • Le 27 septembre à 14:15, par Mafoi En réponse à : Burkina Faso : « La sécurité avant la réconciliation nationale », prône l’opposition à la reprise du dialogue politique

    N’est ce pas la même opposition qui criait à tue-tête que,pour que la paix revienne au Burkina Faso,il faut une réconciliation nationale.Patatras....aujourd’hui la même opposition vient chansonner qu’avant de parler de réconciliation nationale,il faut d’abord résoudre le problème sécuritaire,ce qui,de mon point,relève du bon sens car lorsque 2 ou plusieurs individusfamilles,villages etc.... se battent,se déchirent,il faut d’abord les séparer avant de chercher à les réconcilier.Ceci pour arriver à la conclusion que cette histoire de réconciliation nationale est une vaste escroquerie intellectuelle surtout avec son prétendu ministère creux,bidon,vaseux qui est là pour juste distraire le peuple

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  • Le 27 septembre à 16:33, par ARMANDO En réponse à : Burkina Faso : « La sécurité avant la réconciliation nationale », prône l’opposition à la reprise du dialogue politique

    Que va faire le CEFOP ? Je comprends pourquoi les ABLASSE et autres ont commencé a se dessolariser. La FRANCE ne va jamais cautionner ce fameux Eddie pour le fait que le BURKINA est dans un ensemble. D’ailleurs Blaise prône une sacrée de tous les BURKINABÉ. Du respect pour nos FDS. Mettez-le de côté et avançons

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  • Le 27 septembre à 17:11, par Rayesyé En réponse à : Burkina Faso : « La sécurité avant la réconciliation nationale », prône l’opposition à la reprise du dialogue politique

    Mafoi et Madou, l’article parle de la séance des travaux qui va donner d’abord la priorité des débats à la question sécuritaire et par ensuite aborder la question de la réconciliation nationale. Il ne s’agit pas ici de sécuriser le pays et se réconcilier après. Chose qui relève d’une aberration. On ne peut nullement vaincre l’ennemi en étant divisé. L’Opposition fait preuve ici de lucidité et de bonne foi. La Majorité devrait plutôt s’en réjouir.

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  • Le 27 septembre à 17:22, par Paul En réponse à : Burkina Faso : « La sécurité avant la réconciliation nationale », prône l’opposition à la reprise du dialogue politique

    Cette opposition ne sait pas ce qu’elle veut. Un jour elle veut la réconciliation nationale pour un retour de la Paix, et, aujourd’hui, elle fait un virage à 180° pour demander l’inverse !

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  • Le 27 septembre à 17:42, par Ka En réponse à : Burkina Faso : « La sécurité avant la réconciliation nationale », prône l’opposition à la reprise du dialogue politique

    ’’’’’’’’’La sécurité avant la réconciliation nationale », prône l’opposition à la reprise du dialogue politique !
    Quand on joue la stratégie de la chaise vide et qu’on boycotte systématiquement la moindre dialogue, il ne faut pas se plaindre qu’on soit exclu (de facto).’’’’’’’’

    Enfantin comme proposition, quand on sait que vous avez quitté le dialogue politique pour des manifestions afin de libérer un parent. Ici, pour la question sécuritaire vous prêchez dans le vent sachant qui actionne le bouton avec des miettes pour que nos enfants et nos frères qui vivent dans nos foyers nous tuent comme des mouches. Vous-même, vous saviez si nous sommes là avec l’insécurité c’est évident que le nouveau ivoirien y joue un rôle important. De son temps, Ouaga était la capitale de tous les terroristes et des rebelles. C’est lui qui négociait la libération des otages. À défaut de succès du coup d’Etat, il charge ses milices terroristes de rendre le Burkina ingouvernable et peut sûr.

    Revenir au dialogue politique pour la question sécuritaire après avoir échouer dans l’stratégie de la réconciliation sans la justice, les Burkinabé ne vont hypothéquer le pays a des rêveurs sans aucun objectif, ou par ce qu’ils veulent libérer une personne condamner pour ses crimes. ! Les Burkinabé veulent avancer dans le développement et la stabilité que leurs donnent ceux qui se battent pour la réconciliation et l’insécurité.

    Le président du Faso ayant été artisan du dialogue politique avec l’opposition la première fois dont vous aviez boycotté, il voulait réussir avec vous, à instaurer le débat démocratique et contribué à l’organisation de la vraie lutte contre les terroristes déguisés et la réconciliation par la justice.
    Et votre refus systématique de participer à ce dialogue politique et démocratique du pays, ainsi que la volonté d’engager les populations dans cette dynamique, montre clairement que vous n’aviez pas de stratégie pour la conquête du pouvoir légitime. C’est une erreur profonde qui montre une image absolument désastreuse d’une opposition dont on sent l’envie d’être hors-la-loi.

    Quand a la réconciliation, je crois qu’en ce moment le pouvoir a compris que cette réconciliation est l’œuvre de tous, elle n’est pas l’apanage ni l’exclusivité du microcosme politique, qu’il soit ou non représentatif. S’il y a une volonté ferme et clairement revendiquée du peuple à se réconcilier, la réconciliation s’imposera d’emblée aux décideurs et il leur suffira d’en prendre acte.

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  • Le 27 septembre à 17:56, par MyMy En réponse à : Burkina Faso : « La sécurité avant la réconciliation nationale », prône l’opposition à la reprise du dialogue politique

    - METTEZ FIN A VOS IDIOTIES SVP. LE MILITANTISME DE TUBE DIGESTIF SUR PIED, C’EST DESTRUCTEUR DE PAYS.

    TOUT CA C’EST DU CIRQUE A UN TROU DE BALLE. LES VRAIS DÉCIDEURS DE CETTE COMÉDIE LOUFOQUE NE SONT MÊMES PAS DES BURKINA-Bè-bèèè. ET LEUR BUT EST DE NOUS ÉLOIGNER DES VRAIS ET URGENTS PROBLÈMES.

    LES TERRORISTES SE POSITIONNENT A ENVIRON 140KM DE OUAGA. ET VOUS FAITES QUOI-Là ? QUAND ILS VONT FAIRE DU CARNAGE, LES ENFANTS DES AUTRES SERONT ENVOYES EN 1ères LIGNES ? LES VÔTRES SONT Où DEPUIS 6 ANS ?

    - M. KOMBOÏGO A AU MOINS UN RÉFLEXE PATRIOTIQUE ICI.

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  • Le 27 septembre à 20:40, par Manuel En réponse à : Burkina Faso : « La sécurité avant la réconciliation nationale », prône l’opposition à la reprise du dialogue politique

    Bonjour
    C’est quoi qui vous étonne dans cette classe politique ?
    En 2020, c’était la réconciliation ou rien ! En 2021, c’est la sécurité ou rien !
    Dans tous les cas, quand un peuple se soumet à des aventuriers, il récolte inévitablement la désolation.
    Eddy veut être président coûte que coûte, il est pressé comme un adolescent et il n’a aucune ambition pour ce pays, en dehors de jouer au fanfaron et au petit bourgeois ; nous le méritons aussi car ce peuple a perdu tout repére en dehors de la mangecratie !

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  • Le 28 septembre à 09:20, par luther En réponse à : Burkina Faso : « La sécurité avant la réconciliation nationale », prône l’opposition à la reprise du dialogue politique

    A cette allure le CFOP se videra de toute sa substance. Depuis quand un pays a pu résorber les questions sécuritaires ? Eddie qui criait olla olla, le retour des exilés, olla olla, la réconciliation avant la sécurité, c’est lui qui crie maintenant sécurité avant la réconciliation, sachant que le dénouement de la question sécuritaire ne sera pas pour aujourd’hui. hum !!!!
    Une manière d’abandonner les exilés à leur sort et le jugement des membres du dernier gouvernement de BC.
    Si Eddie vient à tomber si bas, c’est que le CDP serait devenu une coquille vide surtout avec les départs qu’il enregistre ces derniers moments. Son conseiller en mentor Luc Adolphe TIAO ayant démissionné, le haut Conseil du CDP mis en sourdine, Melegué TRAORE et Jean de Dieu SOMDA qui annonceront leur retraite politique très bientôt, Eddie est isolé, ce qui justifie ce pataugeage politique.
    Luther !

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  • Le 28 septembre à 09:32, par warzat En réponse à : Burkina Faso : « La sécurité avant la réconciliation nationale », prône l’opposition à la reprise du dialogue politique

    Ils ont été convoyés par un bus. Ceci me rappelle étrangement ce matin, la même approche des députés des partis devant votés la modification du fameux article 37. Ont-ils été regroupés, avant d’être convoyés sur le lieu de la réunion ? Afin que certains n’aient une vision différente.
    On ne jette pas un caillou sur la demeure familiale quand on est en désaccord avec les autres membres de la famille, mais une motte de terre. Ceux qui l’ont compris, vous ont quitté parce que tôt ou tard, les responsabilités seront situées sur les personnes qui sont réellement à l’origine de cette insécurité et rares sont les Burkinabè qui seront surpris. C’est pourquoi, ils se taisent parce que vous demeurez des frères.....même perdus.

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  • Le 28 septembre à 12:55, par Kidrh En réponse à : Burkina Faso : « La sécurité avant la réconciliation nationale », prône l’opposition à la reprise du dialogue politique

    C’est la lucidité qui revient, avant que le CFOP ne devienne une coquille vide avec le printemps des dissolutions- fusions de ses composantes.

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  • Le 28 septembre à 18:53, par Bernard Luther King ou le Prophète Impie En réponse à : Burkina Faso : « La sécurité avant la réconciliation nationale », prône l’opposition à la reprise du dialogue politique

    De quelle reconciliation paglons-nous ? Nieme foire à l’hypocrisie !

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