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Prolongement du congé de maternité à six mois : « Les plus grandes oppositions viennent de la gent féminine », selon Salif Ouédraogo

Accueil > Actualités > Société • LEFASO.NET • dimanche 26 septembre 2021 à 11h43min
Prolongement du congé de maternité à six mois : « Les plus grandes oppositions viennent de la gent féminine », selon Salif Ouédraogo

Au Burkina, le congé de maternité est de trois mois, dont au plus tôt huit semaines (deux mois) et au plus tard quatre semaines (un mois) avant la date présumée de l’accouchement. Passé ce temps de repos, la femme qui vient de donner la vie repart travailler. Et ce, peu importe si l’accouchement a été traumatisant ou si l’enfant n’est pas en bonne santé. Profitant de la révision en cours du Code du travail, un groupe de jeunes militants en faveur d’une maternité paisible a lancé une pétition pour le prolongement du congé à six mois pour les femmes qui le désirent et un mois pour les hommes. Salif Ouédraogo, connu sous le pseudonyme de Ackermann Ouédraogo, est un membre actif de ce groupe. Il a invité les femmes, surtout celles qui sont réticentes, à y adhérer massivement lors d’un entretien accordé à notre média, le mercredi 23 septembre 2021 à Ouagadougou.

Lefaso.net : D’où est venue l’idée de lancer une pétition pour le prolongement du congé de maternité à six pour les femmes qui le désirent ?

Salif Ouédraogo : Cette initiative prend racine dans un constat qui est celui que la femme est toujours stressée à l’idée de repartir travailler après son congé de maternité qui dure théoriquement trois mois. Pas un stress du fait qu’elle ne veut pas retourner au travail, mais un stress du fait que le temps n’a pas suffi soit pour s’accommoder de cette nouvelle situation, soit pour s’habituer à ses nouvelles responsabilités, soit parce que la quiétude que l’enfant devrait avoir quand on n’est pas là n’est pas bien établi. Le résultat de tout cela, ce sont des femmes qui repartent au boulot mais qui ne sont pas à 100% au boulot. On a pensé qu’il serait bien que ces conditions, qui sont déjà bonnes, soient revues afin qu’elles (les femmes) puissent avoir une meilleure quiétude après une naissance qui est un évènement assez particulier dans la vie d’une femme.

Concrètement, quelles sont les causes que vous défendez ?

Notre combat se décline en trois points. Le premier point rejoint le déclenchement du congé de maternité. La loi voudrait que la femme parte obligatoirement en congé de maternité huit semaines au plus tôt et au plus tard quatre semaines avant la date probable de la délivrance. Ce qu’on aurait souhaité, c’est que ça ne soit pas systématique, parce que toutes les femmes ne sont pas logées à la même enseigne.

Elles ne portent pas leur grossesse de la même manière. Leurs organismes ne réagissent pas de la même manière. L’idéal serait que ce congé soit déclenché par un avis médical. Le second point, c’est qu’on permette à la femme d’avoir le choix entre le congé tel qu’il est appliqué présentement, qui est de trois mois, et un congé de six mois. La communication qui est passée, les gens ont cru comprendre que l’idée c’était que le congé de maternité soit prolongé à six mois. Oui, il y a cet aspect mais il y a deux volets. Il y a le volet prolongement de trois à six mois, et le volet choix. La femme, en fonction de sa condition (physique, sanitaire, professionnelle) pourra choisir entre trois ou six mois de congé. Le troisième point concerne les hommes.

L’arrivée d’un nouveau-né est une situation qui concerne les deux parents. Le premier mois de l’arrivée d’un bébé est une galère pour les parents. On a souhaité que ce qui est déjà fait, qui est une autorisation de trois jours qu’on accorde au papa pour rester auprès de sa famille afin de gérer certaines formalités administratives, soit prolongé à un mois. Cela lui permettra également de construire un lien avec l’enfant, parce que l’enfant a déjà un lien avec la maman.

Vous avez lancé une pétition pour l’allongement du congé de maternité à six mois afin de présenter le projet à l’Assemblée nationale. Est-ce que vous pouvez nous dresser le bilan à ce jour ?

Cette pétition se porte bien. Au moment où je vous parle, nous sommes à 12 865 signatures pour un objectif de 15 000.

Est-ce que vous êtes optimiste quant à l’adoption de cette initiative par l’Assemblée nationale ?

Comme dans toute chose dans laquelle on s’engage, on part du principe qu’on va réussir. Nous sommes dans cette dynamique. Le fait qu’on en parle, c’est déjà une victoire ; que des gens prennent le temps d’échanger là-dessus, cela signifie que c’est un sujet qui a de la valeur. Le défi, c’est de travailler à convaincre les gens qu’on peut le faire. Six mois, ça peut paraître beaucoup, mais si ça se fait ailleurs, nous aussi on peut le faire. C’est juste une question de volonté et de recherche du bien-être de la femme et de l’enfant. Soit on résout le problème maintenant, soit on le résout plus tard. Qu’est-ce qu’on essaie de résoudre ? Les absences répétées quand la femme reprend le travail, les maladies infantiles qui surviennent parce que l’enfant n’a pas été suffisamment allaité au sein.

Si cette initiative venait à être adoptée, ne pensez-vous pas qu’elle pourra avoir des conséquences fâcheuses surtout qu’il n’est pas simple pour un employeur de s’organiser afin de permettre une absence d’une longue durée ?

Je comprends cette préoccupation. D’ailleurs, on a réfléchi à cela. Forcément, c’est une mesure, si elle doit passer, qui va entraîner un certain nombre de choses. La pétition est une action de communication pour attirer l’attention des gens sur le sujet. La prochaine étape c’est de constituer ce groupe en un bloc associatif qui aura une existence formelle et reconnue. Après cela, il y aura une phase de sensibilisation qui va concerner et les acteurs du monde du travail et le patronat.

C’est à l’issue de tout cela qu’on aura affaire à l’Assemblée nationale pour voir comment cela pourrait être passé en loi. Ça veut dire que sur le chemin, on aura le temps de discuter et convaincre les gens, et dégager des pistes de solutions pour que les uns et les autres sortent gagnants. Lorsqu’un employé reste six mois à la maison, la responsabilité sociale voudrait que l’employeur se préoccupe de sa santé, de sa famille. Malheureusement, les gens regardent beaucoup plus les chiffres. Au-delà des chiffres, il y a des hommes qui travaillent. Ce sont les contributions de ces derniers qui permettent d’avoir des résultats satisfaisants.

Est-ce que le prolongement du congé de maternité ne va pas entraîner un coût supplémentaire pour les finances ?

Pas forcément. Il y a déjà trois mois que l’Etat prend en charge. Les trois autres mois qui restent, on peut travailler à ce qu’elles reçoivent des prestations minorées. L’employée pourra ainsi voir ses prestations diminuer de 25% par exemple. Cette charge peut être répartie entre l’Etat et l’employeur. Ce sont des questions qui pourraient être discutées si on est d’accord que c’est utile et qu’on devrait aller dans ce sens. J’ai foi qu’on trouvera un terrain d’entente.

Du constat général, il ressort que cette initiative ne fait pas l’unanimité au sein de la population. Certaines femmes estiment qu’elles seront stigmatisées avec un tel projet. Quel est votre commentaire sur la question ?

Si notre initiative passe en loi, ça sera officiel donc obligatoire. On ne pourra pas chasser une femme parce qu’elle a accouché et qu’elle doit bénéficier de six mois de congé.

Est-ce que vous avez un appel particulier à l’endroit de celles qui sont réticentes ?

Ce sont les femmes qui devraient être nos premiers soutiens. Malheureusement, les plus grandes oppositions viennent de la gent féminine. Alors que c’est une mesure qui est censée les protéger. Je comprends, parce qu’elles se disent que ça sera risqué pour elles de faire six mois à la maison. Mais, je les invite à regarder les retombées et à s’engager. Aujourd’hui, on parle de six mois, les gens sont choqués. Mais avant peut-être, au moment où on parlait des trois mois, les gens étaient choqués de la même manière.

Interview réalisée par Aïssata Laure G. Sidibé
Lefaso.net

Vos commentaires

  • Le 25 septembre à 13:48, par CONSTY En réponse à : Prolongement du congé de maternité à six mois : « Les plus grandes oppositions viennent de la gent féminine », avoue selon Salif Ouédraogo

    Décidemment,
    où va notre cher pays. Fait remarquable dans l’interview, celles qui sont concernées par la mesure sont les plus réticentes. Mon frère, abandonne ton projet alors.
    Je ne suis pas pour un tel projet. Ce n’est pas parce qu’un texte est légal qu’il est légitime. Mr l’enquêteur, pour votre gouverne, je vous informe que même à votre âge actuel votre génitrice s’inquiète toujours pour votre bien-être. Nos mères ne cesseront jamais de s’inquiéter pour nous jusque dans l’au-delà. Une loi dans ce sens a deux conséquences mon avis (sur le plan économique et social) :
    - que la gent féminine est si vulnérable et apporte peu dans l’entreprise donc dans l’économie nationale, donc sa présence équivaut à son absence ; d’autant plus dans le format actuel, la femme a pratiquement trois ans de sous activité en entreprise entre le début de la grossesse et la fin des heures d’allaitement ;
    - procréer et éduquer ne relève seulement du devoir de la femme mais des deux conjoints, laisser la femme pendant six mois serait la "tuer" intellectuellement, ce qui sera une perte pour toute la nation.
    Je ne voudrais pas critiquer pour critiquer mais j’allais faire une proposition qui je trouve insuffisante car je ne suis pas pour qu’on prolonge le congé de maternité à six mois. Ma proposition serait qu’on garde le format actuel avec une possibilité de prolonger jusqu’à six mois selon si la femme le désire mais sans solde aucune. Cela impliquerait donc une suspension du contrat de travail avec toutes les implications que cela nécessite.
    Mr OUEDRAGO, je comprend votre envie de révolutionner, mais faire du copier-coller de certaines pratiques sous d’autres cieux, avec qui la nature a été plus généreuse, dans notre contexte serait suicidaire pour notre nation ; car les femmes ont leur place et leur apport à notre développement..

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  • Le 25 septembre à 16:45, par Kidrh En réponse à : Prolongement du congé de maternité à six mois : « Les plus grandes oppositions viennent de la gent féminine », selon Salif Ouédraogo

    Ce sera un obstacle majeur à l’emploi des femmes. Aucune loi n’oblige les employeurs à embaucher des Femmes. Je connais une grande société qui,pendant longtemps, n’avait pas de femmes dans ses effectifs. Même le poste de secrétaire habituellement occupé par des Femmes l’était par des hommes. Tout cela peut expliquer les réserves de certaines femmes. Ce qui est sur avec une telle loi il ne se trouvera pas d’entreprises pour engager des Femmes comme chef comptable.

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  • Le 25 septembre à 19:09, par Sidpawalemde Sebgo En réponse à : Prolongement du congé de maternité à six mois : « Les plus grandes oppositions viennent de la gent féminine », selon Salif Ouédraogo

    Hum... Si je comprends bien, cette initiative voudrait faire le bonheur des femmes malgré elles et même contre elles ! Quelle prétention...
    Le congé paternité est une bonne idée, mais en avons-nous les moyens ? Les avancées sociétales des pays riches et en manque de natalité, on ne les copie pas si on n’a pas un "état providence" à la hauteur des leurs. Pendant qu’on n’a même pas de mutuelle de santé ni d’indemnité chômage, vous voulez brûler les étapes.

    Bon, je n’oserai pas parler au nom de toutes les femmes salariées. Je vais me contenter de parler des aspects négatifs de la mesure préconisée en général.

    1°) Le congé maternité a un déclenchement administratif, s’appuyant sur un certificat de grossesse et une estimation de la date d’accouchement présumée. Vous voudriez qu’elle soit "médicalisée", c’est à dire déclenchée par une décision médicale. Or, c’est la femme qui va demander à son médecin de lui faire ce papier. Si elle va directement déposer sa demande de congé au service c’est pas plus simple ? Vous voulez alourdir le processus et surtout le travail des médecins qui peinent déjà a assurer les rendez-vous avec leurs malades, on se demande bien pourquoi ?

    2°) Au moment de partir en congé, une femme ne peut pas savoir si son accouchement sera à problèmes, ou si d’autres soucis apparaitront. elle n’a donc aucune façon de savoir s’il lui faut demander 3 mois ou plus, selon votre proposition. Il serait plus logique de prévoir une possibilité de prolongation que de choisir en début de congé.

    Or, la loi prévoit déjà que la femme puisse cumuler son congé de maternité avec son congé annuel pour le prolonger. Elle prévoit aussi les horaires aménagés pour l’allaitement, les autorisations d’absence, le congé pour raisons de santé, et enfin le congé sans solde. Pourquoi laisser tout cela pour toucher au congé de maternité ?
    Plus grave, l’idée d’un congé sans solde ne saurait être imposée par l’accouchement mais rester un choix du salarié.

    3°) Aucune organisation ne peut laisser un poste vacant pendant 6 mois. Le poste sera donc pourvu, et cela compliquera le retour de la femme, qui sera probablement réintégrée à un autre poste si on ne veut pas être injuste avec son remplaçant. Alors que tous les postes ne se valent pas. De plus, six mois de déconnexion demande un temps de retour à l’efficacité. Cette situation fera que la femme elle-même hésitera à faire un enfant si cela doit l’empêcher de progresser ou lui faire perdre une position durement acquise.

    Je ne suis pas sûr que les femmes ont envie de recommencer pratiquement à zéro à chaque accouchement. Elles aussi ont droit à une carrière... et à leur "gombo" !

    3°) C’est la CNSS qui assure le paiement du salaire de la femme en congé de maternité. Le doubler, c’est aussi doubler ses dépenses pour cette prestation sociale. Qui va payer, sachant que les cotisations du salarié ne changent pas ? Soit on mets la CNSS en difficulté et gare à nos retraites, soit on demande aux employeurs de cotiser plus.

    Payer plus pour voir son employée travailler moins, tout en engageant quelqu’un d’autre pour faire son travail, c’est clairement dire aux entreprises privées de ne plus employer de femmes.
    Monsieur Ouédraogo dit :"On ne pourra pas chasser une femme parce qu’elle a accouché et qu’elle doit bénéficier de six mois de congé". Non, on anticipera et on ne l’embauchera pas, tout simplement !

    En définitive, les conséquences de cette initiative seront dans le meilleur des cas un frein à la carrière des femmes et dans le pire des cas un recul de l’emploi des femmes. Même dans la fonction publique, devoir remplacer 6 mois un travailleur puis le réintégrer (sans licencier son replaçant) va encore creuser le manque criard d’effectifs dans tous les domaines.

    C’est une tendance dangereuse, car si on veut suivre votre logique, c’est la durée de l’allaitement maternel exclusif qui sert de boussole. Pourquoi pas l’âge de marcher ou de parler de l’enfant la prochaine fois ? Ou la démission au premier accouchement ?

    Est-ce l’objectif, que les femmes piétinent dans leur carrière ou ne puissent plus travailler et restent "au foyer pour s’occuper des enfants" ? Mais dites-moi, cela ressemble fortement à du "talibanisme" hein, cette affaire de vouloir que "la femme reste à la maison" là !

    C’est pas mieux que chacun essaye de convainque sa femme plutôt que de vouloir en faire une loi nationale ?

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  • Le 25 septembre à 19:10, par Paul En réponse à : Prolongement du congé de maternité à six mois : « Les plus grandes oppositions viennent de la gent féminine », selon Salif Ouédraogo

    Et, les femmes rurales bénéficient de quoi ? Si les femmes sont les plus réticentes, c’est sans doute qu’elles ont des raisons légitimes. Posez-leur la question et essayez de comprendre leurs arguments ! Allez plus loin, posez la question aux femmes féministes ou aux femmes spécialistes de la question du genre !

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  • Le 25 septembre à 21:31, par Baoyam En réponse à : Prolongement du congé de maternité à six mois : « Les plus grandes oppositions viennent de la gent féminine », selon Salif Ouédraogo

    Six mois même c’est peu. Dans certains pays ca va jusqu’à un an. Il faut simplement donner à chaque personne le choix. Celles qui veulent prendre moins peuvent le faire.

    Avant on pouvait trouver de jeunes filles pour s’occuper des bébés maia avec l’école ce n’est plus le cas. Toutes les femmes font face à ce problème. Leurs maris aussi. En quoi est-ce que six mois est un suicide intellectuel ? Ca n’a pas de sens et de toute façon celle qui veut prendre moins peut prendre moins.

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  • Le 26 septembre à 06:20, par Lom-Lom En réponse à : Prolongement du congé de maternité à six mois : « Les plus grandes oppositions viennent de la gent féminine », selon Salif Ouédraogo

    Merci internaute @ Constant ! On se demande si certains personnes dites "experts" essaient souvent d’approfondir la réflexion avant de lancer sur la place publique certains débats ! Ce Monsieur a-t-il une idée des implications financières d’un congé de 6 mois pour les privés, pour la Caisse de Sécurité Sociale et pour les assurances ? Quel est l’état des finances pour supporter ce "rêve-debout" ? Je dirai même que l’idéal est l’on donne 2 ans de congés de maternité le temps que l’enfant soit plus autonome mais soyons réalistes et remettons les pieds à terre car ceci n’est encore envisageable au Burkina même à moyen terme. Il bous faudrait chercher d’autres thèmes de militantisme, c’est mieux !

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  • Le 26 septembre à 07:56, par Manuel En réponse à : Prolongement du congé de maternité à six mois : « Les plus grandes oppositions viennent de la gent féminine », selon Salif Ouédraogo

    Bonjour
    Beaucoup de courage, une initiative digne des grands Hommes !
    Certains ne peuvent pas comprendre votre démarche car pour eux la femme reste un objet et rien d’autre.
    Ils oublient surtout qu’ils ont été portés par des femmes ; lutter pour la femme est un combat noble, n’ en déplaise aux misogynes qui n’ont pas de place dans une société basée sur le respect de la valeur humaine !

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  • Le 26 septembre à 09:25, par Zongo Haoua En réponse à : Prolongement du congé de maternité à six mois : « Les plus grandes oppositions viennent de la gent féminine », selon Salif Ouédraogo

    Bjr et merci pour cette initiative. C’est difficile de faire comprendre à tout le monde ce message mais pas impossible. Mais avec beaucoup de courage ,tout le monde arrivera à valider son coté positif car nombreuses sont ces mères qui sortent de la maternité avec un état depressif mais sont obligées de retourner au service après un bref délai.Conséquences : beaucoup d’absences,maman déprimée ,enfant malade,bref...

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  • Le 26 septembre à 09:29, par Hum En réponse à : Prolongement du congé de maternité à six mois : « Les plus grandes oppositions viennent de la gent féminine », selon Salif Ouédraogo

    Idée géniale pour la simple raison que trouver une aide ménagère est devenu une mer à boire,
    Dieu seul peut comprendre la souffrance de la mère d’un bébé de moins 4mois (pleurs incessants liés à l’adaptation de ses organes à la vie terrestre).
    L’autre idée comme plan B est de promouvoir la construction de crèche (à la charge bien de l’employeur) dans les lieux de travail.

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  • Le 26 septembre à 09:32, par Hum En réponse à : Prolongement du congé de maternité à six mois : « Les plus grandes oppositions viennent de la gent féminine », selon Salif Ouédraogo

    Idée géniale pour la simple raison que trouver une aide ménagère est devenu une mer à boire,
    Dieu seul peut comprendre la souffrance de la mère d’un bébé de moins 4mois (pleurs incessants liés à l’adaptation de ses organes à la vie terrestre).
    L’autre idée comme plan B est de promouvoir la construction de crèche (à la charge bien de l’employeur) dans les lieux de travail.

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  • Le 26 septembre à 10:35, par Hugo En réponse à : Prolongement du congé de maternité à six mois : « Les plus grandes oppositions viennent de la gent féminine », selon Salif Ouédraogo

    @Manuel,
    en quoi est-ce misogyne que de dire qu’il faut faire la politique de ses moyens ? Pourquoi vouloir tout ramener à cette infime partie de nos travailleurs que sont les salariés (public comme privé) ? Combien de gens gagnent durement leur vie dan leur petit coin, sans numéro matricule, sans bulletin de paye ? Allez demander à ces gens de cesser toute activité pendant six mois, et revenez pour qu’on en re- discute !

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  • Le 26 septembre à 12:14, par RB En réponse à : Prolongement du congé de maternité à six mois : « Les plus grandes oppositions viennent de la gent féminine », selon Salif Ouédraogo

    Évidemment vous allez trouver des femmes à qui on a fini dans notre société extrêmement féodale à faire croire qu elle ne sont utiles sur cette terre que pour servir leur mâle. Et qu attendre des mâles habitués à être servis par ces serveuses naturelles ? Eh bien, c est de bonne guerre qu ils défendent ici leurs avantages avec des arguments financiers fallacieux. En réalité on ne demande pas de reinventer la roue au Faso mais de s inspirer de l expérience d autres pays.Généralement c est pas l’employeur qui se charge du salaire pendant cette période mais la caisse sociale où employé( e) s et employant(e)s cotisent. Aussi il est possible de garantir légalement le retour des parents à leur poste après cette période de congé. Pourquoi pas ne pas dire que les 6 mois peuvent être attribués au papa ? Comme ça certains hommes apprendraient peut-être e que c est s occuper d un enfant au lieu de passer le temps dans les débits au bord des rues.
    Bref, ce combat est juste et noble. Mon soutien indéfectible aux initiateurs.

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  • Le 26 septembre à 12:20, par De rien En réponse à : Prolongement du congé de maternité à six mois : « Les plus grandes oppositions viennent de la gent féminine », selon Salif Ouédraogo

    Au faso, six mois de congés pour une femme qui vient d’accoucher est très peu moi j’irai directement à un an. Il n’est pas inutile de rappeler qu’on parle de nouveaux nés de l’avenir, de demain. De nombreuses nations développés qui ont oublié cela sont tout simplement et très certainement en voie de disparition. En effet les femmes y accouchent très peu ou pas du tout et certaines vont jusqu’à se faire stériliser, tout ça pour se donner corps et âme à leur carrière professionnelle à la plus grande joie de leur employeur. La cnss et la carfo qui sont des vaches à lait sont ’surliquide’, elles croulent tellement sous la liquidité que l’une d’elle fait du n’importe quoi avec l’argent notamment le prêter à des taux dérisoires à des hommes politiques. Il y a rien de plus bénéfique pour la nation, pour l’épanouissement et pour l’équilibre que une mère et un père qui sont aux petits soins pour leur enfants nouveau né. Dieu seul sait combien de mères souffrent de devoir confier leur bébé à d’autres enfants toute chose qui est du reste interdite par la loi ou à des crèches et à des femmes sans cœur qui ne s’en occupent même pas de toute la journée. Il en résulte des enfants malades, chétifs, dépourvu de la moindre sensibilité. Mr Ackermann, j’apprécie très peu votre manière de voir les choses quand je vous suis sur les réseaux sociaux ou à la télé mais ce combat est un bon combat, tous mes encouragements

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  • Le 26 septembre à 15:32, par Sidpawalemde Sebgo En réponse à : Prolongement du congé de maternité à six mois : « Les plus grandes oppositions viennent de la gent féminine », selon Salif Ouédraogo

    C’est très surprenant et très inquiétant à la fois : La plupart des intervenants, comme les auteurs de l’initiative, posent de vrais problèmes mais proposent systématiquement des solutions qui n’ont rien à voir avec les problèmes posés. Les problèmes (réels) évoqués sont :

    1°) Les nouvelles mamans sont quelquefois déprimées, et les enfants malades ;

    Les médecins et psychologues accusent pêle-mêle les changements hormonaux, le manque de sommeil et les angoisses de la nouvelle mère d’une part, et d’autre part l’adaptation du système immunitaire du nouveau né à son environnement. En quoi le fait de ne pas travailler pendant même deux ans changerait quoi que ce soit à ces faits ?

    2°) Il est difficile de trouver des aides pour la garde des enfants ;

    C’est un des succès de la scolarisation des enfants et notamment des filles. De plus, la mise en concurrence des familles avec les commerces pour s’offrir les services des jeunes garçons et filles fait augmenter le niveau des salaires, donnant l’avantage aux commerces.

    Le problème est donc de s’adapter à cette réalité qu’on ne peut plus s’offrir une garde-bébé mineure pour 5.000f par mois. On a du mal à comprendre comment on peut trouver trop cher de payer une trentaine de mille par mois à une aide ménagère majeure et formée mais être prêt à demander à sa femme de renoncer à son salaire plus important ?

    En cela, l’état peut intervenir en généralisant les crèches et garderies, la solution de l’employeur risquant de donner des inégalités de traitement selon la taille et les moyens de l’entreprise, sans compter les coûts.

    3°) La relation parentale est importante pour le développement harmonieux de l’enfant.

    Il est curieux que la question soit posée uniquement en termes de présence de la mère et qu’on ne parle pas du père. Dans la même logique le père aussi devrait bénéficier d’un congé pour chouchouter et élever son enfant, pourquoi pas jusqu’à sa majorité ?
    Sans compter que ne pas aller au travail ne signifie pas forcément être aux cotés de l’enfant, et que la présence de certains parents est plus nuisible à l’enfant que leur absence !

    Mais les premiers des besoins d’un enfant, c’est d’abord un toit, de la nourriture, des vêtements, de la sécurité, bref ce pour quoi un revenu est indispensable. Aucun état n’étant en mesure de payer les gens pour rester chez eux dorloter leurs enfants, il serait nécessaire que nous revenions sur terre...

    4°) La loi doit garantir le poste de la femme en congé maternité de 6 mois ou 1 an (!!!)

    Là on entre carrément dans l’absurde. Donc si on comprend bien, il faudrait laisser le poste de comptable ou de Directeur des ressources humaines vide pendant ce temps, ou alors nommer un intérimaire qu’on va renvoyer au retour de madame ? Mais on est où là ?

    En fait, quand on lit les arguments, on ne voit qu’une proposition de réforme législative sous tendue par deux choses difficilement défendables :

    a) Les femmes qui travaillent DOIVENT rester à la maison le plus longtemps possible après la naissance d’un enfant pour s’en occuper ; une atteinte aux droits des femmes par une mentalité rétrograde ;
    b) Des pays accordent des avantages et facilités aux couples qui enregistrent une naissance. et le Burkina doit faire de même ; une tentative de copier-coller servile sans contextualisation ;

    Ils serait temps d’arrêter de vouloir décider à la place des femmes de ce qui est bon pour elles, et de se comparer à des pays dont le revenu est des centaines de fois le notre.

    Par exemple, la Chine (qui rappelons-le avait une politique de l’enfant unique il n’y a pas longtemps) vient de changer radicalement de cap et de décider de donner 510 dollars par mois aux nouveaux parents pendant les 30 premiers mois de l’enfant, soit une prime de 15.300 dollars (plus de huit millions de Fcfa !) pour encourager la natalité.

    Surement qu’une "initiative citoyenne" va bientôt demander à notre gouvernement de faire de même ? Un peu de sérieux...

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  • Le 26 septembre à 15:57, par jeunedame seret En réponse à : Prolongement du congé de maternité à six mois : « Les plus grandes oppositions viennent de la gent féminine », selon Salif Ouédraogo

    Belle proposition à appuyer jusqu’au bout. Les femmes s’y opposeraient ? Attention, ici ; car votre phrase a été un peu mal construite et la journaliste l’a bien affichée à des fins tendancieuses. Quel cynisme ! Mais les femmes ont quelque part raison de s’en inquiéter un peu. Car, notre mentalité antique féodale phallocrate n’intègrent pas les femmes ; et elles ne sont pas protégées dans leurs fonctions ; et pire encore leur recrutement n’est pas imposé. Alors, il faut d’abord exiger le quota genre dans toutes les entreprises, publique et privée. Ensuite protéger les postes des femmes dans ces situations de procréations avec des occasions de recours et condamnations faciles et actifs et honnêtes. Et enfin imposer ce chiffre 6 mois de maternité à toutes les femmes ; avec ce choix de consommer moins.
    C’est vraiment nécessaire pour une bonne politique d’allaitement exclusif, de santé maternelle et infantile et une responsabilisation de soi dans l’éducation des enfants.

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    • Le 27 septembre à 06:55, par C’est bien En réponse à : Prolongement du congé de maternité à six mois : « Les plus grandes oppositions viennent de la gent féminine », selon Salif Ouédraogo

      C’est beau d’avoir des idées chevaleresques, mais la réalité nous rattrape toujours, nous ne sommes pas au Canada, nous avons nos réalités. Il y’a des couples qui décident délibérément de ne pas travailler pour s’occuper des enfants. Dans ces couples cette organisation se fait souvent quand l’époux a les moyens d’assumer. Il y’a toujours une question de moyens. Est-ce que notre pays a les moyens de cette politique ? Je suis chef d’entreprise privée et je peux vous assurer que si cette loi passe sans m’obliger à prendre des femmes je n’embaucherait pratiquement que des hommes et ceci pour la survie de mon entreprise. Vous pouvez m’attribuer tous les qualificatifs que vous voulez mais je sais que même les femmes chef d’entreprise privée le feront. Si on m’oblige avec un quota genre je n’embaucherait que des femmes mûres… arrêtez de rêver svp

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    • Le 27 septembre à 11:44, par classico En réponse à : Prolongement du congé de maternité à six mois : « Les plus grandes oppositions viennent de la gent féminine », selon Salif Ouédraogo

      Si vous avez 3 femmes au minimum et qui doivent prendre des congés de 6 mois chacune dans un intervalle de 2 ans dans une même entreprise imaginer le disfonctionnement...L’exemple des enseignantes du primaire, il arrive parfois que 2 voir 3 enseignantes soient enceintes au cours d’une même année scolaire que devient cette école ? Tu peux copier les réponses du problème chez ton voisin mais tu ne comprendra jamais comment il a été résolu.

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  • Le 27 septembre à 09:01, par BAOYAM En réponse à : Prolongement du congé de maternité à six mois : « Les plus grandes oppositions viennent de la gent féminine », selon Salif Ouédraogo

    À chaque difficulté une solution est possible. Effectivement les privés ne peuvent pas supporter le coût de 6 mois de congés mais il y a une solution à cela. Établir une assurance chômage à laquelle tout travailleur est tenu de cotiser, puis faire en sorte que ce ne soit pas l’employeur qui paie les salaires de ceux en congé parental mais l’assurance.

    On peut permettre aux hommes aussi de partager ce congé avec leurs femmes. Le revenu reçu pendant ce congé peut être moins que le salaire et peut être plafonné. Ensuite on donne le choix aux parents de prendre un court ou long congé selon lequel le revenu sera modulé.

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  • Le 27 septembre à 09:03, par arsène bamogo En réponse à : Prolongement du congé de maternité à six mois : « Les plus grandes oppositions viennent de la gent féminine », selon Salif Ouédraogo

    Et bonjour la discrimination négative ! Déjà que certains employeurs n’ouvrent pas leurs entreprises aux femmes pour x ou y raison, vous pensez sérieusement que six mois pour un congé de maternité ouvrira à nos femmes des portes de l’emploi ? Il faut arrêter ces copier-coller qui ne font que nous enfoncer dans les abîmes. Vu que l’égalité homme-femme en matière d’emploi et à égalité de diplôme n’est pas acquise, faisons attention à certaines surenchères !

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  • Le 27 septembre à 10:15, par Nidale En réponse à : Prolongement du congé de maternité à six mois : « Les plus grandes oppositions viennent de la gent féminine », selon Salif Ouédraogo

    Attention ! j’espère que ce n’est pas une stratégie machiavélique visant à dissuader les entreprises de recruter les femmes au profit des jeunes gens masculins qu’ils sont !!

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  • Le 27 septembre à 14:57, par Rosamonde En réponse à : Prolongement du congé de maternité à six mois : « Les plus grandes oppositions viennent de la gent féminine », selon Salif Ouédraogo

    Bonjour à toutes et à tous ! Je voudrais remercier tous ceux -toutes celles qui pensent à la femme et à son bien-être. Je suis sur que tous les burkinabè surtout les hommes veulent le bien-être de la femme. Et je crois également que lorsqu’on aime et qu’on veut le bien-être d’une personne, on lui trouve ce qui est bien, juste et équitable pour elle. Avant d’aller plus loin, j’aimerais savoir si l’auteure de cet article a fait une étude, une enquête ou une interview auprès des bénéficiaires concernées avant de porter l’idée sur la place ? Pendant les six mois de congés maternité, que fera la femme pour maintenir son niveau ? Que fera l’employeur pour maintenir le rendement ? Qui fera le travail de la femme absente pour si longtemps ? Si l’entreprise ou le service est obligé de recruter pour la continuité du travail, ce qui signifie deux salaires au lieu d’un, qui paie le deuxième salaire ? Je pense qu’il ne faut pas tomber dans le ridicule en voulant défendre ce qui peut même aller contre les intérêts de la femme. Supposons qu’on dise que celle (la femme qui accouche) qui le veut, peut prendre six mois de congés maternité mais que seulement trois mois seront rémunérés et les trois non rémunérés comme un congé sans solde...Est-ce qu’il y aura des partantes ? Avons-nous pensé aux entreprises privées ? Je ne crois pas que les entrepreneures femmes voudrons avoir à leur charge des femmes qui prendront un congé maternité de six mois. Par contre, on pourrait voir comment s’organiser pour que les trois mois soient profitables à la femme allaitante ? Surtout qu’après les trois mois, elle bénéficie d’une ou de deux heures par jour pendant un an.......
    L’auteure ou les auteurs d’une telle idée pourraient ramener la femme en arrière parce que les employeurs vont privilégier les hommes pour le rendement de leurs entreprises. A nous de voir.....Nous ne pouvons pas vouloir le beurre et l’argent du beurre....

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  • Le 29 septembre à 04:17, par Queen En réponse à : Prolongement du congé de maternité à six mois : « Les plus grandes oppositions viennent de la gent féminine », selon Salif Ouédraogo

    Les gens se focalisent sur le coût économique et sociale, avez vous pensé au bien être du nouveau né, c’est à dire les générations à venir ? Un enfant qui n’est pas bien armé deh le bas âge fera face à d’énormes difficultés à venir, d’où l’impact sur toute une génération futur d’adultes moins armé, maladif, ou inhumain . Inhumain par ce que n’ayant pas eu toute la chaleur et l’affection maternelle.
    Le travail, c’est bon mais nous les femmes, sommes celles qui donnons la vie, educquons . Il est mieux de penser aux générations futur que de penser seulement au petit gain que nous fesons.
    Les hommes devront faire avec , les entreprises aussi.
    Nous devrons payer le prix pour les générations à venir.

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  • Le 29 septembre à 11:58, par Sidpawalemde Sebgo En réponse à : Prolongement du congé de maternité à six mois : « Les plus grandes oppositions viennent de la gent féminine », selon Salif Ouédraogo

    Ma chère @Quenn : Depuis la proclamation de la république de Haute Volta, il y a toujours eu moins de 10% des femmes salariées, et donc concernées par le congé de maternité.

    Cela signifie que la majorité de nos mères n’avaient pas de congés de maternité de 3 mois, à plus forte raison 6 mois mais des "congés" permanents. Cela n’a pourtant pas fait de nous tous des adultes plus "armés", plus "humains" que les autres. Il suffit de regarder autour de nous ou les chiffres de la délinquance et de la criminalité. Ce genre d’arguments "sentimentaux" sont bien beaux mais ne font pas fonctionner un pays ou une entreprise.

    Chacune est libre de rester à la maison pour "l’épanouissement harmonieux" de son enfant, mais il n’y a aucune raison que l’état ou une entreprise paie pour cela. Si c’était le cas, il faudrait commencer par les femmes rurales qui sont en "congés permanents" et s’occupent de leurs enfants.

    De nombreuses activistes dans les pays développés ont milité pour un "revenu parental", afin que les femmes au foyer soient rémunérées. Malgré la richesse de leurs états, aucune n’a abouti, parce que ce n’est pas faisable.

    Le Burkina ne peut pas, à l’heure actuelle, donner une assurance santé ou une assurance chômage à ses citoyens. Nous manquons d’écoles, d’eau potable, de routes, d’hôpitaux et j’en passe. Nos entreprises ne sont pas concurrentielles, et n’arrivent ni à créer assez d’emplois, ni pas à payer des salaires décents à leurs employés.

    Alors non, on ne paiera personne pour rester un an à la maison. D’ailleurs, qui vous dit que "dorloter" un enfant un an suffit ? Pourquoi pas le dorloter pour son "épanouissement" jusqu’à sa majorité ?

    Arrêtons la démagogie, ça ne rends pas service à la cause de la femme. Ce que vous faites, c’est aller dans le sens des féodaux qui disent que la place de la femme, c’est à la maison, sauf que vous revendiquez un salaire pour ça. C’est très dangereux, et contre-productif. Sans compter que vous vous mettez à dos la grande majorité des hommes et des femmes (y compris celles qui ont un bébé) qui cherchent désespérément un boulot !

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