Lefaso.net, deux ans après

lundi 7 novembre 2005 à 10h53min

A l’occasion de son deuxième anniversaire le 19 ocotobre dernier, Lefaso.net a eu les honneurs de la presse nationale avec un article que lui a consacré le quotidien "Le Pays". Nous vous proposons cette interview dans laquelle l’auteur et animateur du site revient sur les raisons de sa création et sur son évolution.

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Le Pays : Deux ans d’existence pour Lefaso.net, comment se porte le bébé ?

Cyriaque Paré : Le bébé se porte plutôt bien. Aujourd’hui le portail est présent sur les principaux moteurs de recherche et dans les premiers résultats des recherches sur l‘actualité du Burkina. Il a donc acquis une certaine notoriété qui est aussi perceptible dans les statistiques : à la date du 25 octobre, la newsletter enregistrait 1528 abonnés, les visiteurs se chiffraient à une moyenne de 2 500 par jour, avec quelque dix mille pages vues quotidiennement. 35 % des visiteurs se connectent à partir de la France, 17 % du Burkina, suivi des Etats-Unis (8 %), du Canada (5 %), de la Belgique (4 %) et le reste d’une soixantaine d’autres pays des quatre coins du monde.

L.P : Peux-tu nous rappeler les conditions de naissance de ce portail ?

C.P. : En tant que portail d’information, Lefaso.net a repris en fait un concept développé auparavant avec deux autres sites : Burkinet.com et Burkina.org. Ce sont des portails qui ont été lancés en 2000 avec pour objectif de donner plus de visibilité au Burkina sur Internet car il y a une demande d’information sur notre pays que l’on ne perçoit pas toujours quand on est à l’intérieur mais à laquelle ont est confronté à l’extérieur.

Burkinet.com était donc consacrée à l’actualité et Burkina.org était plutôt dédié au monde associatif comme plate-forme d’information, d’échanges et de communication pour les ONG, associations de jumelage et autres structures humanitaires qui sont très nombreuses à travailler sur le Burkina mais pas de façon toujours visible.

J’étais en stage à l’université de Bordeaux à l’époque et celui avec qui j’ai travaillé est un compatriote dont j’avais fait la connaissance sur le Net. Il s’appelle Younoussa Sanfo et résidait aussi en France mais il est aujourd’hui installé à Ouagadougou. Il est l’auteur de l’un des tout premiers sites Internet sur le Burkina (http://membres.lycos.fr/ysanfo/.)et d’un groupe de discussion sur le Burkina très populaire (http://fr.groups.yahoo.com/group/burkina-faso/).

Burkinet.com a connu un franc succès, en terme d’audience, avec la crise ivoirienne quand le public, surtout international, avait besoin d’informations sur le Burkina. Mais c’est aussi de là qu’est venu son malheur car dans les péripéties de la guerre de l’information qui a fait rage parallèlement à la guerre sur le terrain, il a été l’une des nombreuses victimes. Vous vous rappelez sans doute comment beaucoup de sites traitant de la crise ivoirienne de façon plus ou moins directe ont été attaqués ou sabotés comme, autre exemple, le site du MPCI qui avait été détourné un moment sur un site porno. En ce qui concerne Burkinet.com, on a pu suivre les traces des crackers jusque sur des serveurs en Roumanie...

C’est suite à ces déboires que l’animation du site a été arrêtée en 2003. Constatant ce que je pensais être un vide, j’ai approché l’auteur d’un autre portail sur le Burkina, très connu, Fasonews.net, pour lui proposer de restructurer la partie « Actualité » de son site. Mais le propriétaire, Abdel Azize Ouédraogo, un autre informaticien burkinabè résidant en France, a plutôt accepté de collaborer avec moi pour monter un autre site-portail. J’ai donc conçu une maquette qu’il a réalisée. Lefaso.net a été ainsi créé et lancé en octobre 2003.

L.P : Le nom faso.net est-il un choix délibéré ou répond-il au concept d’abibjan.net ?

C.P : Je voudrais profiter de cette question pour donner la bonne syntaxe du nom du site qui est Lefaso.net et lever ainsi toute confusion avec Fasonet.bf, qui est le nœud national d’accès à Internet du Burkina géré par l’ONATEL.

Il est vrai que Lefaso.net exploite le même concept de portail d’information que Abidjan.net. Mais comme je l’ai déjà dit, c’est surtout pour combler le vide laissé par Burkinet.com et Burkina.org qu’il a été lancé. Bien sûr, la conception s’inspire non seulement d’Abidjan.net par certains côtés mais aussi de beaucoup d’autres sites d’information en ligne. En la matière, Abidjan.net n’a pas inventé la roue car il y avait déjà des portails comme Africaonline, Woya ! Actualités que je fréquentais bien avant.

Je signale en passant que les médias en ligne sont mon propre champ de recherches universitaires ; ce qui permet d’avoir une idée globale des évolutions et des bonnes pratiques en la matière et d’expérimenter certaines théories et hypothèses.

Enfin, quant à la dénomination même,il ne faut pas oublier que personne n’a le monopole de fait d’un nom sur Internet ; c’est le premier à s’en servir et surtout à le déposer qui en est le propriétaire. Vous verrez ainsi que certaines déclinaisons de « Burkina Faso » appartiennent à des américains, des australiens ou d’autres nationalités qui n’ont rien à voir avec le Burkina. Lefaso.net étant libre à l’époque, alors je l’ai enregistré. Voilà tout simplement. En plus, il est pratique et facile à retenir.

Combien de personnes travaillent sur ce site ? Sont-elles rémunérées ? Et comment est organisée la collecte d’infos ?

C.P : De façon permanente, je suis seul à travailler à la mise à jour quotidienne. Il ne faut pas oublier que c’est avant tout un hobby, donc porté par une motivation et une passion personnelles. La collecte d’informations se fait simplement sur les sites d’informations du Burkina, le vôtre bien sûr et tous les autres sites-médias nationaux. L’idée de site-portail est de constituer un espace à partir duquel on peut avoir accès à toute l’actualité burkinabè.

Alors pour la collecte d’informations, chaque matin, je dois visiter les sites (quotidiens et périodiques du jour) pour sélectionner les articles que je pense être les plus intéressants, les mettre aux normes du cyberjournalisme, car ce n’est pas toujours le cas pour tous les sites, et les publier. C’est l’occasion pour moi de remercier tous les confrères nationaux qui me laissent généreusement exploiter leur contenu ; même si en retour, le portail peut contribuer à leur accessibilité et leur visibilité.

Mais le site a aussi une production autonome, plutôt marginale pour le moment, qui est assurée par des collaborateurs assez épars. Les signatures les plus régulières, si vous êtes un « fasonaute » régulier, sont Ismaël Bicaba, Juvénal Somé qui sont mes anciens étudiants de l’université de Ouaga et qui se sont laissé tenter par l’aventure. Il y a aussi des amis comme Issouf Zabsonré qui était en stage à Paris quand on montait le site.
Sans oublier les nombreux burkinabè de la diaspora qui parfois, spontanément, proposent des articles : par exemple Samuel Kiendrébéogo, notre compatriote de la Voix de l’Amérique qui envoie des articles sur la vie des Burkinabè aux Etats-Unis, ou encore Alex Moussa Sawadogo, un autre compatriote résidant en Allemagne qui s’est proposé comme correspondant du site dans ce pays.

Pour l’aspect technique ; il y a bien sûr l’informaticien, Azize Ouédraogo, qui intervient quand il y a des problèmes techniques, et aussi tout un réseau d’amis à qui je fais appel de manière ponctuelle. Car le site contient aujourd’hui beaucoup de services et plus de dix mille articles et la volonté d’en faire un espace documentaire accessible de manière permanente en fait une base de données qui n’est pas toujours facile à gérer.

Mais tout ce monde travaille bénévolement ; un peu dans l’esprit libertaire qui a démocratisé Internet et qui veut que ce soit un espace où on apprend ce que l’on ne connaît pas et que l’on partage ce que l’on connaît.

L.P : Quelles sont les difficultés que vous rencontrez dans l’animation du site qui est quotidienne ?

C.P : La contrainte majeure, c’est qu’il faut travailler de telle sorte que le site, comme tous les autres sites, soit à jour tôt le matin. Ce qui nécessite environ trois heures de travail dès 5 heures du matin, pour le mettre à jour avant d’aller au boulot. Car il n’y a rien de plus rageant pour un internaute qu’un site qui n’est pas à jour, surtout quand il s’y attache.

Alors, dégager du temps pour faire ce travail qui est une occupation non officielle devient donc une vraie contrainte. Et quand on n’y fait pas attention, cela peut occuper tout le temps libre au détriment d’autres obligations sociales. Mon épouse plaisante parfois en disant que sa rivale, mon ordinateur, trône dans son salon. Et d’une certaine manière, ce n’est pas totalement faux quand on calcule le temps passé sur Internet pour gérer le site : non seulement le mettre à jour mais aussi répondre au courrier des internautes qui veulent des compléments d’informations, des renseignements pratiques sur le Burkina et qui vous croient en mesure de leur donner satisfaction à tous les coups. Au point que de passe-temps, c’est devenu un bouffe-temps. Peut-être que le site a atteint une envergure qui nécessite qu’il soit géré autrement. Mais il faut trouver les moyens pour ce faire et ça, c’est une autre difficulté.

L.P : Le site rapporte-t- il de l’argent à ses géniteurs ? Est-il subventionné ?

C.P : Je reçois certes beaucoup messages d’encouragements, de témoignages de sympathie, des soutiens ponctuels de personnes qui apprécient le travail qui est fait mais le site n’est pas subventionné et il ne rapporte pas d’argent. A part les bannières publicitaires de Google qui sont un service proposé à tout webmaster et qui peuvent rapporter quelques euros en fonction des taux de consultations par les internautes.

Pour le moment, tout ce qui est sur le site est gratuit. Même les bannières publicitaires d’institutions ou de sociétés nationales comme TELMOB, la CAMEG, Air Burkina, les ouvrages en librairie, etc. sont gratuitement affichés. Je n’ai pas reçu, même un mot de remerciement de leur part, encore moins une subvention. Il est vrai aussi qu’ils n’ont rien demandé car c’est moi qui ai décidé de les afficher car ça peut être utile pour le public au regard de certaines demandes de renseignements.

Je pense que le site peut être rentabilisé plus tard. Mais aujourd’hui, cela est difficile car la presse en ligne, particulièrement en Afrique, n’a pas encore trouvé de modèle économique viable. Mais c’est déjà bien, et même indispensable d’occuper le terrain car il y a ce qu’on appelle la prime à l’ancienneté qui veut que ce soit les sites Internet les plus connus du public qui puissent facilement monnayer leurs services quand le secteur sera plus mur.

Et il faut souligner aussi que quand vous recevez des témoignages de sympathie de Burkinabè qui vous écrivent depuis la Chine, le Japon, La Nouvelle Zélande ou d’autres pays très lointains ou même du « Burkina profond » (où ils utilisent les rares minutes qu’ils peuvent avoir, pour vous lire) et qui vous disent qu’ils arrivent à rester en contact avec le Faso et à suivre l’actualité nationale grâce à vos services, c’est une autre récompense.

L.P : Vous avez lancé une newsletter, combien de personnes y sont abonnées ? Cela ne va t-il pas limiter les visites sur le site ?

C.P : A la date du 25 octobre, la lettre d’information affichait 1528 abonnés. Elle ne limite pas les visites sur le site sauf si l’abonné décide de se contenter des titres et des brèves introductions des articles qu’il reçoit sur son mail. Car le concept de la newsletter, c’est de signaler les titres des articles du jour. Mais si l’abonné veut lire l’article et qu’il clique sur le lien, il est automatiquement conduit sur le site.

La lettre d’information est donc un moyen qui permet à l’internaute de gagner du temps et de simplifier la consultation des informations. De même que face à la surabondance de l’information sur le Net, les sites-portails permettent de guider l’internaute en lui évitant de faire le tour d’une multitude de sites pour savoir ce qui se passe sur un pays ou à propos d’une thématique précise, de même, la lettre d’information donne un fil conducteur à l’internaute.

Mieux, elle le fidélise car il peut ne pas aller sur un site, qu’il trouve par ailleurs intéressant, par manque de temps ou par oubli, mais la lettre d’information vient comme une piqûre de rappel. Et, aspect non négligeable, elle permet d’entretenir une relation interactive avec les lecteurs ; ce que beaucoup de sites commerciaux ont compris en en faisant un instrument de marketing très efficace.

Interview réalisée par Abdoulaye Tao
Le Pays

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Vos commentaires

  • Le 5 novembre 2005 à 14:35, par Mamadou Konate dit Franco
    En réponse à : > Lefaso.net, deux ans après

    Bonjour Mr Cyriaque Pare.

    Tous nos encouragements et remerciements que vous faites pour nous les Burkinabe qui sommes en profondeur du monde.Grace a votre article ( Lefaso.net ) nous avons quotidiennement les nouvelles de notre chere patrie le Burkina Faso . A te lire je propose a ce qu’on cre un club de soutien a votre article pour une bonne continuite de votre travail . Une fois de plus que tes efforts soient recompenses au centuple .

    Konate Mamadou dit Franco depuis la Rep. de la Chine.

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    • Le 5 novembre 2005 à 22:04, par fousseni kindo
      En réponse à : > Lefaso.net, deux ans après

      félicitation et encouragement aux animateurs du portail. moi suis à bobo la deuxième ville du burkina, et pour avoir l’info juste c’est pas parfois évident. lefaso.net nous resoud ce problème et nous permet d’avoir une éventail d’info souhaitée. le portail me permet également d’avoir des nouvelles des compatriotes installé ailleurs et qui font du boulot intéressant et qui honore notre pays. le seul dommage est que le principal animateur est un esc... des mossé. bravo quand même !!!

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      • Le 7 novembre 2005 à 15:09
        En réponse à : > Lefaso.net, deux ans après

        Monsieur Cyriaque,

        Pour une fois qu’un petit samo a dame le pion a ses chefs, les mosses, il faut bien reconnaitre son merite.
        Bravo !

        Aei.

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        • Le 8 novembre 2005 à 12:38, par Eddy Nanema/ Londres(United Kingdom)
          En réponse à : > Lefaso.net, deux ans après

          Il faut en realite vivre loin de son pays pour savoir combien il est crucial de reste informe en temps reel. Pour etre honnete, je ne savais pas que lefaso.net etait l’oeuvre d’une seule personne qui plus se sacrifie pour nous, burkinabes vivant ailleurs. C’est une vraie lecon de courage, de sacrifice et de solidarite qu’il faut saluer reellement. Souvent je me plaignait quand je revoyais les memes articles, j’ignorais completement que derriere tous ces articles se trouvait un seul homme. Maintenant, je regrette tous ces jours ou la rage de ne pas avoir lu de nouveaux articles me rongeaient. Quand j’etais a Ouaga, lire des journaux burkinabes en ligne etait le dernier de mes soucis. Moins d’un mois apres avoir pose les pieds ici, j’ai tapes au detour d’un hasard "journaux du Burkina Faso" et depuis, tous les jours jusque aujourd’hui, soit 1an 6mois a peu pres apres, il ne se passe pas un jour singulier sans que mes yeux soient rives sur les articles du site que je devore avec passion pour etancher ma soif de reste informe. Quand je telephone souvent au pays, mes parents sont etonnes de me savoir si bien informe sur l’actualite nationale, mais ils ignorent l’astuce : juste un clic sur www.lefaso.net, et j’ai une diversite d’informations a collecter, des faits divers, des rubriques culturelles et meme le sport. Longue vie au journal et a l’auteur.

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  • Le 5 novembre 2005 à 18:35, par Hilaire
    En réponse à : > Lefaso.net, deux ans après

    Toutes mes félicitations pour vos deux ans ! et "Ad multos annons !"
    J’ignorais tout des conditions sacerdotales dans lesquelles vous travaillez. En tout cas, en tant que Burkinabè qui vient faire son marché quotidien d’infos, vous avez toute ma considération et tous mes plus chaleureux encouragements !
    Merci et bravo pour la suite !
    Crépin Hilaire

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  • Le 6 novembre 2005 à 03:30, par Pascal SANKARA/Washington
    En réponse à : > Lefaso.net, deux ans après

    Vous etes simplement formidable, et meritiez d’etre soutenu .
    Felicitations et longue vie a " Le Fasonet"

    Répondre à ce message

  • Le 6 novembre 2005 à 09:51, par KERE
    En réponse à : > Lefaso.net, deux ans après

    Bonjour Cyriaque,
    Merci pour votre idée géniale qui nous permet de rester en contact avec notre chère patrie d’origine.
    J’ignorais, totalement, les conditions austères et désintéressées dans lesquelles vous travailliez.
    Je pense que très vite, et pour la survie d’une telle oeuvre d’art, il conviendrait de trouver une solution, de manière à vous encourager financièrement en dépit de votre passion naturelle pour cet outil d’information.
    Pardon (au nom de tous les internautes de Lefaso.net) à votre épouse qui a pris avec beaucoup d’humour votre hobby. Elle mérite d’avoir été choisie par vous. Vous aussi avez le mérite de l’avoir choisie.
    En guise d’apport à votre belle construction intellectuelle, ne pourriez-vous pas insérer une rubrique de question(s)-réponse(s) entre, d’une part, les citoyens et, d’autre part, les gouvernants (quels qu’ils soient....Directeur de tel service, Ministre, Président du Faso) à l’instar du système du "Médiateur" sur France 2 ?
    Je serai heureux de vous rencontrer entre le 08 et le 15 décembre 2005 à Ouaga lors du congrès de la Conférence Internationale des Barreaux de Tradition juridique Francophone. (70 24 27 40, phone de ma soeurette)
    A bientôt et encore, une fois, merci et beaucoup de courage et d’abnégation.
    P. KERE
    Avocat au Barreau de Nancy

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  • Le 6 novembre 2005 à 10:58
    En réponse à : > Lefaso.net, deux ans après

    Bonjour M. PARE,
    Après avoir lu votre interview, je ne peux m’empêcher de m’associer à ces inombrables internautes (burkinabé et autres) pour vous dire toute ma considération pour le formidable travail que abattez tous les jours. Peu de gens savaient effectivement dans quelles conditions vous travaillez et après vous avoir lu, je pense que l’idée d’un de mes prédécesseurs qui parlait d’un comité de soutien est à prendre en considération pour que votre site (ou plutôt notre site, si vous permettez) vive aussi longtemps qu’il faut. Ce qu’il faut peut-être ajouter à votre interview et qui et qui entre dans le cadre des acquis de votre site, c’est qu’il est devenu la page d’accueil de plein d’ordianteurs de vos internautes à travers le monde.
    Merci encore une fois et bonne semaine. Nebnoma, Genève.

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  • Le 7 novembre 2005 à 09:38, par Une inconnue
    En réponse à : > Lefaso.net, deux ans après

    Salut Cyriaque,
    Je comprends pourquoi tu dis être toujours fatigué.
    Bravo car tu as réussis à me faire mieux connaître mon pays et à m’intéresser à ce qui s’y passe quotidiennement.
    Avoue quand même que c’était un beau cadeau d’anniversaire, la création du site !
    Bon courage pour la suite et merci pour ce que tu fais.

    Je ne m’attarde pas car j’ai un article à terminer...
    A très bientôt

    Répondre à ce message

  • Le 7 novembre 2005 à 10:13, par Peace
    En réponse à : > Lefaso.net, deux ans après

    Bonjour Cyriaque,

    1 an, 2 ans. C’est le début, mais sache que c’est déjà bien.

    Au delà de toutes les difficultés évoquées, il y a lieu de saluer ta passion, ton courrage et surtout ton patriotisme !

    En effet, trouver quelqun qui fait du benovelat pour environ 1 million de personne est devenu chose rare, qu’il est important de te dire bravo ! Et je plaide pour une décoration à l’odre de mérite. Tu le mérite sincérement.

    Maintenant que le bébé marche, il faut l’aider à grandir. Alors au delà du comité de soutien, je te propose de faire appel à toute bonne volonté dans le cadre de la mise en place d’une politique d’action.

    A toute fin utile, je suis disponible.

    Encore bravo !

    Répondre à ce message

  • Le 7 novembre 2005 à 11:34, par Lefaso.net
    En réponse à : > Lefaso.net, deux ans après

    Bonjour,

    J’ai été un fervent lecteur de Burkinet.com. qui est devenu inaccessible du jour au lendemain, sans explications. Je comprends maintenant ce qui s’est passé.

    Bravo et merci pour ce que vous faites sur Lefaso.net. Mais quelles mesures ont-elles été prises pour qu’il ne connaisse pas le même sort ?

    Un fasonaute !

    Répondre à ce message

  • Le 7 novembre 2005 à 14:51, par Madiba
    En réponse à : > Lefaso.net, deux ans après

    Bravo, toutes mes félicitations, longue vie à toi et à Lefaso.net.

    Répondre à ce message

  • Le 8 novembre 2005 à 02:16, par sababou
    En réponse à : > Lefaso.net, deux ans après

    Bon annif et félicitations pour votre job qui me permet de rester informé sur l’actu de mon pays. Quand on sait que l’adsl, le haut débit n’est pas une réalité au BF, votre action inspire encore plus de respect et est à très louable. Cette fin d’année, je serai à Ouaga, et si vous êtes ds l’annuaire téléphonique ; je ne manquerai point de vous contacter en vue d’examiner des solutions que j’espère viables. Toute peine méritant salaire, il est tout à fait incongru et impensable que les choses continuent ds un statu-quo revoltant.
    A très bientôt !
    Sababou

    Répondre à ce message

  • Le 8 novembre 2005 à 15:43
    En réponse à : > Lefaso.net, deux ans après

    Toutes mes felicitations pour cet ouvrage de grande envergure. Je voudrais juste raconter mon experience en relation avec lefaso.net. Burkinabe vivant a Washington, D.C. depuis bientot 5 ans, j’ai decouvert lefaso.net par le biais d’un ami vivant a Paris. J’appelle tres regulierement mes parents qui sont a Ouagadougou. Avant de decouvrir le site, c’est ma mere qui me resumait la situation au pays (Elle et sa radio sont inseparables). Mais depuis bientot une annee, c’est le contraire. Mais ma mere qui est illettree ne comprend pas le concept d’internet. J’ai essaye a plusieurs reprises de le lui expliquer mais en vain. Je lui dit tout simplement que j’ai une machine a la maison qui me donne toutes les informations du monde ; rien n’y fait. Elle croit tout simplement que je suis un petit genie et que je suis trop fort. Ce qui est ironique c’est que lorsque je rentre a Ouaga, je perd mes pouvoirs de genie. je ne me sens jamais autant deconnecte du Burkina que lorsque je suis au Burkina Faso. Bon vent a "Lefaso.net".

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  • Le 8 novembre 2005 à 17:48, par Cyrano
    En réponse à : > Lefaso.net, deux ans après

    Salut Cyriaque
    Je voudrais me joindre à tous les internautes pour vous souhaiter, à toi et à toute l’équipe de lefaso.net, un joyeux anniversaire. Je t’avoue que j’ai été surpris de savoir que ton site n’a que deux ans, bien que je l’aie découvert il y a de cela un an.
    En toute sincérité, c’est vraiment merveilleux ce que tu fais pour la patrie et tous ses acteurs à travers ce site.
    Une fois encore, félicitations et joyeux anniversaire !

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  • Le 9 novembre 2005 à 17:08, par Roger
    En réponse à : > Felicitations pour votre site

    Toutes mes felicitations a Cyriaque Pare et ses collaborateurs pour la creation et sutout la mise a jour quotidienne de Lefaso.net. Je viens de decouvrir ce site d’information sur le Burkina a partir des USA et j’ai fini par en faire ma page d’accueil pour mon navigateur. Je ne mentirais pas en disant que ce site est l’un des mieux construits et des plus informateurs pour le Burkina faso. Je vois aussi les differentes pubs sur ce site et j’ai ete surpris de lire dans l’interview accordee a Cyriaque Pare que cette publicite est gratuite. Les societes devraient reconnaitre le service publicitaire qui leur est rendu a travers ce site et aider a sa maintenace, a commencer par des remerciements et des encouragements. Et comme certains l’ont deja suggere, je pense qu’il faut creer un club ou un comite de soutien a Lefaso.net pour l’aider a se maintenir et a progresser.
    Merci pour l’information quotidienne que vous apportez, surtout a ceux qui sont loin de leur pays en ce moment.

    Répondre à ce message

  • Le 11 janvier 2006 à 11:33, par Marie-Annick, animatrice Brico-Loisirs-Solidarité et Responsable du projet Toessin Zoodo - ou l’éducation digne pour nos copains de Toessin
    En réponse à : > Lefaso.net, deux ans après

    Bonjour cyriaque,
    Eh oui, je lis le Faso.net de France... moi aussi... je suis française, mais comment connaitre un pays, si on ne s’informe pas... Et là... le site... irréprochable, les infos, lisibles, acces facile à l’info, la charte graphique... Très agréable... et de savoir que vous étiez le principal maitre à bord... bravo mon commandant...
    Moi qui me plaignais que le bénévolat à l’école en France + le bénévolat pour une gentille école du burkina de 140 enfants et 3 enseignants était déjà très prenant... que dire que "Respect"... quand on voit le travail que cela donne pour des millions "d’inter-faso-net"... enfin d’internautes...
    J’y viens à la "pêche à l’info" cela me permet de connaître ce pays et de pouvoir aider nos petits amis burkinabés...
    Merci cyriaque... et grâce à la news letter j’ai de vos nouvelles tous les jours...
    Courage à votre épouse... c’est pour la bonne cause... c’est ce que je dis à mon époux quand je passe mes soirées sur le net afin de trouver de l’aide pour les petits de l’école que l’on parraine... c’est pour la bonne cause...
    Merci et encore bravo pour votre site

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  • Le 5 avril 2006 à 08:51, par Philippe Villette
    En réponse à : > Lefaso.net, deux ans après

    Félicitations au matitunal Cyriaque et à ses collaborateurs !
    Mon petit doigt me dit que de nombreux lecteurs de la liste de discussion du Burkina (400 abonnés) attendent impatiemment la livraison quotidienne de Lefaso.net et sont frustrés quand elle vient à manquer. Mais je ne donnerai pas les noms ... :-))

    Comme d’autres lecteurs, je trouve qu’il n’est pas normal que des sociétés commerciales s’affichent sans débourser la moindre roupie.
    Je pense même que ça dévalorise le site.
    La fréquentation est loin d’être négligeable et suffisamment ciblée pour pouvoir générer de petits subsides.
    Qq idées de pistes d’action :
    Avez-vous été voir du côté de Point Afrique, cooperative de transport impliquée dans des projets de developpement pour le Burkina et qui bénéficie indirectement des articles relayés par leFaso.net en donnant une notoriété au BF et suscitant l’envie d’y aller faire un tour (je crois savoir que la ligne Paris-Marseille-Ouaga marche bien).
    Quid des institutions du BF (genre ministère de la culture et de la communication), de la presse internationale (avez-vous été solliciter Journalistes sans frontières, ou d’autres fonds dédiés au développement et à la liberté de la presse ?)
    L’éternel pb est celui de l’acces à l’information et du diktat de la gratuité (cf presse papier également). ll faudra bien un jour que les lecteurs s’aperçoivent que le traitement de l’information a un coût.
    Mais aujourd’hui, sauf niche particulière, personne n’est pret à payer sur Internet.
    Pour reprendre les modèles des journaux electroniques français, avez-vous pensé à faire payer les archives, à vendre vos syndications intégrales, à vous affilier avec des partenaires commerciaux, à contacter des fondations ...?
    Enfin, sur le plan technique, il est vrai que la syndication permet d’économiser du temps de traitement. Ceci-dit l’automatisation enlève le côté "revue de presse" et le choix du redac’chef.
    Bon courage en tout cas et à votre disposition pour creuser un peu plus les pistes ...
     :-)

    Répondre à ce message

  • Le 13 septembre 2012 à 14:32, par Seo
    En réponse à : Lefaso.net, deux ans après

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