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Planification familiale au Burkina Faso : Les indicateurs en hausse de quatre points en un an

Accueil > Actualités > Société • LEFASO.NET • lundi 19 juillet 2021 à 19h00min
Planification familiale au Burkina Faso : Les indicateurs en hausse de quatre points en un an

Ce lundi 19 juillet 2021 se tient à l’Institut supérieur des sciences de la population (ISSP) l’atelier de dissémination des résultats du round 8 (Phase 2) du projet PMA sur la planification familiale. L’ouverture de l’atelier a été présidée par le secrétaire général du ministère de la Santé, Dr Wilfrid Ouédraogo.

Les indicateurs en matière de planification familiale sont en hausse au Burkina Faso. C’est du moins ce que laissent transparaître les résultats du round 8 (phase 2) du projet PMA (Performance Monitoring for Action) piloté par l’ISSP et l’ONG Jhpiego. Selon cette enquête menée de décembre 2020 à mars 2021 et qui a concerné un échantillon de 5 695 ménages, 6 590 femmes âgées de 15 à 49 ans, 234 sites de prestations de santé et près de 1000 clientes de services de planification familiale sur toute l’étendue du territoire national, le taux de prévalence contraceptive moderne des femmes en union est passé de 28,1% en février 2020 à 31,9 en mars 2021.

Une vue des participants.

Ce résultat est en phase avec l’un des objectifs du plan national d’accélération de la planification familiale 2017-2020 qui avait pour ambition d’atteindre un taux de prévalence contraceptive moderne de 32% à l’horizon 2020 chez les femmes en union au Burkina Faso. A en croire le secrétaire général du ministère de la Santé, Dr Wilfrid Ouédraogo, ce taux de 32% fait du Burkina Faso le meilleur élève du Partenariat de Ouagadougou en matière de planification familiale.

« Ce sont des données probantes et importantes pour nous, du fait que ce sont des données qui nous permettent de façon périodique d’avoir un regard sur la progression des indicateurs de santé de la reproduction et de la planification familiale (…) Nous ne pouvons que saluer l’ensemble des acteurs de santé au niveau périphérique qui au quotidien s’engagent résolument à l’atteinte de ces objectifs. Nous saluons l’action de l’ISSP, de Jhpiego ainsi que de tous les partenaires qui font en sorte que les politiques de santé aient l’accompagnement technique mais également financier qu’il faut dans la mise en œuvre. Ce qui fait que nous avons de bons résultats qui nous placent en tête du Partenariat de Ouagadougou en matière de planification familiale et fait de nous une locomotive pour la sous-région en matière de planification familiale », a laissé entendre Dr Ouédraogo.

Le secrétaire général du ministère de la Santé, Dr Wilfrid Ouédraogo (2e à partir de la gauche) recevant les résultats du round 8 du projet PMA

De l’avis du directeur pays de Jhpiego, Dr Mathurin Bonzi, la plateforme PMA est une source importante de production de données fiables mises à la disposition du ministère de la Santé et de l’ensemble de ses partenaires pour la recherche de solutions aux différents problèmes de nombreuses femmes en matière de planification familiale. C’est pourquoi, il dit fonder l’espoir que les résultats du round 8 du projet PMA « contribueront à éclairer la prise de décisions qui soient en phase avec les défis actuels du Burkina Faso en matière de planification familiale ».

Quelques résultats de la phase 2 du projet PMA

Pour ce qui concerne les femmes âgées de 15 à 49 ans, cibles de l’enquête, en plus du taux de prévalence contraceptive moderne qui est passé de 28,1% en février 2020 à 31,9% en mars 2021, on note aussi que 14% des utilisatrices des méthodes contraceptives modernes recourent aux méthodes à longue durée d’action comme l’implant et de DIU, un taux qui stagne depuis 2018.

Le secrétaire général a salué la hausse des indicateurs en matière de planification familiale

Seulement 45% des utilisatrices affirment que la décision d’utiliser la contraception a été conjointement prise avec leur partenaire et 16% déclarent que leur mari n’était pas informé qu’elles utilisent une méthode contraceptive. Les résultats de l’enquête montrent également que les besoins non satisfaits en planification familiale sont passés de 32% à 17% entre décembre 2014 et mars 2021.

Malgré les résultats encourageants, l’enquête a révélé une hausse des ruptures de stocks pour les méthodes telles que l’implant, la pilule et le préservatif masculin dans les formations sanitaires publiques au cours des trois derniers mois, comparativement à 2020. L’atelier qui se tient ce 19 juillet 2021 est donc l’occasion de permettre aux différents acteurs de la santé de la reproduction et de la planification familiale de s’approprier les résultats de la phase 2 du projet PMA.

Dr Abdramane Soura, directeur général de l’ISSP

En rappel, la première phase du projet PMA couvrait la période 2014-2018. Selon le directeur général de l’ISSP, Dr Abdramane Bassiahi Soura, cette phase a été marquée par la réalisation régulière de six vagues d’enquêtes, qui ont permis de mettre à la disposition des acteurs du monde de la santé de la reproduction, des indicateurs annuels actualisés et d’importantes bases de données sur des thématiques diverses.

Ce qui a valu le financement d’une 2e phase pour la période 2019-2022. Cette 2e phase consolide les acquis de la première phase et intègre des innovations comme le suivi longitudinal des femmes sur trois ans afin de mieux comprendre la dynamique contraceptive, l’intégration de nouveaux modules sur la santé de la reproduction en plus de la planification familiale et la création d’un comité consultatif et de suivi du projet PMA.

Justine Bonkoungou
Lefaso.net

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