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Bobo-Dioulasso : Des commerçants, remontés contre le ministère du Commerce, menacent de fermer les marchés

Accueil > Actualités > Economie • LEFASO.NET • mercredi 14 juillet 2021 à 21h28min
Bobo-Dioulasso : Des commerçants, remontés contre le ministère du Commerce, menacent de fermer les marchés

Des commerçants réunis au sein de l’Union des acteurs économiques des petites et moyennes entreprises des Hauts-Bassins ne sont pas contents de leur ministère de tutelle. Ils l’ont fait savoir au cours d’une conférence de presse qu’ils ont animée, ce mercredi 14 juillet 2021 à Bobo-Dioulasso. Si toutefois leur cri de cœur n’est pas entendu, ils menacent de mener des actions revendicatives à travers la fermeture des marchés.

Cette rencontre avec les professionnels de médias a permis aux conférenciers de manifester leur mécontentement vis-à-vis du ministère en charge du Commerce, notamment sa Brigade mobile de contrôle et de la répression des fraudes ( BMCRF). Selon le porte-parole des manifestants, le tissu économique du Burkina Faso va très mal au regard de l’actualité socio-économique et sécuritaire (insécurité et pandémie du Covid-19).

« Ces deux facteurs plombent considérablement les activités socio-économiques et par ricochet mettent à mal le vivre-ensemble. Pour le monde des affaires, les voyants sont au rouge et l’horizon s’assombrie de jour en jour au regard de l’évolution de la situation », a déploré le porte-parole, Boureima Ouédraogo. Avant de poursuivre : « C’est dans ce contexte que le ministère du Commerce, à travers sa brigade mobile, décide de faire une répression que nous qualifions de barbare dans le milieu des petites et moyennes entreprises. Des contrôles incessants, des saisies de marchandises, des fermetures de magasins sans préavis sont devenus monnaies courantes dans nos secteurs (…) ».

Le porte-parole des conférenciers, Boureima Ouédraogo

Selon lui, tout est fait pour tuer un bon nombre d’entreprises déjà moribondes du fait de leur situation intenable. Car il estime que ces agissements sont de nature à compromettre les efforts de relance du secteur économique prôné par le président du Faso, Roch Kaboré. C’est pourquoi, à travers cette conférence de presse, ces commerçants disent vouloir dénoncer les pratiques de répressions et de harcèlement de la BMCRF et attirer l’attention du ministère en charge du Commerce sur certains faits à savoir, la récurrence de certaines décisions inopportunes au sein de son département ; le favoritisme dans l’octroi des autorisations spéciales d’importations, l’acharnement et la répression sur les commerçants du secteur informel.

Par ailleurs, ils dénoncent des irrégularités dans les contrôles des documents de douane en ce qui concerne l’importation des marchandises, le nombre élevé de structures de régulation dans les filières porteuses, la non mise à disposition des fonds issus des prélèvements destinés au développement des filières porteuses et au financement de leurs organisations, et la suspension des autorisations spéciales d’importation des céréales sans au préalable une concertation avec les acteurs directs concernés.

Des membres de l’Union présents à la conférence de presse

Les conférenciers menacent de fermer les marchés

Pour les conférenciers, l’objectif de cette sortie est d’attirer l’attention des décideurs afin qu’ils leur permettent de mener leurs activités dans la sérénité et de contribuer ainsi au développement du Burkina Faso. Pour remédier à cette situation, ils souhaitent que le ministère du Commerce institue un dialogue franc et régulier avec tous les acteurs engagés pour le développement du pays. Au cours de cette conférence de presse, les manifestants ont par ailleurs souhaité la réouverture des frontières terrestres pour un meilleur exercice de leurs activités, des échanges avec les institutions financières pour faciliter le remboursement des prêts en souffrance dus au Covid-19.

Des journalistes présents à la conférence de presse

Au titre de la filière sésame, ils demandent aux autorités de veiller à ce que la brigade mobile travaille avec les acteurs directs et qu’elle ne soit pas un frein aux activités de la filière et faciliter la concertation entre certains exportateurs et les autres acteurs. [ Cliquez ici pour lire l’intégralité ]

Romuald Dofini
Lefaso.net

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