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Terrorisme : Un avenir difficile pour le JNIM et l’EIGS

Accueil > Actualités > Opinions • • jeudi 25 février 2021 à 09h05min
Terrorisme : Un avenir difficile pour le JNIM et l’EIGS

L’année 2020 a vu s’affronter l’EIGS et le JNIM dans le Gourma et dans le Liptako. Ces combats ont fait de nombreux morts et mobilisé de nombreux combattants de part et d’autre. Mais aujourd’hui, les hostilités reprennent sur fond de différend territorial, de divergences idéologiques et de désir de revanche. A ces pertes conséquentes, se rajoutent celles très importantes subies suite aux nombreuses frappes de Barkhane. Et maintenant, le sommet du G5 Sahel, en plus d’une « union sacrée » prometteuse, a décidé l’envoi dans la zone des trois frontières de 1200 soldats tchadiens pour soutenir les forces déjà présentes et accentuer la pression sur les groupes terroristes.

Grâce aux efforts en matière de lutte anti-terroriste menés depuis le sommet de Pau il y a un an, l’« EIGS a perdu son emprise et subit de nombreuses pertes » comme a souligné le Président français dans le cadre du sommet de N’Djamena. Il n’a pas manqué non plus, de rappeler son intention de continuer à infliger des dommages profonds aux groupes du JNIM affiliées à AQMI, voulant même « décapiter ces organisations ».

Les deux groupes sont donc considérablement affaiblis au point qu’ils effectuent des recrutements forcés au sein des populations civiles. De plus, l’EIGS auraient également recours à l’appui de quelques combattants de Boko Haram venus du Nigéria. Le JNIM, de son côté, cherche aussi des nouveaux soldats mais a surtout perdu bon nombre de ses cadres dont le remplacement est difficile.

D’ici peu, ces deux franchises djihadistes vont devoir affronter un tout autre type d’adversaire sur leur deuxième front de bataille contre la Force. En effet, les 1200 militaires tchadiens qui s’apprêtent à prendre pied dans la zone des trois frontières sont probablement les soldats les plus aguerris d’Afrique. Depuis des années ces valeureux guerriers luttent contre le terrorisme parvenant à repousser Boko Haram hors de leurs frontières en lui infligeant de sérieux revers. Cette longue expérience du combat, renforcée par leurs équipements modernes, va permettre d’étouffer les derniers souffles des deux groupes terroristes qui ont décidé de s’affronter de nouveau.

Nul doute donc que le JNIM et l’EIGS doivent se poser des questions sur leur avenir et leur pérennité dans la zone. Ceci d’autant plus qu’au-delà du renfort venu du Tchad, les armées burkinabè et maliennes sont toujours appuyées par les forces spéciales européennes de Takuba et surtout par Barkhane dont les effectifs ne diminueront pas tant que le travail ne sera pas achevé. De quoi donc grandement entamer les ambitions des djihadistes qui semblent finalement jeter leurs dernières forces dans une bataille perdue d’avance.

Issa Bâ
@IssaBaouaga

Vos commentaires

  • Le 26 février à 13:47, par Ka En réponse à : Terrorisme : Un avenir difficile pour le JNIM et l’EIGS

    Oui, il a fallu que le peuple primaire des pays du sahel montre leurs mécontentements afin que la coalition pour éradiquer ces punaises comprenne nos attentes. Au début des actions des terroriste au Sahel, l’indolence de la Communauté Internationale a permis aux Djihadistes de renforcer leur position et de s’étendre. Avec la mission de Serval, je me suis demandé à l’époque pourquoi la chasse contre les terroristes et les rebelles au Mali s’était arrêtée sans les poursuivre jusqu’à dans leur dernier retranchement ? Pour les éliminer a l’époque, il a fallu une bonne coordination de tous, comme ça s’organise de nos jours. Avec la mission de SERVAL, le manque de coordination était une erreur : Pendant que la France et la CEDEAO les traquaient au Nord du Mali vers le désert ces punaises, l’Algérie devrait les traquer vers le Sud et les coincé, mais ça n’a pas été fait avec l’arrêt du SERVAL. Et les terroristes ont profité du laxisme des Etats et de leurs dirigeants avant l’arrivée de la mission Barkhane pour revenir au Sahel.

    Avec cette coalition qui se forme, surtout avec un peu de piment dans les rangs des militaires qui seront dans nos frontières, qui sont les militaires Tchadiens, la fin des terroristes déguisés est proche.

    Dans toute cette histoire, avec les décideurs maliens qui veulent négocier avec ces punaises, je me demande quelle est la responsabilité des musulmans de la sous-région avec ces personnes sans foi ni loi qui tuent des innocents au nom de l’Islam : Pourtant l’ISLAM est une religion de paix ? Ce qui veut dire, ‘’’’que les terroristes bernent nos enfants et nos frères, par mensonge, une affabulation faite pour soumettre l’Humanité au désir de Satan.’’’’ Les musulmans du Sahel devaient dire non à ces punaises et le problème sera réglé. Les combats de Daesh, Boko Haram et Al Quaïda devraient suffire à nous convaincre, surtout lorsqu’ils ont le soutien à peine voilé d’un pays du Golfe. A présent les décideurs des pays du Sahel doivent ouvrir les yeux et fermer le robinet de cette aide aux imams radicaux qui est un poison pour détruire la sous-région.

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