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Culture : Meek Man, un espoir de la musique chrétienne

Accueil > Actualités > Culture • LEFASO.NET • lundi 22 février 2021 à 11h31min
Culture : Meek Man, un espoir de la musique chrétienne

Meek Man, à l’état civil Koudgou Marcel Ilboudo, a décidé de donner sa voix pour la gloire de Dieu. A travers les notes musicales, il chante les louanges de l’éternel, son berger. Aujourd’hui, il est l’un des grands espoirs de la musique chrétienne contemporaine. Résident aux États-Unis, il trouve du temps entre plusieurs projets pour s’adonner à la chanson religieuse, sa passion.

Meek Man signifie « homme humble » en anglais. Il passe pour un reggaemaker plutôt qu’un artiste excellant dans la musique chrétienne. Ses dreadlocks trahissent son style musical. Pourtant, derrière cette allure de « Bad boy » se cache un homme sage. Il est réputé calme et sociable. Evangélique, Meek Man a fait l’option de glorifier la parole de Dieu. Ceci pour promouvoir les valeurs d’amour, de paix et de tolérance. Le natif de Nagbangré, village de la commune de Koubri, baigne dans la musique depuis sa tendre enfance.

La musique et lui, une histoire de famille

« C’est une histoire de famille », lance-t-il, tout souriant. Son père, un virtuose du Kundé. Sa mère quant à elle était une griotte. Ses parents exprimaient leurs talents lors des cérémonies coutumières. « Ayant appris à chanter auprès de mes parents, j’ai voulu suivre leurs pas en me professionnalisant dans le domaine de la musique », confie Meek Man. D’ailleurs, il manie parfaitement le Kundé grâce à son géniteur.

Il va alors tracer son chemin, bon an mal an, même si le succès espéré n’est pas au rendez-vous. Tout commence en 1995 à Ouagadougou, après sa conversion au protestantisme. Cette année-là et grâce à un de ses amis, Meek Man entre en contact avec un certain David Ouédraogo, guitariste de l’Église de Pedogo à Cissin, un quartier de la capitale burkinabè. Sa volonté d’apprendre étant grande, il se met tout de suite à la tâche. A la recherche du succès, en plus du Kundé qu’il joue déjà, Meek Man ajoute une autre corde à son arc : la guitare. Il se construit à son rythme, dans l’ombre.

Meek Man, artiste musicien

Meek Man, un homme persévérant

Sa persévérance finit par payer. En 2002, son premier album intitulé « Glory to the Lord » voit le jour. Meek Man savoure cette « victoire » et rend grâce au Seigneur, espérant aller de l’avant. Son vœu sera exaucé. D’autres œuvres discographiques vont suivre la première. Il s’agit respectivement des albums, « Sougri » en 2004, « Sagesse » en 2009 et « Surprise » en 2011. « Je me débrouillais tout seul pour faire la promotion de mes œuvres ». Sans staff, l’artiste avait du mal à se faire connaitre. Le succès n’étant pas au rendez-vous, il met sa carrière musicale en veilleuse de 2011 à 2020. Il s’exilera à New-York aux Etats-Unis, en avril 2015.

Un nouveau staff pour affronter l’avenir

Là, Meek Man se remet sur orbite, le 16 janvier 2021, en lançant un nouveau clip de la chanson Yikandom (mariage en langue mooré), tiré de l’album « Sagesse ». C’est son « grand retour » sur la scène musicale. Le clip, se réjouit-il, a été réalisé avec le soutien de la maison de production, Lynn video Inc et LPI/USA. Cette « renaissance » s’annonce d’ailleurs sous de meilleurs auspices. Meek Man vient d’avoir un manager. C’est une femme d’affaires connue au sein de la diaspora burkinabè aux Etats-Unis, Merveille Aïcha Nadège Ouédraogo. Elle a décidé de l’aider à faire redécoller sa carrière. Ce qui devrait faciliter la promotion de son cinquième album de 8 titres déjà bouclé et au titre évocateur « Résurrection ».

Un concert dénommé « Nuit de la résurrection » en vue

Meek Man est prêt pour collaborer avec des artistes restés au pays. Il envisage d’ailleurs l’avenir avec plusieurs projets. En plus du centre de formation artisanal qu’il entend ouvrir « très prochainement » au Burkina, l’enfant de Nagbangré a déjà un agenda tout tracé. Il projette avec son manager d’organiser un concert géant dénommé « Nuit de la Résurrection ». Ce spectacle devrait regrouper d’autres artistes chrétiens, telle Youmali, le 3 avril 2021 à New-York. Cette activité sera suivie, le 22 mai, de la cérémonie de dédicace de son dernier album, dans la même ville.

Dimitri OUEDRAOGO
Lefaso.net

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