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Yssif Bara, auteur de feux tricolores solaires : « L’Etat ne m’a jamais approché pour un partenariat »

Accueil > Actualités > DOSSIERS > Recherches et innovations • LEFASO.NET • mercredi 17 février 2021 à 23h45min
Yssif Bara, auteur de feux tricolores solaires : « L’Etat ne m’a jamais approché pour un partenariat »

Yssif Bara est titulaire d’un DUT en génie électrique (option électronique) de l’Université Nazi-Boni de Bobo-Dioulasso, et professeur d’électronique au lycée professionnel régional Guimbi-Ouattara. Ce jeune burkinabè d’une trentaine d’années est l’inventeur de feux tricolores solaires. Cette trouvaille lui a valu le premier prix de la 3e édition de la médaille Thomas-Sankara de l’innovation et de l’invention, le 11 mai 2019. Cependant, malgré les multiples avantages de ces feux, la trouvaille de Yssif Bara n’est toujours pas valorisée par l’Etat. L’innovateur dénonce même une concurrence déloyale.

Lefaso.net : Qu’est-ce qui vous a motivé à concevoir des deux tricolores solaires ?

Yssif Bara : D’abord, on peut partir de la définition de feu tricolore. Un feu tricolore est un dispositif lumineux qui permet de réguler la circulation routière. Il est essentiellement composé de trois couleurs : le vert, le jaune ou l’orange, et le rouge.

La tendance de ces couleurs est réalisée grâce à ce qu’on appelle, en électronique, le contrôleur. Ce contrôleur doit être programmé avec un logiciel qui permet de gérer cette alternance de couleurs. C’est ce contrôleur qui détermine les différents voyants. On peut par exemple mettre à 15 secondes pour le vert et ainsi de suite.

Donc le travail principal ici, c’est le contrôleur qui est ma trouvaille et non le foyer lumineux ou les ampoules. Les lanternes lumineuses ont été 100% importées. Elles représentent environ 10% du coût d’un feu tricolore. Donc l’élément capital, qui est le contrôleur, est ce que moi j’ai eu à fabriquer ici au Burkina Faso avec mon ordinateur et mes équipements électroniques. Ce feu tricolore solaire fonctionne sans convertisseur de tension avec 12V au lieu de 220V pour l’électrique. Ces feux sont autonomes et peuvent tenir durant 10 jours, même sans soleil.

Donc la vraie motivation de ma recherche, c’est la cherté et aussi le fait que les feux qui existent actuellement fonctionnent avec le réseau électrique. Ce qui fait que lorsqu’il y a délestage, ces feux s’éteignent et passent au noir. Donc il fallait penser à l’alternative de l’énergie solaire qui consiste à alimenter les feux tricolores de manière permanente et aussi à réduire considérablement le coût de l’installation d’un feu tricolore pour des carrefours et des ronds-points.

Quels sont les avantages des deux tricolores solaires par rapport à ceux électriques ?

Ces feux fonctionnent de façon permanente et sans convertisseur de tension, ce qui fait que ça ne consomme pas. De plus, les feux électriques qu’on voit, la municipalité paie la facture de ces feux chaque fin du mois à la SONABEL. Avec ces feux tricolores solaires, il ne serait plus question de payer la facture ; une fois que c’est installé, c’est fini.

Feux tricolores solaires

A l’annonce de votre trouvaille, l’Agence nationale des énergies renouvelables et de l’efficacité énergétique (ANEREE) avait exprimé son intérêt en s’approchant de vous. Il était d’ailleurs question d’un partenariat. Qu’en est-il aujourd’hui ? Expliquez-nous les péripéties de cette affaire avec l’ANEREE.

Ce partenariat n’a pas eu lieu. Il consistait à ce que j’envoie tout ce que j’avais réalisé ici à Bobo-Dioulasso dans leur show-room à Ouagadougou. J’ai trouvé cela un peu suspect et je n’ai pas accepté cette sorte de partenariat. Ils sont venus en août 2019 mais jusque-là, ça n’a pas eu lieu et ils ont plutôt traité avec un importateur de feux tricolores solaires à Ouagadougou. Je n’ai pas eu confiance du fait qu’ils m’ont proposé d’emmener ce que j’ai fait dans leur show-room pour une exposition avec le contrôleur là-bas, alors que moi j’habite Bobo-Dioulasso. J’ai trouvé cela suspect parce que je n’ai pas encore terminé la protection de l’œuvre à l’OAPI [Organisation africaine de la propriété intellectuelle]. Et dans ce cas, si on copie mon œuvre, je serais évidemment perdant. Donc j’ai refusé, par peur de copie.

Chose étonnante, quelques temps après votre entrevue avec l’ANEREE, le ministre s’affiche avec un importateur d’équipements de montage de feux tricolores solaires. Comment vous avez compris cela ?

J’ai compris que ce n’était pas pour faire la promotion des chercheurs et innovateurs, parce que si quelque chose peut être fait ici et qu’on continue d’importer, je crois que c’est pour décourager la science. J’ai tout simplement compris qu’ils sont de mèche. L’État ne m’a jamais approché pour un partenariat ; c’est plutôt la mairie centrale de Bobo-Dioulasso qui m’a permis d’installer, dans un carrefour, pour une expérimentation et qui a jusque-là montré sa satisfaction. Et là, il est prévu d’autres carrefours pour très bientôt. Je n’ai pas pour l’instant essayé d’approcher le ministère de l’Energie, mais je compte bien le faire autrement parce que la clientèle principale, ce sont les mairies ; donc c’est plutôt avec elles que je compte traiter.

Quelle est la différence entre vos équipements et ceux importés ?

La différence entre les deux est que celui-ci marche avec des fils, tandis que celui électrique marche avec le wifi, ce qui revient plus cher. Donc en cas de panne, étant donné que ces feux n’ont pas été fabriqués ici, on ne pourra rien faire. Il y a aussi le coût : l’importateur est au minimum entre 18 et 40 millions de F CFA, selon les directives des carrefours.

Avez-vous l’impression que l’autorité et les partenaires ont eu peu d’égard envers votre invention ?

Si si. J’ai l’impression que mon innovation n’est pas considérée à juste titre, car c’est juste après la visite de l’ANEREE que le ministre a inauguré les feux tricolores solaires de Ouagadougou. Si leur acte avait été posé avant, je pouvais dire qu’ils n’étaient pas au courant de mon invention. Mais c’est après leur départ de chez moi que j’ai vu sur la toile et aussi sur la RTB, les feux tricolores solaires de Ouaga inaugurés.

Avez-vous entrepris vous-même de faire la publicité de votre invention ?

Si ! J’ai commencé la promotion à travers les municipalités. Il y a les autorités de la mairie de Banfora qui m’ont bien reçu et qui sont prêtes à me rappeler pour les mois à venir. Lors de la célébration du 11-Décembre, on s’est entretenu sur le sujet, et ça leur a beaucoup plu.

Quelles sont vos perspectives ?

C’est toujours continuer à faire la promotion de mes feux tricolores solaires, les faire connaître là où ça n’existe pas.

Interview réalisée par Haoua Touré
Lefaso.net

Vos commentaires

  • Le 17 février à 16:05, par Indjaba En réponse à : Yssif Bara, auteur de feux tricolores solaires : « L’Etat ne m’a jamais approché pour un partenariat »

    C’est ça aussi le problème au Faso. Celui qui a son diplome pense qu’il revient à l’état d’organiser obligatoirement des concours pour qu’il puisse trouver du Job. Celui qui fait des découvertes technologiques croit qu’il revient obligatoirement à l’état de faire des démarches vers lui. Aaahhh non mes amis. Même aux USA ça ne marche pas comme ça. On n’est pas dans le social ici. On est dans le business. Tu approches des privés ou l’état, tu proposes ton produit., Tu communiques, tu construis un marketing autour. Si ton produit en ce moment passe tant mieux mais s’il ne passe nul part c’est que tu dois te remettres au boulot sans découragement jusqu’à trouver quelque chose un jour qui répond aux besoins du client et bien à son budget.

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    • Le 18 février à 10:18, par Brahima TRAORÉ En réponse à : Yssif Bara, auteur de feux tricolores solaires : « L’Etat ne m’a jamais approché pour un partenariat »

      Mon type tu as raison de te méfier ; tant que ton œuvre ne sera pas protégée, il faut faire attention et comme tu es dans la dynamique, attend un peu seulement et tu sauras discuter d’égal à égal et même importer ton invention. Du courage et ça va bien aller. Que Allah t’accompagne, te guide et te protège.

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    • Le 18 février à 11:01, par LeburkinaFaso En réponse à : Yssif Bara, auteur de feux tricolores solaires : « L’Etat ne m’a jamais approché pour un partenariat »

      @Indjaba , au Etats Unies le gouvernement donne des pret non remboursable ( des Grants ) , aussi des pret a tres bas taux 1% sinon meme moins pour les starts up ou meme les jeunes entreprises . Savez exactement combien de structures de soutiens y’a t’il au USA pour les petites et moyenne enterprises (PME). Des centaines pour ne pas dire des milliers : il y’en au plan Federal (USA) , au niveau Etatiques ( les differents Etats : Illinois , Texas , California, New York ......etc ) , au Niveau des differente Ville ( Chicago , Los Angeles , Houston , Dallas , ....etc ).
      De grace arreter comparer comme vous le faite ( orange different de Mangue different de Pomme different d ’Arachide. ) Ces pays developer que vous voyer ne sont pas arriver a ce niveau en ouvrant leur Pays a l’importation a outrange de tout , meme quand c’est possible de trouvez la chose sur place .

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  • Le 17 février à 16:10, par Lom-Lom En réponse à : Yssif Bara, auteur de feux tricolores solaires : « L’Etat ne m’a jamais approché pour un partenariat »

    Honnêtement les choses sont confuses dans ma tête quand je lis le titre de l’article et le contenu même de l’interview ! Quand ce Monsieur affirme que l’Etat ne l’a approché pour un partenariat et affirme en même que l’ANEERE l’a approché mais il n’a pas eu confiance en ladite structure, je ne comprends rien. S’il n’a pas confiance c’est son droit mais delà à penser que c’est l’Etat qui doit rentrer à sens unique dans sa vision individuelle du partenariat, c’est dommage ! Tant qu’il adoptera cette position, les autorités feront avec ceux qui sont à même de négocier. Il est probablement un bon inventeur mais je crois qu’il lui manque cruellement la science du marketing et des négociations commerciales. Qu’il se rappelle tout simplement que c’est des enseignants qui ont fait de lui ce qu’il est et qu’il n’était pas seul en classe. Par conséquent, il ya des gens comme lui sur la Planète qui ont plus d’avance sur lui dans ce qu’il fait. Qu’il prenne plus de conseils pour avancer ! Bon courage à lui !

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  • Le 17 février à 16:34, par HUG En réponse à : Yssif Bara, auteur de feux tricolores solaires : « L’Etat ne m’a jamais approché pour un partenariat »

    On porte le Faso dafani juste pour tromper la vigilance des gens.Thomas d’Ankara qui portait le Faso dafani le faisait avec conviction et il y avait un lien etroit entre l habit qu il portait et ses agissements, attitudes et comportement. Courage a toi jeune homme car tot ou tard on reconnaitra tes merites. Ou se trouve le consommons local ? Ou se trouve le plus rien ne serz comme avant ? Qui vit longtemps voit la danse de la colombe.

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  • Le 17 février à 17:15, par Saw En réponse à : Yssif Bara, auteur de feux tricolores solaires : « L’Etat ne m’a jamais approché pour un partenariat »

    Mon frère tu fais peut être du bon boulot. Mais ça reste du business. Donc c’est à toi de gérer ta communication. L’Etat va contacter sur qu’elle base ? Il y’a des appels d’offres. Tu t’organises et tu soumissionnes. C’est à toi de démontrer la fiabilité de ton offre. Le ministre ne peut pas te contacter. Car ça sera du favoritisme. Entour toi de personnes compétentes pour pouvoir vendre ton produit. Tu dois parcourir toute la sous région. Courage et bonne chance.

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  • Le 17 février à 17:49, par Jean Paul En réponse à : Yssif Bara, auteur de feux tricolores solaires : « L’Etat ne m’a jamais approché pour un partenariat »

    J’aimerais bien féliciter le monsieur qui a monté le système de feu tricolore solaire. Mais en même temps qu’il sache que ce qu’il a fait n’est pas nouveau. Déjà dans les années 80, nous faisions les mêmes montages au lycée technique. Je ne sais pas qu’est-ce qu’il a fait de nouveau et suspecte l’état de vouloir lui voler sa propriété. Au juste qu’est ce qu’il veut protéger à l’OAPI.

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  • Le 17 février à 18:01, par Ex Professo En réponse à : Yssif Bara, auteur de feux tricolores solaires : « L’Etat ne m’a jamais approché pour un partenariat »

    Alors il y’a deux regrets à la lecture de cet interview. D’abord, l’inventeur n’a pas mis en place un système marketing relatif à son invention. Car c’est à lui que revient cette démarche. Ensuite, sa méfiance à l’égard de l’ANEREE est fondée, car feu Moustapha Laabli THIOMBIANO, disait qu’il y’a des voleurs d’idées au Burkina. Et je sais de quoi je parle. La démarche de l’ANEREE ne s’est pas faite dans les règles de l’art. Moi je trouve qu’il se peut quelqu’un avait un projet semblable, mais il n’a pas eu la célérité de Monsieur BARA pour terminer et faire découvrir son invention. Donc il peut y avoir du regret et de la jalousie. Par ailleurs, l’invention des feux tricolores solaires de BARA devrait être une affaire du Ministre de l’énergie Bachir Ismaël OUEDRAOGO qui devait défendre le produit en Conseil des Ministres afin de passer commande pour leurs installations au même titre que les lampadaires solaires. Mais si jamais, l’État à travers ses municipalités nacquiert pas le produit de BARA, alors cela ne va plus susciter le goût de l’invention, de l’innovation endogène. Il prévaut et subsiste encore un esprit de méchanceté et de jalousie dans notre pays. Alors le développement va bien traîner les pieds.

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    • Le 17 février à 19:32, par Nonga-Sida En réponse à : Yssif Bara, auteur de feux tricolores solaires : « L’Etat ne m’a jamais approché pour un partenariat »

      "La démarche de l’ANEREE ne s’est pas faite dans les règles de l’art. Moi je trouve qu’il se peut quelqu’un avait un projet semblable, mais il n’a pas eu la célérité de Monsieur BARA pour terminer et faire découvrir son invention."
      De grâce, vérifiez les faits avant de vous prononcer. SVP.
      Sinon que feriez-vous si vous vous rendez compte que le Monsieur a simplement refusé la main tendue et qu’il a menti ? D’autres personnes ont innové plus que ça et sont prêtes à collaborer. Pourquoi pas lui ? Renseignez-vous au lieu d’avancer des"il se peut quelqu’un avait.........".

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  • Le 17 février à 18:31, par MAGA En réponse à : Yssif Bara, auteur de feux tricolores solaires : « L’Etat ne m’a jamais approché pour un partenariat »

    « Jeune » frere, je proposes que tu approches une mairie par exemple et du demande a installer tes feux tricolors dans un carrefour de la ville, En suite tu utlise ce carrefour en question comme demo grandeur nature de ton produits. Ensuite tu attaque au niveau etatique en expliquant que le carrefour "Thomas Sankara" est equipé par tes feux tricolors, Ce sera deja un bon debut pour te lancer.
    Bon courage a toi. Ne reste pas dans ton coin a attendre les clients. Fonce !

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  • Le 17 février à 19:01, par LAMINE En réponse à : Yssif Bara, auteur de feux tricolores solaires : « L’Etat ne m’a jamais approché pour un partenariat »

    Comme le chante certains haut et fort consommons Burkinabé mais ils ne favorisent les valeurs locales, et ne soutiennent les jeunes créateurs et talentueux du pays des hommes intègres, quel dommage. A ces conditions, je m’interroge si Burkina compte se développement sans le talent précieux de la jeunesse ? Ou la littérature et savants bureautique peuvent-ils sauver notre nation ? Un navire, navigué durant une décennie par les aveugles à tous raisons de sombré. je pleur le FASO mon beau pays, merci.

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  • Le 17 février à 21:46, par warzat En réponse à : Yssif Bara, auteur de feux tricolores solaires : « L’Etat ne m’a jamais approché pour un partenariat »

    Mon cher frère, je te suggère de travailler à réaliser quelque chose de commun, qui facilite la tâche au quotidien de tes frères Burkinabè. Tu as le bagage qu’il faut. Ainsi tu te passeras de l’état et de ceux qui veulent te spolier. Par la grâce de Dieu, tu tomberas sur un créneau où des étrangers viendront te voir chez toi. Tu ne dois rien attendre de l’état dans son état actuel du fait de son contenu et tu le sais. Poses toi la question de savoir ce que tu peux faire pour ton pays, le peuple auquel tu appartiens et au finish, tu obtiendras ce que ton cœur désire. Il te faut observer comment vivent et travaillent au quotidien les populations et tu auras un sujet de recherche. Ne mets pas l’argent au devant, c’est la richesse qui viendra à toi.
    Pour le reste que penses tu de ceci : dans le cadre d’une sélection de projets à financer au niveau national étatique, des jeunes Burkinabè ont soumis leur projet qui n’a pas été retenu.Alors ils envoient le même projet pour une sélection internationale, le projet est retenu avec 2 autres projets dans toute l’Afrique. Quelles sont les compétences objectives de ceux qui sont chargés de la sélection ? Nul n’est prophète chez lui, mais quand même. L’approche actuelle magouilleuse à souhait, fait perdre beaucoup à notre pays. Pendant ce temps, Paul Kagamé au Rwanda recrute à tour de bras dans l’intelligentsia africaine au même titre que les pays développés.
    In fine, mon frère, il faut que tu sois très fort dans ton domaine, tu verras que même dans un trou, on te fera appelle pour venir résoudre des insuffisances criardes que des nullités auront réalisés.

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  • Le 17 février à 23:30, par Sidnaaba En réponse à : Yssif Bara, auteur de feux tricolores solaires : « L’Etat ne m’a jamais approché pour un partenariat »

    Un inventeur n’est pas un entrepreneur et il a besoin d’accompagnement. Former une équipe pluridisciplinaire pour porter son projet est la première chose à faire. Toute invention n’est pas une innovation. Une innovation est une invention qui a un succès social ou commercial. Dans les tiroirs des inventeurs dorment plusieurs inventions qui ne connaîtront jamais le succès pour endosser l’appellation ’’innovation’’. Qd on veut innover on méne la recherche de ses futurs utilisateurs afin de pouvoir repondre exactement à leurs besoins car souvent un problème demeure aux yeux de l’inventeur alors que c’est n’est pas un aux yeux de ceux qu’ils pensent être ses futurs clients. On s’enferme pour elaborer son produit , on le met sur le marché et on se rend que personne ne veut de notre produit.
    Est-ce que notre inventeur avait pris l’avis de ceux qu’ils voyaient comme ses potentiels acheteurs ? Apparemment non et le voilà qui se plaint. Face à sa solution il y avait des alternatives. Votre proposition de valeur doit être unique avec un avantage réel aux yeux du futur utilisateur. L’ignorer vous expose a un echec. Le cimetiére des startups est rempli avec des solutions dont personne ne veut.

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  • Le 18 février à 05:33, par Pasek-Taalé En réponse à : Yssif Bara, auteur de feux tricolores solaires : « L’Etat ne m’a jamais approché pour un partenariat »

    Consommons et produisons burkinabè ne s’applique pas seulement á la nouriture ou la boisson, mais parout dans l’industrie, l’art, la medecine etc...
    Merci á la journaliste Haoua Touré d’en avoir tiré l’attention sur le sujet particulier qui est l’industrie.

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  • Le 18 février à 07:13, par Soleymane Traoré En réponse à : Yssif Bara, auteur de feux tricolores solaires : « L’Etat ne m’a jamais approché pour un partenariat »

    Bonjour à vous.
    J’ai beaucoup apprécié votre reportage sur le sujet mais il m’a manqué la présentation de M.Issif Bara avec ses coordonnées téléphonique et son adresse mail si possible.
    Je suis au Mali et désirais prendre attache avec lui .
    Bonne suite à vous en toute sécurité !
    Cordialement.

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  • Le 18 février à 09:01, par Très Intrigué En réponse à : Yssif Bara, auteur de feux tricolores solaires : « L’Etat ne m’a jamais approché pour un partenariat »

    Cette interview me laisse entrevoir plusieurs enseignements.
    - D’abord, chacun a un métier. Eh oui, il faut laisser à chacun le soin de faire son travail. Monsieur Bara est inventeur. Il y a dans son entourage probablement des communicateurs et ou des marketeurs, même si dans notre pays on ne leur accorde pas beaucoup d’importance. Monsieur Bara doit s’approcher d’eux, leur expliquer son invention et leur demander de l’aider à la vendre.
    - Ensuite, il n’y a pas de réel valorisation des compétences locales. Dans les commentaires, j’ai lu quelqu’un demander pourquoi le ministre devait approcher Monsieur Bara. Ailleurs, on organise des concours pour détecter ce genre de talents et ont les subventionne pour qu’ils produisent et créé de l’emploie. Ensuite ont vient nous vendre ces inventions pour tirer de la manne financière qui repart essentiellement dans le pays de l’inventeur. Il est temps de faire pareil chez nous.
    - Ensuite encore, beaucoup ont un sens obtus des affaires. Si j’avais de l’argent pour importer des feux tricolores solaires, je serait aller m’associer à monsieur Bara. J’apporte les finances et il apporte le savoir. Nous recrutons du personnel aux compétences nécessaires à l’avancement de notre projet. Au finish, nous devenons les princes du pétroles.
    - Enfin, il faut que l’Etat se mettent sérieusement à protéger et défendre le Business local. L’Etat ne peut pas employer tout le monde, mais l’Etat peut faciliter l’auto emploie. Ailleurs, le protectionnisme de l’Etat est une réalité même quand ce n’est pas dit ouvertement.

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  • Le 18 février à 10:29, par PIONG YANG En réponse à : Yssif Bara, auteur de feux tricolores solaires : « L’Etat ne m’a jamais approché pour un partenariat »

    Le plus choquant est qu’il y’a des gens qui encouragent l’État a prendre "l’argent publiques" pour aller enrichir des industriels étrangers au détriment de nos concitoyens qui, s’il sont valoriser, crée de l’emploi et alimente la fierté et l’indépendance nationale. Honte à tous les supporteurs ignorants d’un tel système. Bravo mon frère. On ne peut pas t’accuser de na pas faire la promotion de ta trouvaille. Elle est connu par nos autorités et nous savons qu’il y’a des communes non électrifiés qui manque de feu tricolores. A l’état de faire ceux pourquoi il existe. A savoir "faire de la force publique le moyen d’épanouissement de chaque citoyen du pays d’abord".

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  • Le 18 février à 18:01, par Minnayi En réponse à : Yssif Bara, auteur de feux tricolores solaires : « L’Etat ne m’a jamais approché pour un partenariat »

    A l’internaute "Jean Paul" qui doute même de la qualité de l’invention et il affirme que depuis les années 80, lui et autres faisaient déjà ça ! Ce monsieur est le prototype des Burkinabè méchants et mesquins de Ablassé ou jaloux de Laurent BADO.

    Pendant tout le monde encourage ce jeune inventeur, lui il trouve moyen de dire qu’il n’a rien inventé ni créer quoi que ce soit. Je voudrais juste l’informer que, selon certaines informations, la procédure de protection à l’OAPI est effectivement bien engagée n’en déplaise à lui. Et comme apparemment il fait partie des experts de l’OAPI, il pourrait travailler à contester la créativité de cette invention.

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  • Le 18 février à 20:21, par Yemi de Souza En réponse à : Yssif Bara, auteur de feux tricolores solaires : « L’Etat ne m’a jamais approché pour un partenariat »

    Tout est politique. Tout.

    Le jour où le peuple reprendra le pouvoir, il n’importera plus rien qu’il puisse produire.
    Même les États-Unis pratiquent le protectionnisme et le dumping économique malgré que pour importer, ils utilisent leur monnaie nationale, le dollar, au nom du privilège impérial que cela leur offre depuis les accords de Bretton Woods en décembre 1945. Alors, pourquoi pas nous qui, pour avoir du dollar, devrions vendre nos productions agricoles, notamment le coton et autres ? Et, surtout que, les dollars que nous utilisons pour importer ce que nous produisons, peuvent être utilisés pour importer ce que nous ne pouvons pas produire afin d’accélérer notre développement.

    Vivement, que le peuple aille parler à ses dignes fils militaires pour la libération totale du pays et pour la renaissance : démocratie directe, consensuelle, participative avec exécutif collégial.

    Un ministre qui fait la promotion de ce qu’on peut produire localement, est un traître à la patrie.

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