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Humour burkinabè : Il est temps d’arrêter la perversité et la mendicité

Accueil > Actualités > Culture • LEFASO.NET • mardi 19 janvier 2021 à 05h41min
Humour burkinabè : Il est temps d’arrêter la perversité et la mendicité

L’humour s’est fait une bonne place au soleil dans le showbiz burkinabè. Il est rare aujourd’hui de voir des évènements sans des prestations humoristiques. Cet art est très ancré dans les mœurs des Burkinabè. Des talents ne vivent que de sa pratique. Malheureusement, au Burkina, certains humoristes plaisantent avec tout. Sur scène, d’autres deviennent des mendiants, s’ils ne sont pas pervers.

Mal formés ou en pannes d’inspirations ! Là on ne sait quoi dire. Le rire soigne. On est tous d’accord. Mais peut-on rire de tout ? Absolument pas. Aujourd’hui, certains spectacles humoristiques riment avec la perversité. Ils sont nombreux ces artistes qui sont devenus spécialistes dans ce domaine. Ils ne peuvent faire une prestation, un sketch sans parler du sexe des femmes. Les féministes les accuseront plus tard certainement d’être des misogynes. On se moque donc du sexe féminin. Des textes tournent autour des relations sexuelles. D’autres font semblant de confondre certains mots. Par exemple, ils prononcent « vagin » pour vouloir dire « voisin ». D’autres disent « baiser » pour parler de « braiser ».

Des artistes humoristes sont devenus des champions de la perversité

Cette pratique est surtout présente chez les hommes. A priori, ces spectacles devraient être interdits aux enfants. Malheureusement, les organisateurs ne filtrent pas les entrées. On compte donc parmi les spectateurs des mômes. Là, les tors sont partagés. Les promoteurs savent bien que les « textes » des artistes programmés sont « pervers ». Ils se doivent donc de signaler que le spectacle n’est pas ouvert aux enfants. Les parents aussi ont une part de responsabilité. Eux également savent maintenant que des artistes prononcent des mots qui ne vont pas avec l’éducation des enfants. Ils doivent éviter de suivre les spectacles avec leurs rejetons.

Il ne faut pas abuser des parties intimes de la femme pour s’amuser

Revoir l’écriture des vannes n’est point une invite à l’autocensure. C’est plutôt une demande aux créateurs de soigner leurs textes. Il existe beaucoup de faits dans la société pour faire rire les citoyens, le public. L’on n’a pas besoin d’aller fouiller dans les jupes des femmes pour égayer le public. Les sources de création sont à proximité. On ne dit pas de ne pas aborder la question du sexe. Ce n’est point un tabou. Il ne faut tout de même pas abuser avec des sketchs sur les parties intimes. Pourtant, c’est le sujet favori de bon nombre d’humoristes burkinabè.
La perversité n’est pas le seul défaut des humoristes. Il y a aussi la mendicité au cours des spectacles.

Des artistes se comportent en mendiant sur scène

Certains délaissent leur prestation sur scène et se comportent comme des garibous. Ils sollicitent des billets de banque directement au public. Ces comportements mettent souvent mal à l’aise des spectateurs. Un artiste en prestation sous-entend qu’il a reçu son cachet. De toute façon, le spectateur a acheté aussi un ticket pour accéder à la salle. Il n’y a plus besoin de faire des courbettes auprès de lui. Si une prestation séduit un membre du public, il est libre de gratifier son auteur. C’est son choix. On ne doit pas le forcer à donner de l’argent. Il ne faut pas oublier que David Katan a dit que l’humour est une idiotie intelligente.

Tout le monde veut devenir humoriste

L’autre fait marquant, c’est qu’apparemment, tout le monde veut devenir humoriste. Certains confondent la comédie et l’humour. Pourtant ce sont deux choses différentes. Des acteurs de cinéma et de théâtre se convertissent en humoriste sans des préalables. Sur scène, leurs prestations ne font rire personne. Au contraire, ils sont parfois ridicules aux yeux du public. Il est temps que les acteurs de la chaîne mettent de l’ordre dans la profession. L’humour est certes fait pour l’hilarité, mais sans du sérieux, tout risque de sombrer. Le style meurt et l’artiste avec si on n’y prend garde. Demandez des conseils aux artistes du « zook ».

Dimitri OUEDRAOGO
Lefaso.net

Vos commentaires

  • Le 18 janvier à 16:20, par ali baba En réponse à : Humour burkinabè : Il est temps d’arrêter la perversité et la mendicité

    Bravo Dimitri, d’accord avec ton commentaire, chapeau

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  • Le 18 janvier à 16:42, par Bouba En réponse à : Humour burkinabè : Il est temps d’arrêter la perversité et la mendicité

    D’accord avec vous qu’on tienne compte de l’âge du public. Si les enfants qui ne sont pas majeurs sont admis dans la salle, alors les promoteurs doivent informer l’humoriste afin qu’il en tienne compte dans la préparation de son sketch. Le public doit être informé afin que des parents ne viennent pas avec des enfants mineurs au spectacle. Le contrôle à l’entrée peut interdire l’entrée aux mineures. Tout cela est une question à régler par les promoteurs du spectacle. Pour le reste je ne suis pas d’accord avec vous. Parler de sexe, de vagin dans un spectacle ne va pas rendre pervers un adulte puisqu’il sait que c’est de l’humour et pas plus. Ou bien cet adulte était déjà pervers avant le sketch. C’est une question de personnes. Il y a beaucoup plus de choses qui se passent dans la rue au vu et au su de tout le monde dans la rue, des filles quasiment nues (cela n’est pas la faute des homes), cela porte porte, n’est ce pas beaucoup plus atteinte aux mœurs que les sketchs de nos braves humoristes.

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  • Le 18 janvier à 20:08, par Debon En réponse à : Humour burkinabè : Il est temps d’arrêter la perversité et la mendicité

    Ainsi Parla Un Journalist.Il S’appelle Dimitri OUEDRAOGOG.ne baisse pas les bras,le temps ne dur pas à tourner la page de notre vie.
    courage !

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  • Le 19 janvier à 07:35, par DF En réponse à : Humour burkinabè : Il est temps d’arrêter la perversité et la mendicité

    Je valide ce que vous avez dit Mr Dimitri. Respectons nous vivant !

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  • Le 19 janvier à 09:24, par saam En réponse à : Humour burkinabè : Il est temps d’arrêter la perversité et la mendicité

    Il n’y a pas que les humoristes, les chanteurs aussi dénudent les femmes pour leur clips, les danses sont érotiques, certaines scènes à la limite porno parfois : sexe, alcool, bref, tous les vices ressortent dans certains clips et nos enfants regardent ! Les femmes et filles là aussi, respectez-vous pour avoir du respect en retour ! ! les Autorités aussi doivent faire coder certaines chaines musicales et les parents contrôler les connexions de leurs enfants.

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  • Le 19 janvier à 09:36, par Le Pacifiste En réponse à : Humour burkinabè : Il est temps d’arrêter la perversité et la mendicité

    ’’Des artistes humoristes sont devenus des champions de la perversité’’ très juste
    ’’ll ne faut pas abuser des parties intimes de la femme pour s’amuser’’bien dit
    ’’Des artistes se comportent en mendiant sur scène’’ c’est exact
    ’’Tout le monde veut devenir humoriste’’c’est ça même
    Monsieur Dimitri OUEDRAOGO, Je suis parfaitement d’accord avec toi. C’est comme ’si tu étais dans mon cœur’ merci pour ce papier, je dirais, ce pamphlet

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  • Le 19 janvier à 10:06, par Guètta En réponse à : Humour burkinabè : Il est temps d’arrêter la perversité et la mendicité

    Cher Dimi, juste est votre analyse. elle vient à point nommé. Je suis un averti du domaine et maintes fois j’ai interpellé des groupes qui basent leur "comédie" sur le sexe, l’infirmité ou Dieu. ces choses ne doivent ou ne peuvent pas faire rire un homme "normal". Il est temps que la conscience collective aide à nous avertir qu’on ne rit pas de tout. Bon vent, cher journaliste.

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  • Le 19 janvier à 10:17, par Tok Sida En réponse à : Humour burkinabè : Il est temps d’arrêter la perversité et la mendicité

    Bravo à Mr Dimitri pour cet article sur les déviations des soi disant "humouristes" lors des spectacles. Il y’a plusieurs types d’humour et le professionnalisme commande de savoir dans quel registre on évolue et tenir compte du public auquel on s’adresse.
    Les humoristes improvisés, en panne d’inspiration et incapables d’improviser (c’est aussi un art) offrent des spectacles désolants et n’ont d’autres recours que de patauger dans la cour boueuse des propos désobligeants, abjects et nauséeux et essayer de RACKETTER le public.
    Suivez les prestations des grands humoristes ! Ils préparent leur intervention et tout le monde y trouve son compte. Vous n’entendrez jamais Jamel, Mamane, le Fantastique, l’Ambassadeur Agalawal racketter le public ou employer des mots sales ou s’attaquer bêtement aux gens.comme le font ces humouTRISTES sortis des tréfonds obscures des bas quartiers. Eblouis par les spots et autres décorations bling bling des salles de spectacles, ils n’ont alors que pour seules inspirations leurs fantasmes inassouvis de sexe et piétinent allègrement les bonnes mœurs et le respect du public.
    Haro sur ces inciviques et mendiants d’un autre genre !
    Courage aux vrais humoristes qui en font un art respectable et qui respectent le public et se respectent eux mêmes.

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  • Le 19 janvier à 11:09, par I.IVO Ecrivain Cadre Banque En réponse à : Humour burkinabè : Il est temps d’arrêter la perversité et la mendicité

    Merci de cette alerte si vraie et merci à ceux qui diffuseront ce message et le prendront en compte... Il s’agit de veiller sur la morale, même décomplexée, de la génération et de celle à venir. La vie est large et riche et il faut absolument éviter les confinements mentaux sur le corps féminin ou le corps en général, qui est le support de la vie et le préalable à toute force de création et d’actions de l’homme dans le monde.
    Créons intelligemment et dignement.... comme des baobabs sur le sol aride....

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  • Le 19 janvier à 11:36, par Soucieux pour mon pays En réponse à : Humour burkinabè : Il est temps d’arrêter la perversité et la mendicité

    Analyse très pertinente. L’humour doit égayer tout en évitant la perversion. Je ne suis pas d’accord que les parents évitent d’envoyer leurs enfants au spectacles d’humour. Il revient seulement à l’humoriste ( s’il est professionnel) de s’abstenir de la perversion. D’ailleurs, certaines chaînes rediffusent souvent leurs spectacles qui sont suivis par des personnes de tous âges. Je profite ajouter à votre analyse que mêmes les artistes musiciens doivent soigner l’image de leurs danses en évitant aussi l’exhibitionnisme. Ensemble, on doit construire une société de joie sans tomber dans la dépravation des mœurs. Encore une fois, merci beaucoup pour l’analyse.

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  • Le 19 janvier à 12:43, par Ka En réponse à : Humour burkinabè : Il est temps d’arrêter la perversité et la mendicité

    Merci Dimitri pour cette belle analyse, impartiale et simplement citoyenne. Et je profite remercier à mon ami saam pour sa remarque pertinente qui nous confirme de conserver nos cultures qui ne sont pas compatibles aux mœurs actuels : Et nous devons se rappeler qu’un peuple sans culture est un peuple sans âme : A l’image d’autres civilisations, notre culture contient beaucoup d’aspects positifs, et la perversité n’est pas compatible a notre culture très riche.

    Quand on écoute nos humoristes ou voir nos actrices et acteurs dans nos films, on peut confirmer que l’Afrique fait simplement du copier-coller. On veut exactement répliquer ce que fait l’Occident qui n’est compatible à nos cultures, et à la fin on va juste vers l’autodestruction. Si le copier-coller était parfait, je crois que l’Afrique ne serait pas à la traine aujourd’hui. Oui saam, le libéralisme conduit inexorablement à la dérive morale. L’humoriste ou l’acteur ne peut pas être libre de faire tout ce qu’il veut, sinon, ça détruit tout.

    Et Pour que la liberté de l’humoriste ou de l’acteur avance de manière significative en Afrique surtout au Burkina, ou on voit des jeunes filles se dénuder sans pudeur dans les films, les professionnels du secteur, les autorités de régulation et l’Etat doivent œuvrer au fort renforcement des capacités de ces actrices et acteurs a une véritable amélioration qualitative des scènes dans les films, ou dans les salles de théâtre. Le cinéma ou les humoristes Burkinabé de nos jours, comparé à ses débuts avec des films comme ‘’’l’Immigrant’’’ ou autres, des chefs d’œuvres vivants, notre cinéma et nos humoristes deviennent franchement MÉDIOCRE ! Surtout ils rentrent dans des aspects très négatifs de notre culture. Nos humoristes et nos actrices et acteurs ne perdent absolument rien à supprimer cette perversité qui déshumanise notre culture pour renforcer les aspects positifs. Refuser cette façon de voir les choses revient tout simplement à tuer notre culture à travers le monde.

    Conclusion : Mieux vaut avoir l’honnêteté de constater que, si les "blancs" sont bien à l’origine de nos misères, ils ne peuvent aujourd’hui nous y maintenir que grâce à la complicité de ceux qui veulent les copié a 100%, oubliant que d’avoir une autre culture politique qui est compatible au notre, peut aussi mieux développer les choses, et nous faire avancer librement. Regardons-nous en face, et essayons de changer les choses chez nous en évitant d’avoir systématiquement recours au même bouc émissaire : Leurs comportements pervers sont tout à fait contraire à nos cultures. Encore une fois, merci à Dimitri pour cette analyse pertinente.

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  • Le 19 janvier à 14:57, par Aris LiNK En réponse à : Humour burkinabè : Il est temps d’arrêter la perversité et la mendicité

    Tout d’abord et de tout temps l’humour joue avec la transgression. c’est une de ses mécaniques et une de ses techniques d’écriture. On peut et on doit pouvoir se moquer de tout, même si en fonction de notre éducation et de notre culture, TOUT ne peut pas nous faire rire (demandez aux caricaturistes du prophète). Ne soyons pas des Ayatollah ou des intégristes anti-liberté d’expression.
    Cependant, l’article de M. Dimitri OUEDRAOGO est très pertinent à plusieurs titres , ces humoriste du dimanche ne savent pas s’y prendre. il faut qu’ils se forment. OUI.... c’est aussi dommage qu’ils mendient mais cette forme se voit aussi dans la musique.ET cela est bien dommage !!

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  • Le 19 janvier à 16:52, par CCCC En réponse à : Humour burkinabè : Il est temps d’arrêter la perversité et la mendicité

    Certains humoristes par leur genre ont contribué à stigmatiser certaines communautés. Ils sont encore nombreux ces personnes (qui n’ont jamais mis pied au Burkina Faso) qui pensent que tous les burkinabé s’expriment comme Zongo (du groupe Zongo et Tao) et aussi le tout nouveau humoriste qui se nomme Boukari. Je n’ai rien contre ces artistes mais de leurs prestations il découle un lourd préjugé qui colle aux pieds des burkinabé dans certains pays. Particulièrement, le nommé Boukari lors de ces prestations pour parler de son VOISIN emploie le mot VAGIN et il n’y a rien de plus insultant pour une femme que de payer 10 000 F CFA pour un spectacle et se voir diminuer de cette manière par quelqu’un qui était censé vous faire rire.

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  • Le 19 janvier à 16:53, par Annie En réponse à : Humour burkinabè : Il est temps d’arrêter la perversité et la mendicité

    Merci M.OUEDRAOGO, pour cette analyse très pertinente : vous avez TOUT dit et TRES BIEN dit.
    Alors il y a un phénomène qui m’irrite... Les salutations des jeunes (j’ai plus de 50 ans)... Quand ils vous saluent, c’est :
    1. bonjour, comment allez-vous ? (pour moi, "le comment allez-vous" ne sied pas à toutes les circonstances, c’est familier ;
    2. bonjour, et la matinée ? et la soirée ? Je n’aime pas du tout cette expression qu’on sort à tout moment ...

    Merci de nous partager votre avis.

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  • Le 25 janvier à 09:58, par Kaka En réponse à : Humour burkinabè : Il est temps d’arrêter la perversité et la mendicité

    Parlant de "copier-coller" et de "banaliser" il y a 20-30 ans, les européens enviaient nos manières traditionnelles d’être et de faire dans tout. Aujourd’hui, les mêmes "blancs" regrettent le passé des africains !
    On va nous dire que le développement vient avec son lot de tout, mais des peuples traditionnels se développent en gardant leur culture, à l’exemple des chinois, japonais, indous... Quand on t’envoie, il faut savoir t’envoyer...
    Actuellement en Afrique, nous avons même dépassé les "blancs" dans tout !(manière de parler, danser, chanter, s’habiller, même nos films...)
    Vivement la prise de conscience pour un bon discernement dans cette évolution à triple vitesse pour l’Africain.

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