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Mousbila Sankara sur les élections : « Le MPP n’aura aucune difficulté à rééditer en 2025 »

Accueil > Actualités > Politique • LEFASO.NET • jeudi 3 décembre 2020 à 23h20min
Mousbila Sankara sur les élections : « Le MPP n’aura aucune difficulté à rééditer en 2025 »

Ancien cadre de l’Union pour la renaissance/Parti sankariste (UNIR/PS), Mousbila Sankara a, pour « dispositions personnelles », pris fait et cause pour l’ancien président du Faso, ancien premier ministre, Yacouba Isaac Zida, arrivé (provisoirement) huitième sur les treize candidats avec 1,52%. Analyse de l’ambassadeur, Mousbila Sankara, des résultats du scrutin du 22 novembre 2020 à travers cette interview qu’il a nous accordée, le 24 novembre, à son domicile.

Lefaso.net : Les résultats des élections, une surprise pour vous ?

Mousbila Sankara : Pour moi, à dire vrai, il n’y a pas eu de surprise ; puisque depuis plus de cinq ans, je prévoyais cette situation. Cette situation est laquelle ? Celle où aucune valeur n’allait être prise en compte dans les actions de la vie. Ce qui avait en son temps justifié la création de l’association pour la renaissance d’une citoyenneté nouvelle (ARCN). Il y a longtemps donc qu’on était en train d’installer le nid de cette situation de façon structurelle. En ne donnant pas un minimum d’instructions aux enfants, nous préparions cette situation. Il fallait donc l’arrêter.

Comme un de mes maîtres coraniques me l’a dit : on ne vide pas une jarre avec une coque d’arachide (la coque d’arachide certes, a une contenance, mais pour vider une jarre, c’est inconséquent). C’est l’effet que nous avons, en ne faisant pas mieux que parler : lutte contre la corruption, ne faites pas ceci, ne faites cela. Il faut une solution radicale, comme celle que Rawlings (Jerry John) a amenée au Ghana qui a pu impacter l’imaginaire et délivrer le pays des mains de tous ceux qui avaient considéré la politique comme leur affaire et la voie de la corruption comme moyen de développement. Il a mis en place plusieurs mécanismes, dont un système judiciaire ‘’sommaire’’, mais permettant à celui qui constate l’action, de pouvoir démontrer que c’est interdit.

On a tout dit, mais le Ghana a retrouvé une moralité, sur la base de laquelle, il est en train de se construire. Ici, il y a beaucoup de paramètres à comprendre. Dans certains milieux, on ne peut pas remplacer un chef tant qu’il n’est pas mort. C’est impensable. Nous avons une population qui n’a pas de culture, de sorte qu’il faut tout cultiver. Notre culture est morte depuis longtemps, c’est pourquoi n’importe qui pouvait être chef. Il faut ressemer ce qu’il faut comme mentalité pour un peuple qui veut survivre aux aléas de la société. C’est pourquoi, j’avais lancé l’association, l’ARCN. Malheureusement, je n’ai pas les moyens pour alimenter les gens à cet effet ; puisqu’il faut des moyens dans cette société. Notre société a besoin d’électrochoc pour réagir.

En allant aux élections, je ne voyais donc pas la possibilité d’un changement. Maintenant, j’étais en train de voir comment faire pour survivre mentalement à ce que je vois, pendant cinq ans. En écoutant les médias, j’ai entendu des gens dire que le scrutin a été entaché de ceci ou de cela, mais que ce n’est pas de nature à remettre en cause les résultats. Là encore, ma culture m’a appris que ce qui est interdit est interdit. La loi est aussi sacrée ; il n’y a pas de petite ou de grande fraude, de petite ou grande corruption. Tant qu’on ne va rejeter les choses, qu’elles soient grandes ou petites, on ne s’en sortira pas. Si on doit se donner des libertés dans la mauvaise pratique, c’est dangereux pour notre société. Moi, je ne mange pas le chien ; alors, aussi petit soit son morceau, je ne mangerai pas. Ce qui est interdit, est interdit, on ne ruse pas avec. Voyez-vous, c’est en banalisant les choses, qu’on laisse échapper l’essentiel et on enfonce ainsi le pays dans des difficultés. Quand la société interdit quelque chose, il faut l’admettre comme telle ; il ne faut pas l’admettre en fonction de la position qu’on occupe aujourd’hui.

Même l’opposition, après avoir montré un long chapelet de dysfonctionnements, est venue conclure que ce n’est pas grave. Non, c’est inadmissible, on ne doit pas banaliser les choses ; on doit condamner et faire en sorte que ça serve de pédagogie. Une loi est une loi. Mais nous sommes en train d’accepter qu’on peut voler ‘’petitement’’. Cet esprit m’a davantage assommé. On ne doit pas accepter une mauvaise manière de faire, sous prétexte que c’est petit. Ce qui est interdit est interdit. Telle doit être la loi. Ce que la loi a interdit ne doit pas être fait.

Vous attendiez-vous à ce score pour votre candidat, Yacouba Isaac Zida (1, 52%) ?

Je m’attendais à ce qu’il ait au moins 10%. Par culture, quand tu n’es pas au partage, ce qui vous revient généralement n’est jamais à la hauteur de vos attentes. Gagnez-là, j’étais assez lucide pour ne pas y croire. Tout le monde dit que le pouvoir actuel n’est pas bon. C’est un sentiment général, sauf pour ceux qui sont au pouvoir. À l’entame de la campagne, le patron du MPP, Simon Compaoré, a, lui-même, fait une situation des écoles fermées sur le territoire national avant de demander après de les voter. Je ne vois pas de mérite ici à voter des gens qui comptent le nombre d’écoles fermées. La fermeture des écoles est-elle négligeable ? C’est grave ! Maintenant, les résultats viennent montrer autre chose (peut-être que les gens ne savent même pas ce qui est mauvais et bon).

Le général (Zida) n’a pas accepté venir au moment où ses partisans l’attendaient, mais en même temps, on ne sait pas ce qui allait advenir s’il venait (et qu’elle allait être sa part de responsabilité ou notre part de responsabilité). Je suis actuellement de ceux qui pensent qu’il a décidé en fonction de ce qui est bien et c’est normal, c’est de sa vie, de celle de sa famille et c’est à la limite de son engagement. Dans ce pays où les émotions sont fortes, s’il était venu et quelqu’un perdait la vie de ce fait, ça n’allait pas être bien. Avec les résultats que les gens nous livrent, je me demande si un tel sacrifice valait la peine de sa part. De toute façon, il a prouvé (de par le passé) qu’il pouvait s’engager.

Ce score ne va-t-il pas entamer son parti, le MPS, ses partisans ?

Ceux qui s’y sont engagés pour être au pouvoir tout de suite peuvent être moralement entamés ; parce que les militants n’ont pas les mêmes niveaux d’engagement. Mais quelqu’un qui a vu au parti et en l’engagement de Zida, une occasion de développer une vision, de mener un combat, ne sera pas découragé. Donc, il y aura des gens qui vont certes se décourager, mais d’autres vont saisir cette situation pour mieux avancer.

Comment analysez-vous le fait que, malgré les récriminations, le contexte, le candidat du parti au pouvoir soit passé, haut les mains ?

Si je dis que je me l’explique, ça va m’amener à qualifier le peuple, que j’ai déjà qualifié en sa partie intellectuelle (malhonnête, ndlr). On peut simplement dire que pour ce peuple, quel que soit un mal, tant que ce n’est pas eux-mêmes, ça peut passer. Sinon, on a beau cherché ce que le pouvoir en place a fait, on ne voit pas, mais il est-là. Mais enfin…, ce sont eux qui sont au pouvoir, qui peuvent nommer, distribuer de l’argent et c’est cela que les gens veulent. Chacun veut que son problème soit réglé, même si le reste brûle. C’est pourquoi personne ne voit la situation dangereuse pour le pays. C’est l’égoïsme. Quand vous avez un peuple qui est à ce niveau, c’est difficile. Il faut que les sociologues et autres intellectuels étudient pour comprendre l’attitude de cette société. On a des intellectuels et il faut qu’ils s’interrogent sur ce phénomène. C’est un problème, à partir du moment où même quand on le (peuple) laisse choisir son propre chemin, il ne sait pas où aller. Dès lors, est-ce que vous (le peuple) méritez cette liberté ? Est-ce que ce n’est pas mieux de le prendre et le conduire là où on pense que c’est mieux pour lui ? Ce sont des interrogations qui me viennent à l’idée.

Le peuple, laissé à lui-même, ne sait pas s’orienter. Sinon, légitimement, tout le monde sait que ce pouvoir ne fait pas l’affaire du peuple, mais ce peuple l’aime. Que voulez-vous qu’on fasse ? Si tu as pitié de lui (le peuple), tu le prends et tu le sors du danger. C’est comme un enfant qui tient dans les mains une bombe et qui joue avec. Toi, le grand qui est à côté, tu as des sueurs froides. Mais pour lui, c’est un jouet rond qu’il tient. Toi, grand, qui es à côté, ce qui te reste, c’est de tout faire pour lui arracher la bombe, contre son gré, malgré ses pleurs parce que tu l’aurais sauvé. C’est ce qu’il faut faire avec ce peule. Notre peuple ne sait pas que la mauvaise gouvernance-là fait disparaître un pays ou le conduit à des situations très difficiles. Nous devons prier encore pour qu’il y ait un guide qui va amener ce peuple là où il pourra s’en sortir. Il le faut.

Le peuple ne s’est-il pas dit que parmi tous les candidats, celui du MPP est le plus fiable ?

C’est l’idée que le parti au pouvoir va se donner. Mais, nous savons tous que c’est faux ; puisque le Burkina Faso ne se limite pas à treize personnes (les candidats) ! On a d’abord sélectionné en imposant une caution de 25 millions de Fcfa.

Mais ce sont des textes qui le disent, ce n’est pas de l’arbitraire !

Mais c’est nous qui avons fait les textes. On n’a pas trouvé des moyens de dire que si tu envoies les 25 millions, il faut prouver là où tu les as eus. Aucun n’a vendu son bétail ou ses récoltes pour dire que lui, il dépose sa candidature. Alors qu’on sait que plus de 80% de nos populations sont des travailleurs de la terre. Donc, avec cette disposition, on a exclu 80% de la population. Alors, croit-on que tous ceux-ci là sont des imbéciles ? Il aurait fallu que le système de choix permette à une lumière (des personnes de vision, ndlr) de se présenter et d’arriver au pouvoir.

Maintenant, on dit aux gens de choisir dans ce qu’ils ne connaissent pas. Dès lors, en dehors du hasard, que peuvent-ils faire ? Le problème est plus profond. Nous faisons de l’élitisme avec une population qui est en majorité analphabète. Comment peut-on faire de la démocratie dans ce contexte ? Pour y arriver, il faut instruire tout le monde. Et comme depuis l’indépendance, chacun n’a cherché qu’à instruire son enfant, voilà où nous en sommes. En résumé, il faut retenir qu’on ne peut pas bouger sans secousses.

Comment avez-vous perçu les messages de campagne ? Ont-ils répondu aux attentes des populations ?

Il y avait des attentes, mais c’était mal agencé. J’aurais voulu quelqu’un qui allait présenter la situation puis dire, dans telle situation, nous sommes à ce point A, mais avec moi, on sera au point B et avec tels moyens. Ce ne devait pas être compliqué. Voyez quelqu’un comme Zéphirin Diabré, son idée de tunnel (je pense qu’il voulait dire canal) est lumineuse ! Mais présenté en vrac comme cela, ce ne donne que ce que nous avons vu, ça a fait rire. Alors que non, c’est très pertinent comme idée. L’enclavement du Burkina est un handicap majeur pour son développement.

Aussi, même nos compatriotes à l’extérieur, on s’est battu pour qu’ils puissent avoir le droit de vote, mais en réalité, les gens n’ont fait que des propositions vagues en ce qui concerne la diaspora. Aucun candidat n’est sérieusement allé vers elle pour la mobiliser. Aucun des candidats n’est allé pour se préoccuper de ces Burkinabè de l’étranger. Nous devons déployer des stratégies vers les pays qui abritent de fortes communautés de Burkinabè, on ne s’assoit pas pour se contenter de discours et leur octroyer le droit de vote.

Même au plan interne, tout le monde ferme les yeux sur la migration interne ; ceux qui quittent les zones du Sahel, le Nord…pour aller s’installer dans les zones Ouest, etc., la cohabitation n’est pas facile, ça ne va pas ! Mais quelle proposition fait-on ? Quand on parle de cohésion nationale, ça implique aussi que l’État crée, par des lois ou approches, la possibilité que le Burkinabè soit chez lui partout au Burkina. Qu’on réglemente : avant de s’installer dans une zone, les mauvaises habitudes que tu avais de l’autre côté, tu les laisses, qu’il y ait des règles. On ne peut pas avoir des gens qui viennent demander des terres pour cultiver et subitement deviennent des néo-propriétaires. Non, ça ne marche pas comme cela. Ce sont des problèmes qu’on crée ainsi. Ce sont des réalités aujourd’hui au Burkina que si on ne prend pas le courage de régler, on ne fera que reporter et ça va retomber sur nous.

La politique, ce n’est pas du jeu donc. C’est une affaire tellement sérieuse qu’elle ne doit être débattue et menée que par des hommes sensés. Le problème réel du peuple n’est pas débattu, chacun veut juste gouverner, profiter du pouvoir et partir.

En réalité, on ruse avec les questions pour pouvoir gouverner et partir. C’est dommage ! Le terrorisme, c’est parti de ces questions qu’on a refusées d’aborder : les gens ont été aliénés depuis des générations et on en a refusé d’aborder, comme si c’était faux. Aujourd’hui, au Sahel, il y a des noms, quand vous les portez (nous faisons fi de noms cités en illustration, ndlr), à peine vous avez le droit de saluer certaines personnes (considérées comme des nobles). Ce sont des problèmes de castes mal gérés. C’est la mal gouvernance des questions de castes et d’hiérarchie sociale qui nous crée aujourd’hui toute cette insécurité.

On a laissé traiter des gens moins que des bêtes, et on est étonné qu’ils se révoltent. Ce sont ces questions de fond que j’aurais voulu voir dans les programmes et dans les débats de campagne.

Quelqu’un dit qu’il va négocier avec les terroristes, ce n’est pas bête comme idée, c’est très sensé. Un problème de société ne peut pas être réglé avec une bombe atomique. Il y a un fond, allez-y comprendre pour avoir le courage d’y faire face !

Regardez, la simple question de dozos et koglwéogos, on a transformé en opposition Est contre Ouest. Alors que les dozos sont une entité culturelle qui existe depuis avant le XVe siècle et les koglwéogos qui viennent de naître pour combler un vide laissé par l’État. Mais, toute cette barrière qu’on tente d’ériger, il faut travailler à casser cette opposition qui est en train de se dresser ! On ne peut pas créer la cohésion sociale dans ces conditions. De Gaule (Général De Gaule), décrivant la Haute-Volta, a dit que c’est la « terre des hommes ». Ce n’est pas rien. On a des hommes qui se sont battus pour que ce pays-là existe dans son territoire actuel. On a toujours des hommes capables. Quand on ne connaît pas et ne peut pas, il faut simplement l’admettre.

Pensez-vous vraiment qu’il y ait eu fraudes, comme l’a soulevé l’opposition ?

Je n’ai pas été dans des bureaux de vote ou d’autres segments du processus pour contrôler, mais moi j’aurais été candidat que j’aurais refusé d’aller aux élections face à l’adhésion des populations derrière Roch Kaboré à travers ses meetings. On l’a vu gagner sur toute la ligne. Dès les premiers meetings, au regard de la mobilisation autour de lui, je n’aurais même plus gaspillé mon argent. Avez-vous vu ses mobilisations dans les stades et à travers le pays ? Si les gens n’étaient pas satisfaits, ils n’allaient pas participer tant aux meetings.

Le MPP a fait ce qu’il faut pour être réélu, l’opposition ne peut que s’en prendre à elle-même. Bien-sûr que je comprends son agacement face aux irrégularités et je pense même qu’elle n’en a pas fait suffisamment, mais le MPP (Mouvement du peuple pour le progrès, parti au pouvoir, ndlr) a tout fait pour gagner. Ce qui n’est pas bien, c’est lorsqu’on veut nous faire comprendre qu’il y a eu des irrégularités, mais qu’elles ne sont pas de nature à entacher les élections. Non, un vol est un vol, il n’y a pas de petits vols. Celui qui vole un œuf aujourd’hui volera un bœuf. On ne peut pas cautionner des insuffisances dans une élection et les banaliser. Le faire, c’est fragiliser les institutions qui interviennent dans le processus, y compris la justice. Non, une faute est une faute et mérite d’être sanctionnée. On peut le faire en retranchant des points ou des voies à tout parti politique pris dans des cas de fraudes. Il faut le faire pour la pédagogie et éviter d’admettre ce que la loi n’admet pas.

Pour revenir à la réélection de Roch Kaboré, je dirais que la popularité que le MPP a aujourd’hui n’est que la retombée de la coopération de ses dirigeants avec Blaise Compaoré. Si Blaise Compaoré vient aujourd’hui au Burkina et se présente, il passe sans problème. C’est parce que Blaise Compaoré n’est pas revenu, s’il revenait et se présentait, il passait. C’est peut-être la justice avec les affaires Norbert Zongo et Thomas Sankara qui peuvent lui causer quelques soucis, mais le connaissant, il est capable de trouver des stratégies pour dire que ce n’est pas lui. C’est pour dire que le MPP n’aura aucune difficulté à rééditer en 2025, parce que ce peuple n’a pas changé (la prochaine présidentielle est prévue pour 2025, ndlr). Et personne ne croit à la volonté de changer la société.

Mais qu’est-ce qui n’a pas marché pour l’opposition, quand on sait que l’écart entre le président réélu et son poursuivant immédiat est très grand (57, 87% contre 15, 48%) ?

Si j’étais un conseiller d’un de ces hommes politiques, j’aurais suggéré de mieux former leurs militants. Il faut que leurs répondants sur le terrain sachent quel discours il faut adresser aux populations. Roch Kaboré a quelque chose à donner ici et maintenant aux populations (il peut offrir une route, il peut envoyer un de ses ministres pour résoudre un problème que lui posent des populations, etc.). Mais l’opposition, dans ce qu’elle propose, il n’y a rien de concret, ce ne sont que des promesses. Quand Zéphirin Diabré dit qu’il va creuser un canal, ce n’est pas perceptible tout de suite par rapport au candidat Roch Kaboré qui fait des réalisations ici et maintenant.

Le président Roch Kaboré a pris l’engagement de prioriser également la réconciliation nationale. Une entame pertinente de quinquennat, à votre avis ?

C’est un engagement positif. Mais il ne faut pas que ce soit comme en 2001. Si Roch Kaboré veut réussir la réconciliation nationale, qu’il ne la confie pas à un politique ; qu’il la confie à un groupe de sages qui ne tireront pas la couverture de leur côté. Sinon, ce sera une bombe à retardement. C’est une tâche hautement sensible. C’est une question qui intéresse toute la nation. Avant ça, on fait passer le HCRUN (Haut conseil pour la réconciliation et l’unité nationale) pour que tout le monde voit la bonne volonté d’aller à la réconciliation. En tout cas, je lui suggérerais de ne pas confier cette tâche à des politiques, y compris lui-même et son cercle politique. L’organe peut être rattaché à lui, président du Faso, pour permettre de résoudre efficacement et directement les sollicitations pour le fonctionnement qui viendraient à se poser.

Interview réalisée par Oumar L. Ouédraogo
Lefaso.net

Vos commentaires

  • Le 3 décembre 2020 à 16:56, par Diongwalé En réponse à : Mousbila Sankara sur les élections : « Le MPP n’aura aucune difficulté à rééditer en 2025 »

    .
    Vous parlez clair, Mousbila Sankara et je valide votre analyse, sauf celle-ci : "Nous devons prier encore pour qu’il y ait un guide qui va amener ce peuple là où il pourra s’en sortir".
    Je ne vous suis pas du tout sur ce terrain, cette "résolution" est contraire à votre long discours.
    Prier n’est pas la solution ! La prière n’a jamais ouvert les consciences, seulement fait des moutons prêts à suivre leur "guide" !

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  • Le 3 décembre 2020 à 16:56, par HUG En réponse à : Mousbila Sankara sur les élections : « Le MPP n’aura aucune difficulté à rééditer en 2025 »

    Vous avez raison. Quand on a des militants et sympatisans du Mpp dans les ministeres cela devient tres serieux.Meme au temps du cdp on n a jamais de telle pratique tres dangereuses.La loi 081 interdit formellement ces genres de pratique. Mais a qui a profite de telle pratique ?

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    • Le 4 décembre 2020 à 16:49, par Le Vigilent En réponse à : Mousbila Sankara sur les élections : « Le MPP n’aura aucune difficulté à rééditer en 2025 »

      @HUG, est-ce que tu es au sérieux quand tu dis qu’au temps du CDP on n’a pas vu des cellules du parti au pouvoir dans les services. Je ne remonte pas jusqu’au RDA pour dire que la présence de cellules du parti au pouvoir était apparente. Mais je sais que dans le ministère dont je dépendais, ont connaissait des groupes qui se réclamaient du RDA tandis que d’autres groupes se réclamaient du MLN. Les gars du PCRV avaient également leur groupe.
      pour revenir à l’histoire récente, peux-tu nous dire que tu ignorais l’existence des CDR de services ? Après le 25 octobre 1987, le Front Populaire avait ses cellules dans tous les services. Puis vint le CDP avec aussi ses cellules dans tous les ministères. Dans le ministère ou j’étais j’ai vu le SG venir expliquer les raisons de son absence à une réunion de la cellule CDP dudit ministère a un sous-chef de service qui en était le premier responsable. Ce responsable avait son mot à dire sur les nominations des directeurs et chefs de services au niveau central et des directeurs régionaux et provinciaux. Les réunions de la cellule se passaient dans la salle de réunion du ministère.
      Je rappelle cela tout juste pour rétablir la vérité. Je suis moi-même foncièrement contre la présence de cellules de partis dans les services publics.

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  • Le 3 décembre 2020 à 17:53, par mais... En réponse à : Mousbila Sankara sur les élections : « Le MPP n’aura aucune difficulté à rééditer en 2025 »

    Rééditer l’exploit en 2025 par le MPP, c’est fort possible MAIS !
    Il y a un gros mais. Rien ne prouve que le peuple va accepter d’aller jusqu’en 2025 si rien ne change en matière de gabegie, de corruption, de mal gouvernance, etc. Regardez le cas du Mali, être réélu pour un 2ème mandat ne donne aucune assurance de le finir ! A bon entendeur, salut !

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    • Le 4 décembre 2020 à 17:07, par Le Vigilent En réponse à : Mousbila Sankara sur les élections : « Le MPP n’aura aucune difficulté à rééditer en 2025 »

      Mon cher @mais... . Pourquoi tu nous amènes jusqu’au Mali pour donner l’exemple d’un président réélu à une large majorité et qui a été déposé peu de temps après ? Tu oublies que Blaise Compaore a été confronté à une mutinerie en 2011, après sa réélection à une majorité écrasante en décembre 2010 ? Rappelle-toi que, suite à cette mutinerie, Blaise Compaore a dû fuir le palais présidentiel à tel point que certains opposants ont tenté de faire déclarer la vacance du pouvoir mais n’ont pas été suivi dans leur démarche.
      Je vois que, pour toi, les ratées du pouvoir de Blaise Compaore sont des sujets tabous. Ainsi donc, il n’y a que les succès de Blaise Compaore que tu as en mémoire ?

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  • Le 3 décembre 2020 à 20:58, par COB En réponse à : Mousbila Sankara sur les élections : « Le MPP n’aura aucune difficulté à rééditer en 2025 »

    Vous semblez vous en défendre, mais vous traitez les burkinabé de moutons. Vous même êtes aligné derrière Zida. Il incarne quoi ? Il a quelles capacités ? Quelles expériences ?
    Les mêmes raisons qui vous alignent, vous intellectuel, ancien ambassadeur et ancien compagnon de Sankara sont les mêmes que pour les électeurs de RMK.
    ROC n’est pas bon selon vous. Et Zida est le meilleur parmis les 13. C’est pas simple la politique. J’ai voté Rock parce que je n’ai pas trouvé mieux dans la liste.
    Vous êtes comptable de l’état de nos populations "moutons" en tant qu ancien cadre de ce pays.

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  • Le 3 décembre 2020 à 21:37, par Ka En réponse à : Mousbila Sankara sur les élections : « Le MPP n’aura aucune difficulté à rééditer en 2025 »

    Mousbila Sankara bien vu en disant ceux-ci : Pour revenir à la réélection de Roch Kaboré, je dirais que la popularité que le MPP a aujourd’hui n’est que la retombée de la coopération de ses dirigeants avec Blaise Compaoré. Si Blaise Compaoré vient aujourd’hui au Burkina et se présente, il passe sans problème. C’est parce que Blaise Compaoré n’est pas revenu, s’il revenait et se présentait, il passait. C’est peut-être la justice avec les affaires Norbert Zongo et Thomas Sankara qui peuvent lui causer quelques soucis, mais le connaissant, il est capable de trouver des stratégies pour dire que ce n’est pas lui. C’est pour dire que le MPP n’aura aucune difficulté à rééditer en 2025, parce que ce peuple n’a pas changé (la prochaine présidentielle est prévue pour 2025, ndlr). Et personne ne croit à la volonté de changer la société.
    Oui si l’introverti mettait pied au Burkina sans la justice tout sera comment avant. Mais ça n’arrivera pas avec la justice derrière ses fesses. L’article 37 et son esprit ont été bouclé pour toujours, et aucun président n’osera les touché : Mais vous aviez raison de voir dans la même direction que moi en disant que le système a la Poutine sera un long chemin de l’alternance politique du Burkina pour les années à venir.

    Tout d’abord il faut que nous sachions que le succès de Roch Kaboré vient du programme présidentiel élaboré en 2015 par le MPP, comme fut celui du CDP en 1998 qui a couronné la culture politique du Burkina durant plus de 20 ans grâce à un politicien né pour diviser et régner du nom de Salif Diallo. Avant de nous quitter il a laissé ses marques à ses deux héritiers Simon et Roch qui mènent des campagnes électorales exceptionnelles couronnées de succès et qui font oublier des bilans même mitigés. La nouvelle génération en préparation annoncés par les responsables du parti, confirme la longévité légitime du MPP dans les années à venir. Et ce n’est pas cette nouvelle génération qui laissera rentrer au Burkina Blaise Compaoré sans la justice, vu qu’au prochain gouvernement ils y seront.

    Si le peuple primaire s’est tourné vers un président qui lutte comme il peut pour éradiquer le terrorisme laissant sur le carreau ceux qui disent qu’ils discuteront avec, c’est que ce peuple sait que les personnes qui peuvent discutent avec ces punaises, ils savent qui ils sont, et c’est la manifestation la plus évidente du syndrome du pompier pyromane.

    Avec ces élections, on n’a pu comprendre dans les urnes, que l’illettrisme n’est pas signe de n’est rien connaître, tout comme l’instruction n’est pas forcement signe d’intelligence ... il en va de même de la pauvreté et de la richesse. J’ai vu à côté de Boussé des villageois sans aucune instruction lumineux dans leur réflexion, mais ont voté avec intelligence pour celui qui a une culture politique qui va pour le peuple et l’émergence du pays, et non faire venir Blaise Compaoré par un avion privé.

    .C’est comme à l’approche des élection, on n’a vu beaucoup de démissions des poids lourds des partis d’opposition, c’est là qu’on voit qu’au Burkina Faso, c’est connu, personne ne milite dans un parti politique pour une quelconque idéologie. Et d’ailleurs, ils sont très peu qui savent ce que cela veut dire. Leur seule raison de militer, c’est leurs intérêts. Encore une fois camarade Mousbila, merci pour cette analyse pertinente.

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    • Le 4 décembre 2020 à 01:41, par yelmingaan blaan saa hien En réponse à : Mousbila Sankara sur les élections : « Le MPP n’aura aucune difficulté à rééditer en 2025 »

      "Et ce n’est pas cette nouvelle génération qui laissera rentrer au Burkina Blaise Compaoré sans la justice, vu qu’au prochain gouvernement ils y seront."Et l internaute ka se mit subitement a douter de son champion de justice RMCK,au point de lancer un désespéré sos a une hypothtique géneration en comptant sur leur promotion par qui il accuse ! lui qui dans ce FORUM,en était le chantre et le griot laudateur !en tout cas,ton champion a publiquement-n en déplaise aux haineux plus revanchards que les victimes de BC-déclaré que dans le premier semestre après son éventuelle élection d alors,aujourd’hui accomplie,il s attellerait a faire revenir ce dernier,dans des conditions dues a son rang et a moins de refuser la vérité,il est clair qu il veut parler d un "machin amnistie réconciliation grâce présidentielle bidon"pour éviter la prison a son "terrible bienfaiteur" !de la bile !encore de la bile !et pour longtemps pour notre grand ka !courage et bonne chance !

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  • Le 3 décembre 2020 à 23:04, par Passakziri En réponse à : Mousbila Sankara sur les élections : « Le MPP n’aura aucune difficulté à rééditer en 2025 »

    Merci Papa pour cette clairvoyance .
    Vous avez été cohérent dans vos reponses et la jeunesse Burkinabè peut vous prendre comme boussole.
    Ma conviction personnelle que j’ai depuis longtemps et que vous soulignez ici est l’EGOISME des burkinabè qui pose problème. En effet, sans avoir méné une étude la dessus, j’ose affirmer que 90% des instruits burkinabè qui fourmillent autour des partis au pouvoir au Burkina ( du CDP comme du MPP aujourd’hui ) n’ont aucune idée de l’orientation politique de" leur parti" ils s’y retrouvent par pur égoisme et opportunisme. Et comme le m’as-tu -vu influence ceux du village nous en arrivont à ce resultat ou des gouvernants au bilan lourdement négatif sont quasiment plébiscités par pur égoisme par une minorité absolue, pendant qu’une majorité écrasante se résigne , boycottant et enrôlements et la participation active aux élections.

    Passakziri

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  • Le 4 décembre 2020 à 00:50, par Abas En réponse à : Mousbila Sankara sur les élections : « Le MPP n’aura aucune difficulté à rééditer en 2025 »

    Mr Mousbila Sankara je vous respecteet je respecte votre parole. Pour autant, si vous voulez être sincère envers le peuple burkinabè, reconnaissez que c’est un homme comme feu John Jerry Rawlings qu’il lui faut et non pas comme votre ami Zida qui est tout sauf "honnête" et "patriote" en réalité si on s’en tient à du factuel le concernant. Sauf erreur de ma part.
    Il nous faut un bon "Rawlings", un vrai en terme de tempérament, de patriotisme, de valeurs et de vision pour son pays, qui mettra vraiment de l’ordre dans la pagaille actuelle et nettoiera la maison Burkina correctement en revoyant toute cette classe politique avec interdiction stricte de revenir divertir la galerie. Qu’il soit civil ou militaire, peu importe. C’est la personnalité, le tempérament et la volonté qui comptent.
    Il tapera du poing sur la table pour rappeler aux burkinabè qu’ils ne sont pas, ou mieux,devront cesser d’être des moutons bêtement suivistes de partis et/ou de personnes. Rappeler aux burkinabè qu’ils sont et surtout, seront capables désormais d’être des citoyens exemplaires à même de sortir de la corruption, du laxisme, de la paresse et capables de se mobiliser, chacun à son niveau pour redresser le pays.
    Voilà ce qu’il nous faut en Afrique et particulièrement ici au Burkina. Thom sank l’avait compris (c’est le seul) et tentait de le faire mais avec des maladresses parfois. Avec des hauts et des bas, Rawlings l’a réussit au Ghana avant de passer la main ensuite.
    Nous le savons au faso et je dis là ce que beaucoup pensent tout bas mais nous tournons autour du pot avec des discours plus ou moins convenues, regardant le pays s’enliser entre corruption, laxisme, gabegie, paresse et insécurité parce que tout simplement, il n’ y a pas et il n’y aura peut-être jamais de "Rawlings" au Faso vu que tout le monde ou presque, est acheté, muselé ou apeuré. Donc, on s’amuse avec le pays au nom de la "démocratie à l’occidentale" avec parfois beaucoup de mollesse qui ne nous sied pas en Afrique et c’est de notre faute à nous tous. Petits ou grands, au pouvoir ou pas, nous tous comptables du devenir de notre pays. C’est mon avis.

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  • Le 4 décembre 2020 à 03:29, par Sidpawalemde Sebgo En réponse à : Mousbila Sankara sur les élections : « Le MPP n’aura aucune difficulté à rééditer en 2025 »

    Le défaitisme ; le pessimisme : A bas !
    Le mythe du leader éclairé : A bas !

    D’habitude, je prends plaisir à lire l’ambassadeur, mais là, il a plus laissé parler son amertume des résultats de son candidat que son esprit éclairé. Sinon il sait mieux que quiconque la différence.

    Non, nous n’avons pas forcément besoin d’un autre Thomas Sankara pour avancer. Ce genre de héro est rare, mais nous devons vivre et nous développer avec des leaders moins charismatiques et plus "ordinaires". Sinon, à force de chercher un nouveau Sankara nous risquons d’attendre sans rien faire ou pire, d’inviter un tyran despotique à s’installer à la tête du pays.

    Non, le Burkina ne va pas plus mal parce que Roch est ré-élu et que Zida a fait moins de 2% ! Au contraire l’optimisme est de rigueur quand on compare la situation à celle de 2013. Beaucoup de choses on changé en mieux :

    * Un candidat peut se présenter alors qu’il est à l’étranger et mal vu du pouvoir, mais qu’on respecte les lois.

    * Roch pouvait perdre cette élection, c’était impossible avec Blaise Compaoré.

    * Roch Kaboré ne sera plus candidat en 2025, il y aura forcément alternance. "L’autre" voulait rester malgré 27 ans de "Tazartché".

    * A part les faits de terrorisme, personne n’a été kidnappé, torturé, tué ces cinq années du fait du président ou de son entourage, ni personne emprisonné sans décision d’un juge. Pas de méchoui humain, pas de journaliste brûlé, pas de juge assassiné, pas d’opposant embastillé.

    * On peut se permettre de traiter le président de "diesel", de "papou" et autres termes encore plus grossiers, sans crainte de finir "fait" sans qu’il n’y ait rien. Mousbila Sankara peut dire ce qu’il veut dans la presse sans crainte. Celui qui veut se plaindre doit passer par un juge. Des gens réclament même à haute voix le retour des "faiseurs" et qu’on passe l’éponge sur leurs "erreurs", entendez par là les parents des gens tués ! Et ils disent qu’il n’y a pas de liberté !!!

    * Le président du Faso a déposé une gerbe de fleurs sur le mausolée Thomas Sankara et rendu hommage au visionnaire trop tôt disparu et à ses camarades d’infortune. Qui l’aurait rêvé en 2012 ?

    * Les 12 candidats qui ont ""osé lorgner" le fauteuil présidentiel sont vivants, libres, en bonne santé et peuvent encore se présenter en 2025, y compris Yacouba Isaac Zida s’il règle ses problèmes "d’atterrissage".

    Si vous ne voyez pas de différence ou si vous trouvez que c’est pire qu’il y a 7 ans, alors nous ne vivons pas dans le même pays. Il reste des chantier, c’est vrai : Gouvernance vertueuse, corruption, clientélisme, incivisme...

    Même Thomas Sankara (paix à son âme) n’a pas réglé TOUS les problèmes du pays pendant son règne. Et des choses pas très catholiques ont été faites sous sa présidence, souvent même en son nom.

    Roch Kaboré ne prétend pas être Sankara, ni avoir fait mieux. Il dit qu’il a fait de son mieux, qu’il peut mieux faire d’ici 2025 et 57% des Burkinabè sont d’accord avec lui. Kouma ma ban ???

    P.S. : Non, monsieur, le MPP ne pourra pas "facilement" ré-éditer son "exploit" de 2020 en 2025. Parce qu’en 2025, ils n’auront pas forcément un homme de consensus comme ce qu’est Roch Kaboré en 2020 ! Et peut être que l’opposition ne lui facilitera pas autant la tâche que cette année ?

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  • Le 4 décembre 2020 à 07:19, par caca En réponse à : Mousbila Sankara sur les élections : « Le MPP n’aura aucune difficulté à rééditer en 2025 »

    Il neige à Paris, mais non ce n’est vrai ; la neige ne tombe pas à Paris n’importe comment, c’est plutôt dans les hautes montagnes françaises que la neige tombe en cette période de l’année. C’est un avis personnel, mais avec le dérèglement climatique, il peut même neiger dans le sahel burkinabé. Ah là, je ne te comprends plus, veux-tu réellement parler des choses sensées ? bien sûr la politique est un question du genre financier et du pouvoir. C’est un peuple mouton de panurge qui aime suivre l’homme au pouvoir. Ah oui ! Sur ce point là Mousbila a raison de dire que le MPP rééditera en 2025 avec les bisbilles du trésor politique.
    Mon cher Mousbila vous n’êtes pas prophète comme Osée en Israël et peut-être vous avec raison à présent de dire cette vérité aujourd’hui. Surtout quand on sait que le MPP a volé les élections avec l’aide des observateurs internationaux. Cependant, Mousbila oublie les crises u CDP et de l’UPC pendant cette campagne. Si au CDP l’avenir de 2025 peut se préparer avec objectivité, par ailleurs, à l’UPC le nuage plane toujours. J’aurais aimé mon CDP au pouvoir dès cette année, mais nous sommes démocrates et prenons notre mal en patience. Quand au vieux Ka qui n’a que la haine et la vengeance dans son cœur contre une personne, mourra dans ces déceptions sans voir le président Blaise Compaoré en prison. Si la justice burkinabé se résumait à la volonté du Vieux Ka, on peut dire Blaise Compaoré tu vas croupir en prison. Heureusement, même les Rock qui pensaient le faire veulent maintenant travailler à son retour comme un ancien chef d’état avec les éloges. La mort de NB et TS a déjà été expliqué sur la place publique et ce n’est pas les juges qui étions des enfants au moments des faits qui pourront dire la vérité sur les événements du 15 octobre 1987 ou dans le cas du non lieu de Norbert Zongo.

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  • Le 4 décembre 2020 à 08:53, par Bachelier2020 Soucieux En réponse à : Mousbila Sankara sur les élections : « Le MPP n’aura aucune difficulté à rééditer en 2025 »

    Bonjour Chers Parents,je Suis Dechu : Je Suis Un Bachelier Que N’a Pas Eté Orienté.Or Nous Avons Fait 12 Choix De Fillière À La Préinscription Sur Campusfaso.En Côte D’ivoire Où Je Suis,on Nous Traite De Burkinabè(je Suis Burkinabè).Voulant Aller Poursuivre Mes Etudes Dans Mon Pays,il Ne Veulent Pas Nous Orienté.
    Aidez-nous Chers Parents.

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    • Le 4 décembre 2020 à 11:55, par Passakziri En réponse à : Mousbila Sankara sur les élections : « Le MPP n’aura aucune difficulté à rééditer en 2025 »

      Bahelier 2020 soucieux ,
      Bien que le Sujet soit un autre ici, je vous repondrai malgré tout.
      Si vous êtes vraiment un Aspirant aux études , le Niveau et la manière avec laquelle vous écrivez ici sont inquiètants .À moins que vous n’ayez fait l’école en chinois ou en japonais. Je ne le dis pas pour vous faire mal, ou vous complexer mais pour vous demander de vous appliquer davantage et ne rien laisser au hasard, parce qu’on ne veut plus voir d’étudiants nous deshonorer devant un visiteur comme il en était devant le président Macron.
      En plus, si dans une demande que vous adressez beaucoup de fautes y figurent, vous aurez de fortes chances que celui qui est censé la lire ne garde pas une bonne impréssion de vous. La conséquence logique serait claire.
      Merci d’avance.

      Passakziri

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  • Le 4 décembre 2020 à 09:49, par Kaboret En réponse à : Mousbila Sankara sur les élections : « Le MPP n’aura aucune difficulté à rééditer en 2025 »

    Félicitations à l’Ambassadeur SAnkara Mousbila.
    Ce texte devrait être étudié et analysé en cours d’histoire et d’éducation civique.
    Je crois même que l’éducation civique n’est plus étudiee.
    On ne forme plus nos élèves

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  • Le 4 décembre 2020 à 16:10, par jeunedame seret En réponse à : Mousbila Sankara sur les élections : « Le MPP n’aura aucune difficulté à rééditer en 2025 »

    D’accord avec toi KABORET. Notre morale éducative est tronquée. Et l,école a besoin de ces idées. Mais je félicite pleinement ce papa Mousbila pour cette clairvoyance. Vraiment la négligence n’est pas un bon caractère de vie. Cette élection a vraiment publié toutes les bassesses du peuple dit burkinabè. Ce sont des hommes sans confiance en soi ; ce des hommes qui n’ont aucun courage, ni bravoure face au danger ; ce sont des hommes sans énergie morale ni fermeté. Et c’est dans leur extrême passivité qu,ils considèrent les petits vols et dégâts comme du rien ; oubliant que qui vole un oeuf volera un boeuf, comme dit ce papa SANKARA. Des hommes dits intègres qui passent leur temps à flotter hésiter devant le repas politique et afficher bassesses et lâcheté ne méritent même pas un gouvernement démocratique ni aucune assistance en cas de malheur. Si les élus avaient un peu honte et avaient aussi l’esprit d’estime de soi, d’honnêteté un peu, ils auraient réclamé des sanctions contre eux-mêmes juste pour nous éduquer un peu. MAIS malheureusement, nous avons ce Caractère vil et méprisable, dépourvu de dignité et enclin à la mesquinerie. Et notre seul talent ce sont les excuses sans aucun principe de morale éducative. Où allons-nous avec cette petitesse ?? Qui doit nous sauver de toute ignominie ? Qui serons-nous ? M’mayééé !

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  • Le 5 décembre 2020 à 07:27, par HUG En réponse à : Mousbila Sankara sur les élections : « Le MPP n’aura aucune difficulté à rééditer en 2025 »

    internaute vigilent je m attendais à de telle réaction. Je suis sérieux c est pour dire que nous n avons pas fait l insurrection populaire pour rester dans les mêmes tares. Ou est le slogan le plus rien ne sera comme avant ? je saigne quand des fonctionnaires sensés être neutre se retrouve à vociferer pour le pouvoir en place juste pour des postes ou autre intérêt personnel. Notre insurrection populaire n à pas totalement atteint les résultats escomptés

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