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Elections 2020 au Burkina : « L’intérêt égoïste a pris le dessus sur l’intérêt général », regrette Me Ambroise Farama

Accueil > Actualités > DOSSIERS > Élections 2020 • LEFASO.NET • dimanche 29 novembre 2020 à 17h30min
Elections 2020 au Burkina : « L’intérêt égoïste a pris le dessus sur l’intérêt général », regrette Me Ambroise Farama

Au lendemain de la publication des résultats provisoires du scrutin du 22 novembre 2020, l’heure est au bilan dans des états-majors de candidats et d’organisation politiques. C’est le cas avec l’Organisation des peuples africains -Burkina Faso (OPA-BF) qui a organisé, le samedi, 28 novembre 2020 à Ouagadougou, une conférence de presse pour donner sa lecture du déroulement du processus électoral.

En allant à ce double scrutin, avec son candidat, Me Ambroise Farama pour la présidentielle, et quinze listes pour les législatives, l’Organisation des peuples africains -Burkina Faso (OPA-BF) s’attendait à mieux que les scores provisoires qui lui ont été ‘’servis’’, à savoir 0,90% des voies pour la présidentielle et zéro siège pour l’Assemblée nationale.

« Au regard des dits résultats, l’OPA BF ne se satisfait pas de ces résultats parce qu’en-deçà des attentes qu’elle s’était fixées. L’ambition de l’OPA-BF était d’offrir au peuple burkinabè, la chance de voir mettre en œuvre un Programme de gouvernement de rupture, de renaissance, de nouvel espoir et d’engagement sur la voie d’un développement endogène, équilibré, équitable et durable. Gouverner pour nous, c’est servir le Peuple et non se servir de lui. Si l’OPA-BF avait pu faire son entrée à l’hémicycle, ses députés auraient œuvré à faire de notre Assemblée nationale une institution représentative de la diversité de notre Peuple, qui vote des lois conformes à notre culture, à notre niveau de développement et aux aspirations de la majorité de notre peuple dans sa lutte contre l’impunité, qui se sente coresponsable de l’applicabilité et de l’application des lois, qui soit moins pléthorique et moins budgétivore », a laissé entendre la direction politique nationale du parti.

Pour elle, les urnes ont donc parlé. « Les électeurs semblent avoir dans leur majorité absolue décidé de reconduire la gouvernance dont ils ont été témoins, pour les cinq années à venir. Les changements tant attendus et espérés n’ont pas eu lieu. Je constate une persistance de la mentalité de suprématie des dirigeants et des partis, l’absence de programme visionnaire, l’absence de prise en compte réelle de l’intérêt général, le clientélisme et l’achat des voix électorales. Quant aux populations, je suis au regret de constater qu’elles ont été formées pendant des décennies à rechercher et à se contenter de profit immédiat même dérisoire, à la tête du client. L’intérêt égoïste voire égocentrique a pris le dessus sur l’intérêt général. Toutes choses qui ont transformé le jeu démocratique en ‘’deal’’ pour les uns et les autres », scrutent les responsables de l’OPA-BF.

Le candidat Ambroise Farama à l’épreuve de la présidentielle 2020

Appel à la démission de la CENI

Le parti est ensuite revenu sur les défaillances de la Commission électorale nationale indépendante (CENI), qu’il a, à souhait, énumérées à titre d’illustration. « Face à ces manquements graves qui constituent un recul de l’organisation des élections et portent un préjudice à tous, de notre point de vue, ces manquements devraient être décriés par l’ensemble des acteurs politiques.

Il se trouve que la majorité présidentielle semble vouloir se mettre sous la défensive et de facto vouloir défendre la CENI qui en son âme et conscience devrait en tirer toutes les conséquences de droit. Cette posture nous amène à nous interroger et à penser que ce dysfonctionnement semble avoir profité au camp présidentiel et c’est sans doute cela qui a conduit l’opposition signataire de l’accord politique à condamner le processus électoral et les résultats qui en sont issus », analyse Me Ambroise Farama.

Pour l’OPA-BF, la CENI doit rendre le tablier. « Au regard de la grande défaillance de la CENI, qui semble avoir du mal à reconnaître les imperfections dans l’organisation des élections, nous leur demandons, en toute responsabilité, de démissionner pour qu’une nouvelle équipe crédible puisse être installée afin de préparer, sans suspicions aucune, les élections municipales », ont lancé les responsables du parti.

O.L
Lefaso.net

Vos commentaires

  • Le 29 novembre 2020 à 22:02, par Révolutionna En réponse à : Elections 2020 au Burkina : « L’intérêt égoïste a pris le dessus sur l’intérêt général », regrette Me Ambroise Farama

    Tu comprends maintenant pourquoi l autre est dans la mouvance. En tout cas il à repris ses 5 places.

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  • Le 29 novembre 2020 à 22:10, par Sidpawalemde Sebgo En réponse à : Elections 2020 au Burkina : « L’intérêt égoïste a pris le dessus sur l’intérêt général », regrette Me Ambroise Farama

    Ah ces chers maîtres... Est-ce la déformation professionnelle ou a-t-il déjà pris le pli de l’opposition "locale" qui est de pratiquer le trumpisme depuis le début de la campagne ?

    Mais il faut quand même que quelqu’un lui rappelle les définitions de l’égoïsme et de l’intérêt général.

    L’égoïsme, c’est de s’être depuis des années opposé à l’unité des sankaristes, et d’avoir balkanisé ce mouvement en une demi-douzaine de partis et mouvements faibles et antagonistes.
    L’égoïsme, c’est de croire que la seule "célébrité" conférée par la défense d’affaires médiatiques suffit pour se faire couronner président ou même faire de l’ombre aux politiciens de métier implantés depuis dix à trente ans.
    L’égoïsme, c’est de laisser les parti sankaristes, pour la plupart ralliés à la majorité, pour se joindre à la droite et aux "Blaisistes" et reprendre leur rhétorique de fraudes virtuelles.

    L’intérêt général, c’est de na pas précipiter le pays déjà éprouvé par le terrorisme dans une crise post électorale inventée de toutes pièces pour justifier un échec cuisant.
    L’intérêt général, c’est de chercher l’adhésion des populations dont vous prétendez faire le bonheur, et non les traiter de "moutons" incapables de voir vos grandes qualités de rois-nègres.
    L’intérêt général, c’est d’être la composante d’une grande équipe qui gagne, et non la tête d’un parti-boite-de-sardine qui perd et récrimine sans cesse.

    N.B. : Ces définitions peuvent ne pas être celles du dictionnaire.

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  • Le 30 novembre 2020 à 02:22, par Le Patriote "Le vrai" En réponse à : Elections 2020 au Burkina : « L’intérêt égoïste a pris le dessus sur l’intérêt général », regrette Me Ambroise Farama

    L’OPA tête de rat ne peut donner une leçon de probité à qui que ce soit. Plus égoïste et individualiste que ces dirigeants de OPA, tu meurs. Maintenant vous l’apprenez à votre dépens et dites-vous que même dans vingt ans ce parti ne sera rien au Burkina Faso. Il vaut mieux pour vous de repartir à la case départ de groupement si vous tenez vraiment à un destin national, autrement notre site historique Loropéni ne pourra rien pour vous. Vous vous êtes marginalisés vous-même à moindre frais. L’orgueil est un mauvais compagnon en plus qu’il obstrue le cerveau l’empêchant de voir une vue plus large de la société, et tous ceux l’ont adopté comme mode de vie l’ont appris à leur dépens. Tous ceux qui se sont essayés ont été littéralement anéantis à jamais.

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  • Le 30 novembre 2020 à 07:11, par caca En réponse à : Elections 2020 au Burkina : « L’intérêt égoïste a pris le dessus sur l’intérêt général », regrette Me Ambroise Farama

    Quand les insurgés à la sauvette défient les vrais patriotes ça donne que ça. Quand Ouagadougou devient le cerveau des savants aveugles ça donne que ça dans les villages. Mais, il fallait les laisser participer sinon le narcissisme personnel voudrait parler dans la conscience collective comme une réalité dogmatique. Pourtant le sankarisme dans toute sa beauté ne vaut que l’ombre d’elle même. Le panafricanisme est un retour du refoulé dans la haine raciale occidentale. Sinon le villageois africain ne rêve que les retombés de la ville. Faire une campagne politique dans nos villages et sans apporté le panier de cola et ni le dolo de la danse, c’est se faire rejeter clairement avant même le jour du vote.
    Quand on fait la politique on devrait connaitre forcément la culture de son peuple. Les idées d’import n’a aucun effet dans la marmite mijote dans le centre du village. Le mieux pour vous c’est la continuité du combat pour voir la justice pour le massacre du Yirgou bientôt deux ans. Bon courage maitre !

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  • Le 30 novembre 2020 à 08:46, par Séraphin Pierre En réponse à : Elections 2020 au Burkina : « L’intérêt égoïste a pris le dessus sur l’intérêt général », regrette Me Ambroise Farama

    Tu as parfaitement raison. « L’intérêt égoïste a pris le dessus sur l’intérêt général. »

    Le peuple du Burkina a montré son vrai visage : corrupteurs et corrompus, vol et pillage jusqu’à aller payer des cartes d’électeurs, gabegie, etc.

    Mais, Maître, ne vous découragez pas. Le moment viendra et je ne crois pas que ça durera car, seulement 1.600.000 personnes ont voté le Président. Il reste plus de 10.000.000 de Burkinabè et quand ils vont dire non aux maux qui minent le développement du Faso, vous aurez de la place.

    Qui vivra verra !

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