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Présidentielle 2020 au Burkina Faso : Le cas ubuesque du candidat ZIDA

Accueil > Actualités > Opinions • Une tribune de Kwesi Debrsèoyir Christophe DABIRE • dimanche 8 novembre 2020 à 23h50min
Présidentielle 2020 au Burkina Faso : Le cas ubuesque du candidat ZIDA

Il était une fois, un officier burkinabè nommé Yacouba Isaac ZIDA… Ainsi commencent toujours les histoires merveilleuses à conter. Le constat est toutefois que, jusqu’à maintenant, ZIDA est le seul candidat à la présidentielle sur lequel on ne raconte que des histoires, farfelues, alors même qu’il est reconnu candidat présidentiable comme les douze autres en lisse.

Du point de vue des ennemis de ZIDA, quelque chose ne tourne donc pas rond : celui que l’on nous présente comme l’homme politique le plus corrompu et infréquentable depuis la Transition est très officiellement autorisé par la CENI à concourir au poste très honorable de Président du Faso, à côté de douze autres candidats censés plus intègres, politiquement « propres » et irréprochables, dont le président actuel en personne. Un voleur corrompu et criminel admis dans cercle privilégié des vertueux intègres pour être président du Faso : quel scandale !

Mais c’est un faux scandale en réalité, pour nous et pour n’importe quelle intelligence ; car ZIDA officiellement admis comme candidat présidentiable veut dire qu’il n’est justement pas le voleur criminel corrompu qu’on a servi aux esprits étriqués et pseudo-vertueux à la Trump jusqu’à maintenant ! sauf si l’on pense que la CENI qui a reconnu en ZIDA un possible futur président en autorisant sa candidature est une instance corrompue et hors-la-loi en faveur d’un hors-la-loi, d’une part ; ou sauf si, d’autre part, on se convainc que cette même CENI ne sert qu’à collecter 25 millions CFA de n’importe quel citoyen sans aucune considération de la loi constitutionnelle et de l’éthique politique !

Alors, pourquoi des « autorités » disent-elles arrêter ZIDA s’il regagnait son pays ? Et de quel droit l’arrêter si une instance légale comme la CENI ne lui reproche aucune illégalité criminelle mais lui permet au contraire de pouvoir s’installer un jour, de nouveau, à Kossyam ? N’y aurait-il pas deux lois, deux juridictions opposées au Burkina Faso, dont l’une autorise et légitime, pendant que l’autre arrête et emprisonne : tout comme il y avait dans ce pays deux armées, dont l’une est régulière et l’autre ( RSP) en dehors et au-dessus de la loi ?

Toujours est-il que « les autorités burkinabè » ont forgé un double discours et une double posture concernant Yacouba Isaac ZIDA qu’elles enferment dans une situation ubuesque ; un discours qui brille par son flou, ses incohérences et son manque de courage peu digne d’une vraie autorité, navigant sournoisement entre l’officiel et l’officieux, comme si nous n’étions pas dans un Etat de liberté :
Officieusement, en effet, il est dit qu’on va « arrêter » ZIDA s’il revient au Burkina ; mais officiellement, il est dit « libre » de regagner son pays, comme n’importe quel exilé, comme si tous les exilés burkinabè voulaient, comme ZIDA, revenir d’eux-mêmes au Faso : ZIDA n’est pas François ou Blaise COMPAORE, il n’est pas Fatou DIENDERE, pas Assimi KOUANDA… De grâce, il y a exilé et exilé, ne les confondons pas si vite ; on connaît les vrais fuyards, ceux qui ne sonneront jamais à la porte du Faso pour y revenir, encore moins pour être président(e)…

De même, officieusement, ZIDA reste un militaire déserteur qui devra rendre des compte à la loi militaire, mais très officiellement pourtant, par un décret présidentiel du 17 janvier 2016, il est radié des forces armées burkinabè à compter du 26 février 2016 : autrement dit, « les autorités » burkinabè sont dans l’attente, si ZIDA revient au Burkina, de poursuivre un citoyen démilitarisé devant un tribunal militaire, comme si le décret présidentiel était nul…

Mais c’est aussi précisément parce qu’il n’est plus militaire que M. ZIDA a pu être autorisé à se présenter à la présidentielle, puisque la loi l’aurait interdit à un militaire ! Très curieusement, dans un pays où personne ne veut plus de militaire dans la politique, la loi militaire est donc plus que jamais au pouvoir, elle a tout pouvoir d’arrêter et poursuivre même un citoyen devenu un présidentiable civil, au nom de la légalité militaire !...

Une loi militaire qui harcèle un civil, sortant donc de son domaine ou ordre de validité pour demander des comptes à des citoyens civils, mais permettant à des généraux nettement plus criminels de conserver leurs galons et treillis : cela est une rémanence, les tristes restes et héritage de la logique RSP et de l’omnipotence de ce corps armé dissous ; cela n’est pas digne d’un Etat de liberté. Les militaires ne sont plus au pouvoir au Burkina Faso, mais la loi militaire l’est bel et bien, le droit commun et public est soumis et subordonné à cette loi en treillis : voilà pourquoi un ZIDA peut à la fois être candidat présidentiable civil, mais arrêté et poursuivi comme militaire, un militaire qu’il n’est officiellement plus !...

La justice ? oui, mais à condition qu’elle soit juste ! Nous ne voyons l’ombre d’aucune justice dans le semblant de fermeté des « autorités burkinabè » contre ZIDA : quand on n’a pas l’habitude d’être ferme et rigoureux, on ne peut qu’être fermé et rugueux en s’y essayant, en s’y risquant. La fermeté n’est pas la fermeture entêtée à la Trump ; être ferme n’est pas être fermé et borné…

La vraie Justice a un visage reconnaissable, un discours unique, pas un double discours tordu et biaisé, illisible ; car un double discours n’est jamais juste, il ne peut pas être droit s’il est biaisé : le même ZIDA ne peut pas être à la fois militaire et civil, présidentiable comme l’actuel président du faso mais criminel et corrompu, anti-RSP mais au service du RSP même dissous, sankariste et voleur corrompu, soldat d’élite du RSP voué et habitué hier à des missions périlleuses et aujourd’hui sans courage et « peureux » quand il s’agit de revenir au Faso. Le ZIDA qu’on nous sert depuis la révolution de 2014 est un individu littéralement monstrueux, une créature anormale, jamais rencontrée dans le paysage politique burkinabè : comment pourrait-on être juste envers un monstre ?

Quatre faits sont pourtant têtus, concernant ZIDA, et interdisent de parler de son arrestation : 1/ Le Canada n’a jamais donné suite à la demande des juges d’instruction burkinabè qui souhaitaient s’y rendre pour entendre l’ex-président et premier ministre ZIDA. 2/ L’audit de la Transition ne l’a jamais personnellement mis en cause, encore moins accusé de malversations (la cabale des parcelles a bien fini par faire pschitt). Et combien de politiciens ne continuent-ils pas d’utiliser aujourd’hui comme hier leurs statuts pour faire des affaires en famille, pour octroyer des marchés à des proches ? 3/ Les recours et plaintes contre sa candidature à la présidentielle qui voulaient singer la démarche juridique d’un brillant petit frère contre les candidatures CDP en 2015 ont été déboutés et rejetés. 4/ Et donc l’autorisation et la légalité même de la candidature de ZIDA à la présidentielle du 22 novembre 2020

Pourquoi l’arrêter alors ? Et si une arrestation de ZIDA était juste et justifiée, pourquoi en faire un discours officieux, double et sournois, immédiatement démenti, dans un Etat de droit ? On ne peut pas à la fois menacer d’arrestation un citoyen qui veut retourner dans son pays pour le servir, et raconter au monde entier qu’il est « libre » de revenir : de quelle liberté parle-t-on quand on est menacé ? Les « autorités burkinabè » ont tout le droit d’entendre un citoyen, mais quand, dans un Etat libre et pas totalitaire, on veut entendre un individu, on l’invite par une convocation à se présenter pour affaire le concernant, on ne le menace pas d’arrestation ! On ne prononce pas de sentence, on n’applique pas de verdict avant de juger un citoyen même le plus terroriste ! Le réflexe totalitaire inséminé et incrusté dans notre pays pendant de longues années de dictature n’a donc pas disparu…

Les guillemets qui entourent ici « les autorités » entendent dénoncer l’anonymat de telles autorités : qui sont ces « autorités » qui disent vouloir « arrêter » le maintenant présidentiable ZIDA à l’aéroport de Ouagadougou ? Le président du Faso ? Des procureurs militaires ou civils ? QUI sont-elles, et QUE sont-elles ? Une autorité ne se cache pas pour menacer en aparté et en coulisses, comme des puissances divines chthoniennes terrifiantes tapis dans l’ombre, comme une épée de Damoclès éternellement et inutilement suspendue au-dessus de la tête de quelqu’un qu’on dit « fuyard » et « déserteur », donc suspendue dans le vide ! Alors qu’il y a des terroristes à arrêter et enfermer. Alors qu’il y a des voleurs gras et corrompus qu’on libère…
Que ces mêmes « autorités » daignent alors aussi expliquer aux Burkinabè et à la nation aujourd’hui (car c’est une affaire nationale , et pas un conflit personnel entre ZIDA et quelque quidam autoritaire ou en mal d’autorité ) pourquoi elles… autorisent celui-là même qu’elles disent « arrêter » et jeter en prison à être candidat pour occuper le poste suprême de président du Faso !

Une chose nous console et conforte : la fabrication gratuite d’ennemis n’a jamais prospéré en politique, n’a jamais réussi à couvrir et masquer les errements d’une politique petite, dans notre pays comme ailleurs. Les exemples sont nombreux et proches : la défaite encore fumante du président américain (quelque part plus africain qu’il n’a pensé et dit de l’Afrique, dans sa façon de contester l’incontestable, et d’inventer l’introuvable pour conserver le pouvoir !) ; en RDC, Kabila avait tout fait et inventé pour empêcher Katumbi Chapwe de rentrer à Kinshasa pour se présenter aux élections présidentielles : ce dernier vient d’y faire son retour, accueilli comme un président par une population en liesse dès sa descente d’avion ; l’histoire politique ivoirienne de ces dix dernières années est édifiante :
Gbagbo avait fabriqué une victime et un ennemi nommé Alassane Ouattara, on sait comment cela s’est terminé pour lui ; aujourd’hui c’est Ouattara lui-même qui se fabrique à son tour des ennemis parmi ses anciens alliés mais, en réalité, ne fait que réhabiliter politiquement et rendre plus célèbres encore ceux d’entre eux qui, selon lui Ouattara, n’avaient leur place qu’en prison…

Malheur donc à ceux qui se fabriquent des ennemis gratuits et des victimes en politique ! Et malheur aux justiciers injustes ! Aux procureurs des ténèbres, qu’ils soient en cravate, en faso dan fani ou en treillis, malheur ! Cela ne veut pas dire que des politiciens seront assassinés ou emprisonnés un jour ; cela veut dire que même en trente années de pouvoir personne ne se souviendra de leur action, car insignifiante.

Récemment encore, au bord de l’océan indien, à Mbezi Beach, à Dar es Salam, au pays de Nyerere en plein élections, je me présente à un jeune pêcheur curieux de savoir d’où je viens : le Burkina Faso, il ne peut le situer ; Blaise Compaoré, il ne connaît pas ; mais Thomas Sankara, « oh yes, this one », celui-là oui, il connaît… Pour éviter l’anonymat, il ne suffit pas de gouverner 5, 10 ou 30 ans ; 3 mois ou 2 ans de pouvoir peuvent suffire à conjurer la petitesse politique et faire autorité. Malheur et honte aux Trump africains…

On a passé 4 ans à gaver l’opinion avec la « fuite » prétendue de ZIDA, alors qu’on l’a poliment escorté à l’aéroport pour partir ; aujourd’hui il dit rentrer au pays et se présenter de lui-même au tribunal militaire, mais on brandit des menaces d’arrestation et de prison : c’est qu’on ne veut pas qu’il revienne dans son pays, et surtout pas pour être de nouveau président. On le menace parce qu’on a peur de son retour. Voilà la réalité…

Il y a cinq ans personne ne pariait sur le retour de ZIDA au Burkina, et encore moins sur son retour à la politique ; tout le monde disait que sa carrière politique était définitivement condamnée, finie et close. Mais aujourd’hui, ZIDA est un candidat présidentiable comme les autres, avec une bonne partie de la population et surtout des jeunes qui soutiennent sa candidature : c’est cela qui fait peur.

Ceux qui ont passé cinq ans à l’insulter et vilipender ont évidemment peur qu’il revienne les gouverner, ils ont peur de devoir raser les murs s’il redevenait président, ils ont peur d’avoir honte, et d’avoir à s’excuser, peur de représailles, même si lui-même ne parle que de paix ; ils ont peur qu’il se venge d’une certaine manière en revenant aux affaires. Mais leurs peurs et menaces ne font qu’accroître sa côte et sa popularité, car le peuple lui, s’il ne s’y connaît pas en Droit et Justice, voit le juste : il ne reviendra donc pas, c’est sûr, comme volontaire de défense de la patrie (VDP), mi-soldat mi-civil, pour montrer qu’il est patriote, non, il reviendra comme président du Faso…

Kwesi Debrsèoyir Christophe DABIRE

Vos commentaires

  • Le 8 novembre 2020 à 23:45, par Diongwale En réponse à : Le cas ubuesque du candidat ZIDA

    .
    Je commençais à me demander si vous étiez encore en vie tant vous étiez devenu silencieux. Mais vous voilà au moment le plus importun pour soutenir celui qui en a le plus besoin, parce que son parti n’a pas les moyens de fanfaronner comme les trois guignols qui sont en tête de prétendus sondages, comme celui de l’Institut de recherche et de sondage Apidon [IRSOA] réalisé en octobre et qui fait frémir tant il voudrait nous faire croire que si on ne veut plus de Roch [ce ventre mou, favori selon le sondage], et qu’on ne veut pas d’un retour du CDP au pouvoir [N’oublions jamais leur 27 années de gabegie], il ne faudrait surtout pas s’aventurer à voter ici ou là par conviction ou pour se faire plaisir, en supposant qu’un deuxième tour est incontournable, parce que, toujours selon ce sondage d’octobre, un deuxième tour opposerait le candidat sortant , du MPP, et celui, sorti du CDP.. Une lecture "intelligence " de ce sondage conduirait donc à penser que seul un vote utilise est possible, celui vers le candidat de l’UPC, un ultralibéral qui ne rêve que de Fmi et de Banque mondiale, et pas de se battre pour que la dette du pays soit annulée !
    Vous tombez à pic, Dabiré, pour ouvrir les yeux et redonner espoir, mais j’ai peur, peur de tous ces jeunes qui vont de meetings en meetings chercher un billet, et voteront pour n’importe qui sauf pour, peut-être, celui qui pourrait reprendre son poste là où il l’avait laissé à la fin de la Transition. Où sont les insurgés ?
    Et puis il y a tous les nostalgiques d’avant, et qui "croient" qu’un retour du CDP réglerait "par enchantement" les problèmes de sécurité. Quelle erreur.
    Merci pour cet élan clair. JZD

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    • Le 9 novembre 2020 à 14:16, par SOME En réponse à : Le cas ubuesque du candidat ZIDA

      Merci mon frere ! Ton intervention montre l’inconsequence de la pratique politique, fille du manque de conscience politique et de la desintegration morale dans ce pays. Quand on n’a plus la vision d’un bien etre collectif, mais chacun pour son ventre ou son ego, voila là ou on se retrouve. Ce pays est foutu et le malheur est qu’on croyait que la jeunesse prendrait ses responsabilites, mais helas je n’en ai pas l’impression.
      Tu comprends qu’un retour d’un zida remobiliserait et redonnerait une certaine conscience a cette jeunesse. Donc creerait des problemes a tous ces gens qui sont la pour rien ne change
      SOME

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  • Le 9 novembre 2020 à 01:45, par Nabiiga En réponse à : Le cas ubuesque du candidat ZIDA

    Article si enrichissant, éclairant et éloquent que je ne peux pas m’en passer de partager avec toi ce que je qualifie de malhonnête et un effort pour endormir l’opinion publique : Les voici
     :
    Tu dis et je te cite in extenso :

    1-Mais c’est un faux scandale en réalité, pour nous et pour n’importe quelle intelligence ; car ZIDA officiellement admis comme candidat présidentiable veut dire qu’il n’est justement pas le voleur criminel corrompu qu’on a servi aux esprits étriqués et pseudo-vertueux à la Trump jusqu’à maintenant ! sauf si l’on pense que la CENI qui a reconnu en ZIDA un possible futur président en autorisant sa candidature est une instance corrompue et hors-la-loi en faveur d’un hors-la-loi, d’une part ; ou sauf si, d’autre part, on se convainc que cette même CENI ne sert qu’à collecter 25 millions CFA de n’importe quel citoyen sans aucune considération de la loi constitutionnelle et de l’éthique politique !

    Tu sembles confondre délibérément le rôle de la Ceni et celui de la justice. Ça n’appartient pas à la Ceni de déterminer qui est coupable et qui ne l’est pas. Le rôle de la Ceni est limité à déterminer si la personne est Burkinabè et est capable d’acquitter son droit de présentation et qu’il est libre de ses mouvements. Le fait que la Ceni l’a admis ne le dédouane pas de ce dont le gouvernement l’accuse, et même accusé, il bénéficie de la présomption d’innocence jusqu’à la preuve du contraire. D’ici là, la Ceni ne peut pas le condamner en lui zappant son droit constitutionnel de se présenter sans que cela ne soit une atteinte à ses droits républicains. Du coup, la Céni n’a pas la compétence.

    Non, justement, parce que la CENI n’est pas une branche de la justice chargée d’arrêter des citoyens et donc n’a pas la compétence dont tu parles. Tu confonds les rôles entre la justice et la Ceni. Si Zida a été accusé, jugé et condamné à une peine de réclusion criminelle à la MACO, et ses représentants se présentaient à la Ceni pour acquitter son droit afin de l’inscrire, la Céni ne retiendrait pas sa candidature justement parce qu’il n’est pas libre de ses mouvements ; incarcéré.

    Zida est recherché par la justice de notre pays. Les autorités ne répètent que ce que la justice retient : accusé, je dis bien accusé, à tort ou à raison des malversations financières et des prévarications ahurissantes lors de son passage au sommet de notre pays. Ainsi accusé, la justice l’arrêtera pour le juger dès le moment où il met pieds au pays. Ça tombe carrément dans la compétence de la justice et n’a rien à faire avec la Céni. La justice arrête et juge toute personne qu’elle accuse de toute infraction. On n’arrête pas parce que c’est Zida, on arrête parce qu’un prénommé Zida a commis des délits et en tant que tout justiciable, il faut le juger. Avant cela la Céni n’a pas la compétence de lui barrer la route rien que parce qu’il est accusé, point du tout.

    Ici, tu brilles en sémantique. Le gouvernement burkinabè n’a jamais promulgué une loi interdisant les ressortissants de rentrer au pays. Le pays nous appartient à nous tous. Zida et toute autre personne exilé à l’étranger est libre, en effet, de rentrer mais si l’on est recherché par la justice comme Zida l’est, la justice prendra ses responsabilités vis-à-vis Zida si jamais il mettait pied au pays. Zida n’est pas différent de ceux que tu mentionnes. Zida est fuyard comme eux tous et la règle applique également à eux tous. Ils sont libres de rentrer mais la justice les attend de pied ferme pour les interpeller afin qu’ils répondent de ce dont elle les accuse.

    4-‘Quatre faits sont pourtant têtus, concernant ZIDA, et interdisent de parler de son arrestation : 1/ Le Canada n’a jamais donné suite à la demande des juges d’instruction burkinabè qui souhaitaient s’y rendre pour entendre l’ex-président et premier ministre ZIDA. 2/ L’audit de la Transition ne l’a jamais personnellement mis en cause, encore moins accusé de malversations (la cabale des parcelles a bien fini par faire pschitt). Et combien de politiciens ne continuent-ils pas d’utiliser aujourd’hui comme hier leurs statuts pour faire des affaires en famille, pour octroyer des marchés à des proches ? 3/ Les recours et plaintes contre sa candidature à la présidentielle qui voulaient singer la démarche juridique d’un brillant petit frère contre les candidatures CDP en 2015 ont été déboutés et rejetés. 4/ Et donc l’autorisation et la légalité même de la candidature de ZIDA à la présidentielle du 22 novembre 2020’

    Et pourtant, les quatre faits cités ne sont si têtus que tu le crois. Le Canada est un pays de droit. Le fait qu’il n’a pas donné suite à la demande ne pourra jamais vouloir dire qu’il le dédouane de ce dont l’accuse le gouvernement Burkinabè. C’est tout simplement une politique de non-ingérence du gouvernement canadien dans les affaires intérieur d’un pays souverain comme le Burkinabè. De même, tu ne peux pas camper sur ce mutisme apparent pour déduire quoi que ce soit à moins que le gouvernement canadien t’ait donné spécifiquement la raison pour laquelle il n’a pas donné suite à la demande. Ce n’est pas qu’une supposition et ne peut être présentée comme un argument juridique en faveur de l’innocence de Zida. En ce qui concerne sa gestion de la chose publique, si, en effet, Zida a été mis en cause, raison pour laquelle la justice le recherche à moins que tu ne sois pas au Burkina. Le premier point de chute de Zida à son arrivée au pays sera devant la justice avant la Céni. Je peine à voir où se trouve la contradiction et le message sournois auxquels tu te réfères. Encore une fois, Zida est libre comme tout Burkinabè de regagner le pays mais, la justice l’arrêtera pour répondre de ce dont elle l’accuse. Point !!!

    Effectivement, Zida a été rayé de l’armée burkinabè par un décret du Président du Faso en sa capacité de chef suprème des armées pour avoir déserté. Ça c’est la première punition de désertuion, la deuxième punition revient à l’armée car désertion n’est pas limitée au renvoie de la personne mais la punition pour avoir déserté qui est sous la compétence de l’armée cette fois-ci. Zida doit répondre devant la justice de sa gestion de la chose publique et deuxièmement, devant la cour martiale de l’armée pour avoir déserté en tant que officier supérieur.

    La réalité est qu’au moment du départ de Zida de Ouaga, rien n’a été retenu contre lui. Les audits ont été faits après son départ et les appels incessant de rentrer qui sont tombés sur des sourds oreilles, d’où la ‘fuite’ et l’accusation de prévarication à son endroit. Il a été escorté à l’aéroport est indéniable mais il n’était l’accusé qu’il est aujourd’hui dans les yeux des autorités. Autorité se définit comme la collectivité du pouvoir étatique et quiconque qui détient un bout de ce pouvoir comme la justice par exemple, peut se référer comme l’autorité

    6-‘Ceux qui ont passé cinq ans à l’insulter et vilipender ont évidemment peur qu’il revienne les gouverner, ils ont peur de devoir raser les murs s’il redevenait président, ils ont peur d’avoir honte, et d’avoir à s’excuser, peur de représailles, même si lui-même ne parle que de paix ; ils ont peur qu’il se venge d’une certaine manière en revenant aux affaires. Mais leurs peurs et menaces ne font qu’accroître sa côte et sa popularité, car le peuple lui, s’il ne s’y connaît pas en Droit et Justice, voit le juste : il ne reviendra donc pas, c’est sûr, comme volontaire de défense de la patrie (VDP), mi-soldat mi-civil, pour montrer qu’il est patriote, non, il reviendra comme président du Faso’

    Si tu crois ainsi, pourquoi Zida ne rentre-t-il pas pour répondre des délits dont il est accusé, prouve son innocence, bat campagne, gagne les élections. Je te vois là parler des deux côtés de la bouche. D’un côté, tu défends inlassablement Zida, chose qui est ton droit, et de l’autre côté de ta bouche tu essaies maladroitement de le dédouaner de tout, sans pourtant l’appeler ou l’inviter à rentrer au pays car, ‘il n’y a rien’. Montre-nous quand même de ton sérieux.

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    • Le 10 novembre 2020 à 12:30, par CDKD En réponse à : Le cas ubuesque du candidat ZIDA

      Des remarques ramassées, courtes 1/ Je n’ai pas écrit un article sur le rôle des institutions et de la Ceni au Burkina Faso. Un exemple amusant de Spinoza, destiné à critiquer le langage, (le mot verbal ou écrit), me suffira pour répondre et calmer tous ceux qui, à votre suite, ergotent ici sur mon usage supposé inapproprié de la ceni et de son rôle : si quelqu’un d’intelligent, dit Spinoza, c’est-à-dire quelqu’un qui réfléchit et pense (au passage, si je vous disais que vous êtes idiot, sans vous connaître, juste parce que je ne suis pas d’accord avec vous, comme vous me traitez de malhonnête, je ne crois pas que cela vous aurait plu !), si quelqu’un donc d’intelligent entend dire par un autre qu’une maison a survolé une poule, il comprendra immédiatement ce que cet autre a voulu dire , même s’il ne l’a pas bien dit : c’est évidemment la poule qui survole la maison, pas l’inverse...
      Il n’y a donc pas lieu d’ergoter sur le rôle de la Ceni, mais si on est intelligent (dans le mot intellectuel il y a intelligence, la capacité de compréhension, et de compréhension même de ce qui est mal dit, voire pas dit du tout)... D’autres ici, je lis, l’ont compris et sont passés à autre chose, c’est-à-dire à l’essentiel...
      2/ Je ne confonds nullement les institutions, et ne demande pas à la ceni de condamner ZIDA, car elle n’est pas une instance judiciaire, son rôle n’est pas de rendre justice. Vous le dites, mais vous ne savez même pas pourquoi il en est ainsi, que la Ceni ou le Conseil Constitutionnel, n’ont rien à voir avec la Justice ! Pour aller très vite, ce qui m’intéresse en écrivant ce papier, dans le cas de ZIDA, ce n’est pas la justice ; elle vous intéresse, vous comme "les autorités burkinabè", pas moi : ce qui m’intéresse, et qui est plus fondamental, c’est ce que, quand on parle de justice, la justice doit éviter et s’interdire pour être dite juste : l’arbitraire, c’est-à-dire le contraire de la liberté. Je ne développerai pas ce point ici et maintenant, je reviendrai prochainement encore sur le cas ZIDA, pour aller plus loin dans ce sens...
      3/ Enfin, quand vous dites, ou plutôt perroquettez, que ZIDA est libre de revenir comme tout Burkinabè dans son pays : a) veuillez préciser qu’il s’agit de tout burkinabè libre, qui n’est pas menacé, qui n’est sous le coup d’aucune menace ! b) en répétant cela, vous ne faites que reprendre la ritournelle des "autorités burkinabè", et vous tenez donc un discours politique (peut-être êtes-vous de ces floues "autorités" ?) : ce n’est donc pas moi qui m’efforce d’endormir les Burkinabè comme vous le dites, en reprenant cette potion mille fois servie par les "autorités burkinabè", vous attestez que je n’ai nul besoin de vous endormir encore, car vous comme beaucoup d’autres êtes déjà endormis par elles. réveillez-vous, et réfléchissez ! Au nom de la liberté, pas d’abord de la justice (si j’ai promis d’y revenir prochainement, ce n’est pas particulièrement pour vous )...
      CDKD

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    • Le 15 novembre 2020 à 18:49, par DINA_fière_burkinabe En réponse à : Le cas ubuesque du candidat ZIDA

      BONJOUR Nabiiga et Tagrou,
      Merci pour ton analyse. Tu as dit ce que je pense exactement.
      Merci

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  • Le 9 novembre 2020 à 02:19, par Testeur En réponse à : Le cas ubuesque du candidat ZIDA

    C’est bon comme stratégie. Tester le peuple à travers les réactions sur ce forum.
    Flatter le bien. Il s’est bien ce qu’il a fait au peuple. Ce que nous voulons c’est la justice, rien que la justice, son sort serait pire que DIENDERE. On se rappelle son premier chantier en tant que 1er ministre.

    Répondre à ce message

    • Le 9 novembre 2020 à 11:09, par lili En réponse à : Le cas ubuesque du candidat ZIDA

      Peut etre tu pourrais dire aux membres de ce forum ce que Zida a fait. Tu ne penses pas que c est facile de dire "ce qu il a fait au peuple" sans en citer un seul fait notoire qui merite que le sort de Diendere - qui depuis Octobre 87 a mene au mouroir et soutenu le crime organise du BF - soit plus enviable que ce que tu lui reserves.
      Foi d un intello inculte !

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    • Le 9 novembre 2020 à 15:03, par SOME En réponse à : Le cas ubuesque du candidat ZIDA

      C’est tres facile de venir faire des accusations evasives ! Si ce qu’on reproche a zida devait etre appliqué a tous les burkinabe, et surtout a nos elites, on sait bien qui serait le premier coupable. C’est ppurquoi ils en veulent a zida.on connait la chanson : calomniez calomniez il en restera toujours quelque chose. On s’attaque a zida sans rien donner de substanciel. Donnez nous vos accusations. Si avec les argumentations de M Dabire il y en a qui n’ont meme pas encore ouvert les yeux.. Bon nous savons il y a ceux de mauvaise foi ceux de la pourriture morale qui ne peuvent pas comprendre que des gens ne soient pas comme eux !
      SOME

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  • Le 9 novembre 2020 à 05:03, par Tagrou En réponse à : Le cas ubuesque du candidat ZIDA

    Tiens, c’est encore Monsieur Dabiré !
    Bienvenue à cet intellectuel ou pseudo intellectuel qui s’est plu à utiliser son temps, pour nous servir tant de gribouillis et d’incohérences dont lui seul a l’inspiration.
    Et nous voici désormais devant deux cas ubuesques. Celui de Zida, tel que qualifié par le Sieur Dabiré et le cas dans lequel lui lui-même se retrouve, en voulant expliquer des choses et des situations qu’il ne maîtrise pas, si ce n’est qu’il le fait expressément, pour animer la galerie.
    Car quoi de plus ubuesque que de faire des amalgames entres les missions dévolues à la CENI et celles relevant de la Justice ainsi que de l’Autorité Supérieure du Contrôle d’Etat ?
    Quoi de plus ubuesque encore, que de se mêler les pinceaux en voulant peindre un tableau dont on ne maîtrise ni la nature, ni les dimensions, encore moins les différentes couleurs qui doivent être prises en compte ?
    Ubuesque et pathétique me semble être enfin le cas de ces "militants" du parti créé par Zida, parmi lesquels des anciens ministres, des enseignants de renom et des responsables d’osc qui, sachant que leur champion ne voudra (et non ne pourra) pas rentrer au Burkina pour être physiquement présent pendant la campagne, sont allés néanmoins l’investir à Bobo.
    Heureusement que le ridicule ne tue plus au Faso.

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    • Le 9 novembre 2020 à 10:06, par Molo En réponse à : Le cas ubuesque du candidat ZIDA

      Tagrou, quand je vois la façon même dont tu t’exprimes, il est clair que tu es de loin plus intellectuel que M Dabiré. Bravo à toi, c’est le genre de vrais intellectuels comme toi qu’on veut . Mais au fait, je croyais que Zida avait été investi à Ouagadougou et pas à bobo, non ? Le ridicule tue en effet, vérité d’un vrai intellectuel. Bravo encore Tagrou

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  • Le 9 novembre 2020 à 07:05, par Lamda En réponse à : Le cas ubuesque du candidat ZIDA

    Mon type, ne confondez pas les institutions de la République. La CENI n’a pas pour role d’aller fouiner dans les dossiers de justice. La loi édicte des documents a fournir ; et son rôle s’arrête là……

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  • Le 9 novembre 2020 à 08:58, par Yoda En réponse à : Présidentielle 2020 au Burkina Faso : Le cas ubuesque du candidat ZIDA

    Une analyse pertinente , le MPP est conscient de son échec face a ZIDA . Donc tous les moyens sont bon pour l’empêcher de revenir au pays .
    Au faite , ce n’est pas la personne qui est recherché mais plutôt sa personnalité politique .

    Une chose est sûr , ZIDA sera président quelques soit les vents et marées .

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  • Le 9 novembre 2020 à 09:00, par Papa En réponse à : Présidentielle 2020 au Burkina Faso : Le cas ubuesque du candidat ZIDA

    On menace Zida parcequ’on à peur de son retour , c’est ça la réalité .
    Merci Mr.Dabiré, vous avez tout décortiqué et de manière limpide et intelligente n’en déplaisent aux esprits étriqués et revanchards . Celui qui naïvement crache en l’air recevra une goûte en retour sur sa poitrine. Tous ces notables revanchards et jusqu’au-boutistes qui gravitent autour du présidents ROCH ne lui rendent pas service en réalité .

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  • Le 9 novembre 2020 à 09:15, par El Raz En réponse à : Le cas ubuesque du candidat ZIDA

    Bonjour Mr Dabiré
    Trop orienté votre écrit et surtout trop d’amalgames pour ne servir que la cause partisane que vous défendez.
    Je n’en relèverai qu’un seul pour lequel je suis surpris que ce site ai laissé passé en publiant cet écrit : le rôle de la CENI.
    Si je ne me trompe pas, la CENI vérifie la conformité des dossiers qu’elle transmet ensuite à la Cour Constitutionnelle pour validation des candidatures. S’il y a des comptes à demander sur le fonds des candidats, c’est donc à la cette cour qu’il faut s’adresser.
    La CENI a déjà fort à faire pour convaincre le citoyen lambda de son impartialité dans la conduite du processus électoral pour que les " intellectuels " en rajoutent dans la semence de la confusion. Pour le reste, je laisse chaque lecteur se faire son idée même si certains maux ont été indexés à juste titre.
    Bonne journée.

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  • Le 9 novembre 2020 à 10:28, par SOME En réponse à : Présidentielle 2020 au Burkina Faso : Le cas ubuesque du candidat ZIDA

    Oui mon frère, Debrsèoyir, tu dis des vérités toute crues que tous on connait. Si ceux qui « gouvernent » ce pays pouvaient comprendre le sens de ton nom !!! « …« les autorités burkinabè » ont forgé un double discours et une double posture concernant Yacouba Isaac ZIDA » : tout ce que tu dis, on le savait tous et on les voyait venir avec leurs gros sabots. Et ils n’ont pas manqué a l’arrivée : trop prévisibles. Car ils ne gouvernent rien !

    « ...les autorités » burkinabè sont dans l’attente, si ZIDA revient au Burkina, de poursuivre un citoyen démilitarisé devant un tribunal militaire, comme si le décret présidentiel était nul…  » on n’est pas a une contradiction près de leur part. Ce n’est pas l’objectivité qui est leur première vertu. Voila la façon dont nous on conçoit le politique : l’absence d’idées et des Idées.
    « Qui sont ces « autorités » qui disent vouloir « arrêter » le maintenant présidentiable ZIDA à l’aéroport de Ouagadougou ? Le président du Faso ? Des procureurs militaires ou civils ? QUI sont-elles, et QUE sont-elles ? »

    Tu touches là au vrai fond du problème de la gouvernance dans ce pays depuis l’insurrection. Sur ce forum je me suis fait le critique de ce gouvernement, justement a cause de ce point fondamental de non gouvernance qui relève d’une gouvernance par procuration et par hijacking.

    Oui il existe bel et bien « …des puissances divines (sic, c’est moi qui souligne) chthoniennes terrifiantes tapis dans l’ombre, comme une épée de Damoclès éternellement et inutilement suspendue au-dessus de la tête de quelqu’un qu’on dit « fuyard » et « déserteur  », car eux-mêmes ont une épée de Damoclès suspendue au dessus des leurs. Comment ont-ils pu faire tant de reculades !!! L’emprisonnement du Colonel Barry en dit long. L’affectation d’un Ouattara dans le nord en dit d’autres, etc.

    Vouloir que ces « autorités » viennent expliquer aux burkinabe, etc. mais enfin ! Tu rêves ou quoi ? ils n’ont même pas eu le courage d’expliquer aux populations ce qui se passe dans ce pays où tous les jours des paisibles citoyens paysans faisant leur marche, dormant tranquillement ou allant a leur champs sont assassinés par des « individus armés non identifiés », ces extraterrestres qui surgissent de nulle part depuis 2015 et comme s’il n’y a aucune police, ni gendarmerie, encore moins un service de renseignements dans ce pays. « Alors qu’il y a des terroristes à arrêter et enfermer. Alors qu’il y a des voleurs gras et corrompus qu’on libère…  »

    En lieu et place qu’avons nous : les simples soldats « sans bras longs » qui sont envoyés au front sans aucun moyen pour combattre, encore moins sans aucun encadrement de sa hiérarchie, qui elle se pavane dans les bureaux et V8 climatises a Ouagadougou auprès de leurs femmes, maitresses et multiples « bureaux ».

    Ces pauvres soldats qui nourrissent un vrai sentiment patriotique et d’humanisme pour défendre les populations en vrais soldats, eux là qui ne perçoivent que quelques milliers de francs, n’ont même pas les munitions pour combattre et se font égorger comme de poulets. Alors qu‘il y a les moyens pour le ministre de la défense de l’époque pour construire un château à 300 millions ! Ces mêmes gouvernants viendront décorer ces pauvres malheureux soldats, pleurer hypocritement comme des veaux et laisser des familles entières dans le dénuement total a défaut d’avoir leurs maris, frères, papas, amis, frères d’armes, etc. a leur cote et en vie.

    Tu vois ces « autorités » ne pourront jamais rien expliquer car ils n’ont pas les couilles, en vrais garçons de le faire comme Zida. Comprends alors leur haine contre Zida. Dès le départ choisir "la voie diplomatique" présageait déjà de la suite comme soumission à ces forces tchoniennes disséminées au sein meme des « autorités ». Pourquoi un Comboigo avait fui dans un premier pour revenir narguer les gens dans les rues, etc. ?

    J’ai toujours dit qu’il faut sortir du Burkina pour apprécier thomas Sankara à sa juste valeur. Tout comme toi, j’étais dans un colloque en Écosse et me présentant à un autre participant qui venait d’Irlande comme venant du Burkina Faso , il était plus que heureux, vraiment ravi de rencontrer enfin quelqu’un du « pays de Thomas Sankara » (sic ! il n’a pas dit Burkina Faso, mais le pays de thomas Sankara !). Il n’en revenait pas qu’il y avait encore dans ce monde des êtres humains comme thomas Sankara. Nous avons passé des heures à discuter de ce que fut la révolution de Thomas Sankara.
    Tout comme toi j’étais encore dans un colloque international dans un pays de l’Afrique de l’est-océan indien. Apres ma présentation, un groupe de jeunes intellectuels m’ont invité toute la soirée pour parler de Thomas Sankara. Ils n’en croyaient pas a leurs yeux de rencontrer quelqu’un qui a vu Thomas Sankara de ses yeux. Excusez du peu ! Simplement vu !

    Oui certains sont tombes dans l’anonymat avant même d’avoir commencé et même après 100 ans de pouvoir ! L’Histoire en regorge. Oui comme je l’ai toujours défendu ici, que ca plaise ou non a quelques revanchards, peureux ou je ne sais quoi encore, oui Zida reviendra dans ce pays qu’il a sauvé en risquant sa vie, Zida qu’eux ils devraient imiter au lieu de chercher à l’éliminer, et « il reviendra comme président du Faso… »
    SOME

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  • Le 9 novembre 2020 à 11:04, par Lom-Lom En réponse à : Présidentielle 2020 au Burkina Faso : Le cas ubuesque du candidat ZIDA

    Encore ces pseudo-intellectuels qui croient berner la.masse des ignares du Faso ! Pourquoi, de façon malhonnête, tu confond lamentablement les institutions comme la CENI, la Justice Burkinabè, l’Armée Burkinabe...? Faites simplement : allez chercher votre ZIDA et installez-le à Kossyam. Vous êtes tout sauf honnêtes et vous ignorez que les Burkinabe ont appris dans la douleur et dans le sang. Bon courage !

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  • Le 9 novembre 2020 à 14:30, par Boly M. En réponse à : Présidentielle 2020 au Burkina Faso : Le cas ubuesque du candidat ZIDA

    Tout le plaisir est pour moi de retrouver Kwesi D. C. Dabiré...
    Dans sa quête de justice à la Nation, Zida s’est retrouvé ennemi des 2 grands partis : le CDP (pour avoir cautionné le blocage de son candidat en 2015 et la destabilisation de son aile armée, le RSP) et le MPP qui, après avoir bien profité de ces 2 actions, a maintenant peur de la popularité du "récalcitrant" ZIDA...
    Ce qui fait mal cependant, c’est le silence de la population sur l’injustice qui se prépare contre un homme qui a risqué sa vie pour sauver les institutions de son pays !

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  • Le 9 novembre 2020 à 16:09, par Ka En réponse à : Présidentielle 2020 au Burkina Faso : Le cas ubuesque du candidat ZIDA

    Merci Christophe car tu dis tout haut ce que d’autres disent tout bas. Quand la candidature de I. Zida était annoncée, je disais dans ce forum que, s’il est radié de l’armée, il est comme tout Burkinabé qui peut prétendre au fauteuil présidentiel. Et voyant son nom retenu par le C.C, cela confirme que Zida est radié totalement de l’armée, et le laisse la liberté de se présenter à l’élection présidentielle. Ce qui est sûr, le MPS en l’investissant comme candidat, il savait ce qu’il fait. Ce faisant, le BPN du MPS oublie deux choses en ce qui concernant cette candidature retenue, ’’ou c’est un piège pour attirer le gibier a la MACO, ou c’est vraiment pour tester le poids de leur gibier.’’ Ce qui est certain, le MPS ne jouant pas la chaise vide a cette élection, Il a voulu testé un pouvoir qui a joué l’autruche avec son peuple concernant un Zida qui a dit a la jeunesse Burkinabé ’’’Que Rien ne Sera plus Comme Avant.’’’ Christophe, comme nous dit un dicton, ‘’quand tu craches en l’air, ne se doute pas d’avoir le crachat en pleine figure.’’ Si le calcul du MPS se concrétise dans le bon sens, les gouvernants ou la justice de notre pays recevront leurs crachats en pleine figure le 22 Novembre prochain dans la soirée. Christophe c’est dommage que les habitants de la capitale du bas Rhin en Alsace n’auront pas le bonheur de gouter les délices du plus beau marché de Noël du monde comme nous l’avons eu dans les années heureuses. Cette année la Covid-19 gâche tout. Heureux de te lire Christophe.

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  • Le 9 novembre 2020 à 19:06, par Time Will Tell En réponse à : Présidentielle 2020 au Burkina Faso : Le cas ubuesque du candidat ZIDA

    C’est exactement ça le problème de tous les défenseurs de Zida. ils vont jusqu’à confondre tout ! la CENI n’est pas une juridiction. Si les document de Zida sont complets la CENI valide. il revient au conseil constitutionnel d’acter. elle l’a fait. Cela veut dire que jusque là rien n’est reproché à ZIDA. tout ce qui anime Zida c’est la peur et l’opportunisme :
    voilà quelqu’un qui était à Bobo pour organiser l’anniversaire de l’armée, il revient à Ouaga prendre le pouvoir après notre insurrection.
    la validation de sa candidature prouve l’effectivité de la séparation du pouvoir. Mais pourquoi il ne rentre pas au pays battre la campagne ? la providence n’est pas multiple. Le gouvernement peut bien proclamer qu’il va l’arrêter, mais le gouvernement n’est pas la justice.

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  • Le 10 novembre 2020 à 11:31, par kiemad En réponse à : Présidentielle 2020 au Burkina Faso : Le cas ubuesque du candidat ZIDA

    Qui va arrêter ZIDA ? C’est le rendre encore plus populaire. C’est faire sa campagne à sa place. Ce qui est sûr c’est mon heros. Il est plus propre que les sois disant qui veulent l’arrêter. Il y a des gens qu’on doit arrêter et qu’on a jamais arrêteé
    . Mais moi j’accuse ZIDA de se comporter en ¨Eli face à Jézabel¨. Eli après avoir terrasser les 450 prophètes de Baal fuit maintenant Jézabel. Un heros reste heros même face à l’adversité. Si on l’arrête à sa descente d’avion on saura si on l’aime ou pas. Le fait de dire que les autorités veulent arrêter ZIDA est un faut problème. NOUS EN TOUT CAS DEPUIS QUE LA COUR CONSTITUTIONNELLE A VALIDE SA CANDIDATURE je sais qu’il n’ya pas de PROBLEMES sinon LOADA aurait parlé.

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  • Le 11 novembre 2020 à 08:28, par Covd En réponse à : Présidentielle 2020 au Burkina Faso : Le cas ubuesque du candidat ZIDA

    Le grand mérite de Monsieur Kwesi D C DABIRE est toujours d’intervenir pour que les situations et les mentalités changent. C’est ce qu’on appelle un intellectuel au sens noble du terme. Pour ma part je ne vois pas pourquoi s’étendre sur le rôle de la ceni. Si la ceni n’est pas l’instance supérieure de validation, elle valide quand même à son niveau les dossiers des candidats. ce n’est pas tout à fait faux de dire que la ceni autorise les candidats à se présenter ou non, puisqu’elle en recalé selon les critères fixés. Bref, Zida est bien autorisé à se présenter à l’élection, c’est le plus important. En tout cas le Conseil Constitutionnel n’a pas dit qu’il ne pouvait pas être candidat parce qu’il aurait des comptes à rendre à la justice

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  • Le 11 novembre 2020 à 14:35, par Bigbalè En réponse à : Présidentielle 2020 au Burkina Faso : Le cas ubuesque du candidat ZIDA

    Le coup a foiré car Loada et sa bande ont espéré que le Conseil Constitutionnel allait invalidé la candidature de Zida pour qu’ils aient du grain à moudre. Et voilà patatraaa ! Le dossier est malheureusement accepté et ils se retrouvent "nus" en public, contraint d’entamer la campagne électorale dans la désorientation totale et le désordre, en prenant meme le risque d’affirmer lors de leurs rencontres avec les potentiels électeurs que Zida est route pour le Burkina, comme s’il fallait 100 jours de voyage entre le Canada et le Burkina. En tous cas, Loada et sa bande vivent cette campagne comme un calvaire interminable et voudraient même que l’on l’écourte parce qu’ils sont invisibles et inaudibles. Ce qu’ils oublient, c’est que meme en politique, il ya un minimum de respect pour l’intelligence des autres qu’il faut avoir et avoir un minimum de respect pour soi-même ! en attendant, on verra ce que leur candidat de Zida, dit très populaire, va engranger comme voix au soir du 22 Novembre et c’est pour très bientôt !

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